Semaine du 19 novembre

Will Ferrell

J’ai mangé deux fois du Will Ferrell la semaine dernière. Avec deux goûts très différents. Pour qui ne le connais pas, Will Ferrell est l’un des piliers du Saturday Night Live. Une grande bringue qui a la tête du type capable de faire toutes les conneries possibles pendant une soirée bien arrosée. Un allumé de première. On a tous connu un Will Ferrell.

Je l’ai mangé d’abord mardi à la sauce usuelle de la déconnade façon SNL pur jus dans Anchorman: The Legend of Ron Burgundy, très bon délire nous narrant les déboires d’un présentateur vedette d’une chaîne régionale mis en concurrence avec une femme ambitieuse. Sympathique critique du machisme ambiant dans les seventies qui nécessite que l’on se débranche partiellement le cerveau pour en profiter. Ferrell, entouré d’une bande de loustics de son niveau, est fidèle à son style. Ca vole parfois pas très haut, mais c’est tout de même très drôle.

Et j’ai mangé du Will Ferrell juste le lendemain dans un registre très suprenant, véritable révélation de ma semaine, avec Stranger than Fiction. Will Ferrell est ici particulièrement émouvant dans le rôle de cet inspecteur de l’IRS qui se retrouve à entendre une voix qui narre les évènements de sa vie au moment même où ils se déroulent et et qui l’emmène à bousculer une routine des plus déprimantes et à se poser des questions sur le sens même de son existence. Sur les thèmes du sens de la vie, mais aussi du processus créatif, Stranger than Fiction est un petit bijou d’intelligence appuyé par un casting de luxe (Dustin Hoffman et Emma Thompson donnent la réplique à Ferrell).

In Her Shoes

Film de fille partagé avec Madame pour le jeudi soir : In Her Shoes. Plutôt sympa, même si un peu mou pour moi. Cameron Diaz et Toni Collette (révélée par ‘Muriel’) forment un couple de soeurs aux caractères et aux vies diamètralement opposées dans un film parfois touchant, parfois drôle, parfois chiant. En tout cas, parfaitement interprété par les deux actrices principales, bien aidées par Shirley MacLaine.

Aliens

Pour compenser ce girl moment, j’ai enchaîné avec le mythique Aliens de Cameron. Le fait d’en avoir reparlé dans mon Fivers #3 m’a juste trop donné envie de le revoir. Ce film déchire tout. Des films qui prennent ainsi leur temps, place leurs pions avec habileté, font monter doucement la tension, pour tout déchaîner brutalement sans retomber en pression jusqu’à la fin du film et vous laisser tout étourdi dans votre fauteuil, voilà ce qui manque à la production actuelle d’une manière générale. Un film dans ce goût là ferait figure d’exception aujourd’hui, ou alors il faut s’appeler Spielberg ou avoir la volonté d’un Jackson pour imposer un rythme à contre-courant des films aux montages épileptiques et aux scripts ultra-compressés que l’on croise trop souvent.

Hellboy

Coté week-end, juste deux films – très accaparé que j’ai été par Assassin’s Creed d’un coté et le fait d’aider mon fiston à avancer dans The Simpsons Game de l’autre coté. D’abord Hellboy – édition Blu-Ray gentiment prêté par Simon – en premier, pour pouvoir enfin me faire une idée de la grosse différence du Blu-Ray avec une édition DVD de qualité. Si le même comparatif avec Volte/Face ne m’avait pas fait me jeter en l’air plus que ça, je dois avouer que sur le cas Hellboy c’est une victoire par KO au premier round pour l’édition Blu-Ray. Sur des scènes clefs, l’écart est tellement immense que la version DVD me paraissait comparativement être recouverte d’une sorte de voile semi-transparent qui occulte vaguement l’image. Si prétendre que l’écart entre Blu-Ray et DVD est aussi grand que celui que nous avons connu entre le VHS et le DVD, comme je l’ai lu à gauche et à droite, est une exagération évidente, il faut bien admettre qu’il est tout de même très important. Un pur régal et un vrai plaisir renouvelé de spectateur. Je n’y croyais pas trop, mais ce Hellboy m’a donné envie de creuser plus avant la piste de la HD. Et en plus de ça, c’est quand même un bon film, même si il trimballe quelques défauts un peu pénibles.

Munich

Second film du week-end, une deuxième vision de Munich de Spielberg. Sur un film comme celui-ci, que j’ai attendu avec une impatience démesurée, dont le sujet me passionne tout particulièrement et servi par une équipe aussi brillante, je me retrouve toujours à me laisser porter lors de la première vision par les émotions et l’expérience la plus sensorielle possible de spectateur. Essayant le moins possible de réfléchir sur les choix du réalisateur, du scénariste, du chef-op et me laissant porter autant que possible par ce que le film contient de plus sincère, viscéral. J’ai adoré Munich. Je pense qu’il deviendra probablement mon film préféré de Spielberg, sans pour autant être son meilleur film. J’en suis toujours à en gratter la surface. Cette deuxième vision m’a emporté au moins autant que la première et je commence à réaliser doucement la beauté des engrenages de ce film. Spielberg avait tout à perdre en s’attaquant à ce sujet. Une telle prise de risque force le respect. J’adore le tournant qu’a pris la filmo de ce bonhomme depuis une dizaine d’année.

C’est tout pour la semaine passée. Une nouvelle semaine commence et je pense que je vais attaquer pas plus tard que maintenant. Next dans le dossier \Incoming c’est le direct-to-video Return to House on Haunted Hill. Ca sent le film bien naze, mais j’espère que ça saignera correctement. Et next sur la pile de DVDs encore sous cellophane : Master and Commander. Je n’ai toujours pas vu ce film, paraît qu’il est très bon.

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