Genre : Yippee-ki-yay-movie
Verdict : Un baroud d’honneur plutôt sympathique et efficace pour ce qu’on espère toutefois être la dernière aventure de John McLane.

Pichte : Lorsque des hackers top-models, mené par un ancien informaticien de la NSA, décident de pirater le monde (les Etats-Unis donc), seul John McLane est dans le coin pour les en empêcher. Aidé par son nouvel ami, hacker lui aussi, il va se retrouver confronté à toutes les méchancetés que lui feront les méchants hackers : feux rouges qui passent au vert, feux verts qui passent au rouge, etc. Devant tant de technologie il choisira d’utiliser les bonnes vieilles méthodes traditionnelles : jeter des voitures sur les hélicoptères, faire des cascades, donner des coups de tête et sortir des vannes.
Ma (très) discutable opinion : Il faut être honnête, j’avais très envie de retrouver John McLane. Le premier Die Hard reste pour moi un film charnière qui m’avait fait véritablement prendre conscience de ce que pouvait apporter une réalisation intelligente et précise à une histoire, aussi simple soit-elle (John McTiernan, je t’aime). Le montage de certaines scènes de ce film restent aujourd’hui des références étudiées à juste titre dans certaines écoles de cinéma. Servi par une séquelle de moins bonne qualité, mais tout de même réussie, et un troisième opus superbe dans lequel McTiernan montait de nouveau la barre très haut, McLane était devenu à juste titre l’icône du cinéma d’action des années 90. A-t-il pour autant ce qu’il faut pour tenir la route dans les années 00 ?

Jouer sur le décalage d’un John McLane blasé, usé, fidèle au bon vieux lui-même, dans un univers dont les règles le font passer pour une pièce de musée est la meilleure idée du script de l’inconnu Mark Bomback. « You’re a Timex in a digital age » comme se plait à lui balancer le boss des bad guys qu’incarne un excellent Timothy Olyphant parfaitement choisi pour ce personnage. McLane qui, dans sa voiture de patrouille, au début du film marque une pause avant de répondre à l’appel radio par un « McLane » que l’on entend comme un « What now ? » désabusé, McLane qui met un peu plus de temps qu’avant à se relever quand il vient de sauter d’une voiture en marche ou de survivre à une explosion de C4, les détails de ce genre sont nombreux. McLane est toujours le même, mais juste un peu plus vieux.

Le reste du script est un sérieux bordel au milieu d’une menace technologique qui ne prend jamais vraiment et perd en crédibilité au fur et à mesure que le film progresse, malgré le charisme de Timothy Olyphant. Seuls comptent les moments de bravoure de McLane (dont la surenchère va jusqu’à l’embarquer dans une course-poursuite assez déjantée entre un semi-remorque et un F-35), l’interprétation de Willis qui fait toujours autant corps avec ce personnage et la reliation plutôt sympathique avec son sidekick interprété par Justin Long. Si le film n’est pas trop mal réalisé, les effets sont paradoxalement plutôt veillots (très mauvaise utilisation de la synthèse – à l’inverse, pour prendre un exemple récent, de The Bourne Ultimatum). Mais ne boudons pas notre plaisir car ce sont des retrouvailles agréables, et un film pop-corn que l’on regarde avec beaucoup de plaisir. La conclusion que beaucoup partageront en revanche est qu’il vaut mieux maintenant laisser John McLane au panthéon des action-heroes et clore la série une bonne fois pour toute (on peut toujours rêver).
Yippee-ki-yay, pauvre con!
NB: Vous auriez pas des aspirines? J’ai une de ces gueules de bois…
perso j’ai trouvé celui la meilleur que le précédent
c vrai que le coté informatique est tiré par les cheveux mais niveau action on est servi !
Hé Largo, ça me fait saigner les yeux de lire des choses comme ça.
Regarde de nouveau « Die Hard: With a Vengeance » et on se reparle. Le script est serré comme un espresso, la réalisation de toute beauté et le binome Willis / Jackson marche à merveille.
Et si t’es toujours pas d’accord après avoir revu ce Die Hard 3, eben regarde-le une fois de plus.
John McTiernan forever.