Semaine du 10 décembre

Hatchet
Resident Evil : Extinction

Une semaine plutôt variée qui a commencé avec un bon gros duo de navets bien gras lundi soir très (trop) tard. Le premier est un de ces navets que l’on regrette d’avoir vu, le second est un de ceux dont la vision est plutôt jouissive. Resident Evil : Extinction est l’archétype du film raté. Sur une franchise déjà peu intéressante à la base, sérieusement malmenée dans son second opus, on la voit ici se faire porter le coup de grâce. A l’instar de ce qui est arrivé à Blade avec Trinity, tout est à jeter: scénario minimaliste, réalisation affable de Russel Mulcahy (la seule raison pourtant qui m’a fait regarder ce film) et casting composé d’enclumes. Le second navet avait tous les mêmes défauts, mais on sentait transpirer la bonne volonté d’une poignée d’amoureux du bon film gore des familles. Hatchet m’a attiré par sa tagline : “It’s not a remake. It’s not a sequel. And it’s not based on a japanese one”. Très bon. Le clou est enfoncé par un “Old school american horror” en guise de sous-titre. Au final, le film n’est pas à la hauteur de cette dernière déclaration, mais se laisse regarder comme un bon nanar sanglant à souhait avec son lot de déchiquetage, de second degré, de mauvais acteurs débutants et la dose de fesse réglementaire.

Star Trek: The Wrath of Khan

Mardi soir : Star Trek: The Wrath of Khan. Deuxième adaptation ciné de la franchise et définitivement l’une des trois meilleures. De la S.F. intelligemment construite qui reprend les éléments du célèbre épisode Space Seed que je me suis repassé en prologue à la vision du film of course. Nicholas Meyer, qui n’aura pas réalisé grand chose d’autre dans sa vie, récidivera un joli coup en pondant un sixième opus très réussi neuf ans plus tard. A noter la très bonne prestation de Ricardo Montalban et la séquence culte du test du Kobayashi Maru, référence reprise à de nombreuses reprises dans différents vecteurs du monde de la S.F. Ce deuxième épisode a injecté une vraie dose de vie – avec un bon dosage d’action, de suspense et de drama – qui est venu à point nommé après le premier film un peu (très) chiant sur les bords (sous l’influence pénible de 2001 sans le talent de Kubrik).

Blade Runner Ultimate Edition

Mercredi soir : trève. Soirée famille à peine ponctuée d’épisodes de séries TV.

Jeudi j’ai réceptionné le coffret Blade Runner Ultimate Edition. Sept ans qu’il était dans le tuyau celui-ci, et le résultat semble plutôt à la hauteur, mais il me faudra du temps pour en décortiquer et évaluer tout le contenu (les bonus et surtout les 5 versions du film !). J’ai gentiment commencé ce jeudi par la version originale et internationale de 1982. Celle avec laquelle j’avais découvert le film sur une VHS pourrie à l’époque. Je ne m’attarde pas trop sur le film lui-même qui est l’un de mes 5 films préférés tous genres confondus et je vais attendre d’avoir plus creusé ce coffret pour en faire une critique conséquente.

Good Night, and Good Luck

Good Night, and Good Luck a occupé ma seconde partie de soirée vendredi. George Clooney prend définitivement une direction de carrière passionnante à mes yeux depuis qu’il a porté ces deux très bons projets que sont Syriana et Good Night, and Good Luck via la société de production Section Eight qu’il avait co-fondé avec Steven Soderbergh. Après sept années et pas mal de bons films, les deux bonhommes font aujourd’hui routes séparées mais Clooney continue la production via sa nouvelle société Smoke House que j’ai l’intention de suivre de près. Good Night, and Good Luck nous décrit l’action salvatrice d’un journaliste de télévision face aux agissements bulldozer d’un certain sénateur McCarthy dans les années 50. On traverse ainsi l’une des zones d’ombre de l’histoire américaine récente au travers d’une description fascinante du comité de rédaction d’une grande émission phare de la CBS à l’époque. Le récit exploite de manière éclairée de nombreux films d’archive et le script de Clooney est servi par un casting idéal. Un film à voir absolument.

Pur Week-End

Un mauvais film français pour un samedi soir familial : Pur Week-End d’Olivier Doran avec Kad Mérad et Bruno Solo. Sur la base d’un pitch qui aurait pu donner un film de bande tout à fait sympathique, on se retrouve avec un long métrage pénible à suivre, poussif, et surtout jamais drôle. Tous les membres du casting ont l’air de s’emmerder et d’avoir autant envie que le spectateur de voir le film arriver au bout. Faut avouer qu’on leur a construit des personnages qui sont soit insipides soit caricaturaux. Ca ne laisse pas beaucoup de place à la finesse. Ajoutons à cela un scénario qui n’avance qu’à coup d’incohérences et on a la totale. A noter que comme dans tout film français depuis 5 ans, François Berléand y a un rôle. Heureusement car il est le seul à avoir une ou deux répliques qui font sourire.

Sunshine

On termine la semaine sur deux films dans des tyles diamétralement opposés pour dimanche soir. J’ai mis beaucoup de temps à voir Sunshine, je ne sais pas trop pourquoi. Je crois que j’en attendais beaucoup et j’avais peur d’être déçu. Le film est pourtant très bon. Evidemment, il ne faut se laisser embarquer dans le scénario absurde de cette histoire de S.F. qui nous décrit un soleil en fin de vie que l’on va tenter de réanimer en lui jetant une bombe à la tronche pour provoquer un mini big-bang. Abstraction faite de ce postulat de départ, le film se laisse regarder comme un solide thriller de S.F. réalisé avec un très grand talent. Le script se permet de ballader le spectateur entre le grand spectacle, le drama intimiste et titille l’esprit par des pistes philosophiques très agréables. Un bon cocktail et la preuve que Danny Boyle a une capacité à s’approprier les genres qui force le respect. Fait étonnant : même Chris Evans est bon dans ce film.

Musics and LyricsSecond film de ce dimanche, Musics and Lyrics, une légère comédie romantique avec Hugh Grant et Drew Barrymore. Tout à fait regardable ma foi. J’aime beaucoup ce personnage de beau gosse à l’humour très british et sensiblement portée sur la loose que Hugh Grant s’est construit depuis Notting Hill. Il a eu la chance de le trimballer dans des films très corrects (Love Actually, About a Boy). Musics and Lyrics raconte la rencontre et l’idylle entre un chanteur has been des années 80 (le film vaut le détour rien que pour les clips “80’s” reconstitués ici – qui sont tordant de réalisme et de has-beenisme) et une graine d’écrivain qui deviendra sa parolière. Une sympathique histoire avec un fond (léger) de réflexion sur la créativité et une dose modérée de cynisme à destination des chanteuses de pop actuelles.

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