Critiques de films

1408 (2007)

1408Genre : Epouvante hôtelière

Verdict : Un John Cusack très convaincant et un film bien mené. Probablement l’une des meilleures adaptations de Stephen King depuis Misery. Dommage que la fin soit un peu boiteuse.
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Pichte : John Cusack est un écrivain cynique qui fait rien qu’à dire que les fantômes ça existe pas. Il est intrigué par la chambre 1408 du Dolphin Hotel dans laquelle les gens n’arrêtent pas de mourir depuis cent ans. Samuel L. Jackson, le gérant, lui déconseille d’y aller : « Ca fait trop peur n’y allez pas oh mon Dieu ! ». « Même pas peur » répond John Cusack. L’écrivain s’aventure donc dans la chambre qui s’avèrera être très méchante et lui jettera plein de meubles à la figure et lui rappelera des mauvais souvenirs jusqu’à ce qu’il en pleure.

Ma (très) discutable opinion : Cela faisait longtemps. Longtemps que nous n’avions pas eu une (très) bonne adaptation de Stephen King, longtemps que nous n’avions pas eu un film censé faire un peu flipper sans entasser trop d’images de synthèses, d’hectolitres de sang ou de cliché comme faire brusquement surgir un chat d’un placard. Et longtemps que nous n’avions pas vu John Cusack dans un rôle qui tient la route. Mieux vaut tard que jamais, nous voici ici avec une sorte d’excellent épisode de la quatrième dimension. Old school rules. Comme l’a déclaré le réalisateur Mikael Håfström sa volonté était de faire une sorte de version longue de la célèbre scène de la chambre 237 de Shining. Force est de constater qu’il a plutôt réussi son pari.

1408

Les écrivains ont la vie dure dans les romans et nouvelles de Stephen King, ce n’est pas nouveau. Quand ils ne dérivent pas vers la folie, corrompus par des esprits ou en proie à leurs propres démons (Secret Window, Shining, The Dark Half), ils se font déboiter les chevilles par des aficionados cinglés (Misery) ou attaquer par des extraterrestres (The Tommyknockers) et des vampires (Salem’s Lot). 1408, qui est l’adaptation d’une de ses nouvelles, reste dans cette lignée et met en scène John Cusack dans un rôle d’écrivain cynique qui lui va à merveille. Le choix de Cusack est peut-être l’élément clef dans la réussite de ce film car pratiquement tout repose ici sur ses épaules. La descente progressive qu’il fera dans la folie distillée par cette chambre maléfique est communicative et parfaitement saisie par l’acteur. Je pense que Cusack n’a pas été aussi bon depuis High Fidelity.

1408

La réalisation reste relativement modérée dans ses effets (si l’on tient compte de ce que sont devenus les films de flippe de ces dix dernières années), même si je me serais bien passé de certaines exagérations dans la seconde moitié du film. Nous avons là un film qui sait bâtir un suspense, utilise correctement son personnage principal et s’appuie sur des ressorts plus psychologiques que visuels. Sachant être émouvant dans le traitement des différents échecs et drame de sa vie de l’écrivain, malsain et flippant dans le comportement de la chambre vis à vis de sa victime et n’oubliant pas d’instiller un peu de légèreté dans son début avec le savoureux dialogue entre Cusack et Jackson, 1408 est un intéressant tour de montagnes russes dans une ambiance de huis-clos.

Discussion

3 commentaires pour “1408 (2007)”

  1. 1408 c’est pas une marque de chocolat noir ?

    Ok je sors.

    Posted by Robson | octobre 8, 2007, 23:27
  2. [...] 1408 [...]

    Posted by Movie News #4 | Jefferson's Blog | octobre 22, 2007, 23:23
  3. [...] aux manettes est un point rassurant. Peut-être une nouvelle adaptation réussie du King après 1408 ? Excitomètre [...]

    Posted by Nouveau trailer pour 'Mist' | Jefferson's Blog | novembre 2, 2007, 23:25

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