Semaine du 3 décembre

Breach

La CIA est une source d’inspiration infinie pour le cinéma américain. Qu’ils se basent sur des réalités historiques, des fantasmes géopolitiques ou des théories du complot, les scénarios tirés des aventures de l’Agence en auront fait tourner de la pellicule, c’est le moins qu’on puisse dire. Moins exposé que le soporifique (mais néammoins très réussi) The Good Shepherd de Robert De Niro, j’ai pu découvrir lundi dernier le très intéressant Breach. L’histoire dépeint la chute de l’un des plus importants agents double que la CIA a connu. Le film a un script solide, capable d’apporter une grande intensité dans ce thriller psychologique et un sens du détail important dans ce type d’histoire sans pour autant perdre le spectateur. Cumulé à l’interprétation sans faille de Chris Cooper (j’adore cet acteur) et Ryan Philippe, le film est une réussite totale qui finira dans un Fivers sans le moindre doute.

The Matador

Heureuse coïncidence, j’ai continué la semaine avec un autre excellent duo d’acteur – dans un registre un peu plus léger en apparence. The Matador, que j’avais raté lors de la sortie, m’avait attiré dès les premières photos de Pierce Brosnan que j’avais vu traîner sur quelques sites. Le résultat est à la hauteur : un pur numéro d’équilibriste pour Brosnan qui prend le contrepied total de ses rôles habituels (James Bond en tête bien sûr) et explose l’écran avec ce tueur à gage en plein nervous breakdown et en quête de sens à sa vie pour le moins dépravée. Greg Kinnear lui donne la réplique et incarne son parfait opposé, simple business man malchanceux qui tente d’être à la hauteur pour sa femme. L’alchimie entre ces deux personnages colle tout de suite, le scénario autour d’eux n’est qu’un prétexte pour mettre en valeur ces deux personnalités opposées et l’impossible relation d’amitié qui va les unir. Quelques scènes sont particulièrement superbes : celle de la corrida où Brosnan révèle son métier à Kinnear et lui propose une démonstration. Somptueux.

Mercredi c’était série. Un p’tit coup de Dexter et un grand coup de Star Trek Voyager. Oui, je sais.

16 Blocks

Jeudi : séance de rattrapage. Je n’avais pas vu le résultat du travail Richard Donner / Bruce Willis sorti en 2006. 16 Blocks était pourtant doté d’un pitch efficace : un flic en fin de carrière (Bruce Willis), porté sur la boisson et en proie à ses démons, doit ammener sous deux heures un témoin au palais de justice, à seulement 16 blocs de là. Evidemment, certains ne sont pas de cet avis et la distance va vite paraître plus importante. Le retour de Richard Donner au polar après 10 ans est plutôt à la hauteur. 16 blocks ne met pas les pieds dans les facilités du buddy movie que le réalisateur connaît pourtant bien avec les Armes Fatales. Il s’agit ici d’un polar urbain qui garde son sérieux et s’appuie sur un Willis qui semble porter toute la misère du monde sur lui. Il a d’ailleurs très peu de dialogue dans le film.Le scénario est finalement très convenu, mais la réalisation est de qualité. Il manque quand même le sentiment d’urgence. Le facteur temps est assez mal exploité, l’avantage étant que cela laisse la place à l’interprétation et permet de concentrer le spectateur sur les deux protagonistes.

Vendredi soir, encore des séries. Bon sang, même avec la grève des scénaristes on trouve quand même le moyen de s’en mettre plein le gosier. Le dernier épisode (de la saison ?) de Desperate Housewives que Madame m’a fait regarder emmène le cliffhanger le plus facile du monde des séries : la catastrophe naturelle. Une bonne tornade et hop on mélange bien les cartes et on fera le tri à la reprise. N’importe quoi.

Superbad

Samedi soir un bon morceau de poilade avec Superbad. Le premier American Pie était plutôt réussi dans le genre humour lourdingue dosé à peu près ce qu’il faut pour se taper franchement sur la cuisse, mais Superbad devient le nouveau mètre étalon du film teenager lourdingue mais qui passe très bien. Avec des dialogues qui réinventent le dictionnaire du gras, un tempo comique vertigineux de maîtrise et un casting aux petits oignons, Superbad est une vraie réussite du genre… pour peu qu’on y adhère. Quand je pense à quel point ce film doit être ridicule une fois traduit et doublé, j’ai honte rien que de penser à l’incompréhension de ceux qui ne sont pas allé voir la version originale.

Stardust

Dimanche matin : un coup de féérie féérique avec Stardust. J’ai même posté une critique complète ici tellement j’ai pas été fainéant sur ce coup là.

In The Line of Fire

Et comme il ne se passe pas une semaine sans que je revois un bon classique, même récent, ce fût le cas dimanche avec In the Line of Fire. Un plaisir à revoir. Clint Eastwood à l’aise comme dans un costume de trente ans, Wolfgang Petersen en orfèvre de la réalisation (le DVD propose d’ailleurs son commentaire audio – je ne vais pas attendre longtemps pour m’y plonger), Malkovich en charismatique tête à claque psychopathe. Et quelques seconds rôles qui font plaisir avec une Rene Russo qui sortait à peine de l’Arme Fatale 3 et Dylan McDermott dans son premier vrai rôle au cinéma. Un film solide.

Une semaine plutôt raisonnable somme toute. Même pas un film qui saigne (à part Superbad – ceux qui l’ont vu me comprendront…).

Comments
One Response to “Semaine du 3 décembre”
  1. Satchell says:

    Stunning! I’m so impressed. So now we hope Ca#7y&r821l;s reception is like a fashion after party, right? If so, I’ll just sit down and let you take the wheel.Love these!

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