Genre : Toy story
Verdict : Michael Bay se lâche comme il sait le faire. La dose d’action est obscène, le second degré et l’humour font leur effet, le scénario est con comme un pied. Et ça fait du bien.

Pichte : Des gentils robots Mattel débarquent sur Terre pour empêcher des méchants robots Mattel de s’emparer d’une relique qui leur permettrait de dominer notre monde. Un adolescent, vaguement relié à l’histoire, vit une histoire d’amour avec sa voiture-robot et s’en sert pour draguer la plus bonne du lycée. Leur route croisera celle d’une section spéciale du gouvernement, d’une bande de Marines et de tous les robots Mattel pour finir dans un des plus gros bordels de cinéma d’action de ces dernières années.
Ma (très) discutable opinion : Tout d’abord, j’ai appris récemment une anecdote dont j’ai honte (me prétendant cinéphile tendance geek) de n’avoir pas eu connaissance auparavant : dans le long métrage animé Tranformers réalisé en 86 la voix d’Unicron (la planète) était celle de… Orson Welles ! Orson Welles, celui de Citizen Kane. Ca m’a bluffé. Fin de l’anecdote.
Au risque de souligner l’évidence, le scénario est ici un vague prétexte permettant à toute une batterie de jouets de se mettre sur la tronche, détruire une palanquée de buildings, envoyer valdinguer un nombre incalculables de véhicules et accessoirement à un adolescent de vivre une amourette partagée entre sa voiture-robot et une petite brune à la carrosserie tout aussi respectable. Je pourrai essayer de vous décrire qu’il s’agit d’une guerre autour de la possession d’un cube (qui n’arrête pas de changer de taille - y’a rien qui tienne en place deux secondes dans ce film) capable de transformer toute machine en robot doué de vie, que le leader des robots maléfiques est arrivé sur Terre il y a bien longtemps mais s’est retrouvé congelé dans des cavernes souterraines du Grand Nord pour être retrouvé un marin dans les années 30. Ce dernier se retrouve pour des raisons douteuses avec la carte menant au Cube inscrite sur ces lunettes, les mêmes lunettes qui se retrouveront en vente sur Ebay 70 ans plus tard par le petit-fils du marin, et… mieux vaut que j’arrête là car ça part dans tous les sens et ne veut pas dire grand chose au final.

Qu’est-ce qui peut faire qu’un film qui parle de robots géants venus de l’espace et réalisé par ce gros bourrin de Michael Bay peut être finalement regardable, et même agréable ? Un cocktail bien senti dont les trois principaux ingrédients sont le casting, l’humour et une overdose d’action jusqu’à la nausée. Le casting est une réussite par la présence de Shia LaBeouf, jeune acteur au tempo comique vraiment excellent. J’ai totalement accroché à son jeu qui se démarque de tous les adolescents hollywodiens lisses que l’on croise d’un film à l’autre. A coté de lui, Megan Fox est plus jolie que bonne comédienne mais elle tient la route. L’autre bonne surprise du casting est John Turturro savoureux en leader de la Section Seven, branche “top-secrète” du gouvernement chargée de conserver un Mégatron cryogénisé et le fameux cube au regard du monde. Supporté par ce casting à la hauteur, l’humour dont est chargé le script tient bien la route. On traverse le film dans un second degré très digeste (voir la scène des autobots géants qui se planquent dans le jardin du teenager pour éviter d’être aperçus par les parents).

Et troisième élément, et nous rentrons là dans du lourd : l’action. Et particulièrement la dernière demie-heure du film. Véritable boucherie numérique alignant les plans de destructions en tout genre, de pains robotiques, de tirs de roquettes, de chassés-croisés aériens et autres poursuites robotico-mobilo-pédestre dans les rues d’une ville en siège renvoyant à la belle époque des films de monstres géants. On est dans l’excès, la démesure totale. Michael Bay nous assomme par la quantité et conserve son titre de réalisateur le plus bourrin d’Hollywood tout en signant malgré tout ici son meilleur film. Mention spéciale aux transformations des robots qui sont juste superbes de détails, véritables ballets de mouvements métalliques dont on ne se lasse pas.
Finalement, les films de Michael Bay sont comme un Big Mac. On sait que le contenu n’est pas bon pour nous, on sait qu’on aura mal au bide après, mais quand on le mange on se sent bien. Transformers c’est comme un triple Big Mac, mais avec quand même une petite salade à la place des frites pour se donner bonne conscience.
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