Jefferson’s Fivers – Part 11/1000

Episode 11 : Wild West #1

Il est temps de faire un premier tour dans le grand Ouest. Là encore, nous aurons l’occasion d’y revenir souvent tant les bons films pullulent.Et parce qu’il faut bien commencer quelque part, en voici une première poignée.

 

Impossible de ne pas commencer à traiter le western avec Eastwood, ici acteur et réalisateur. A l’exception de John Wayne, personne n’aura su incarner le genre comme il l’a fait. Avec Impitoyable, c’est la quintessence du western qui est mise en musique, débarrassée de tout cliché, d’effets de style ou des gimmicks habituels. Dans cette histoire qui commence par briser les codes manichéens habituels pour mieux les reconstruire ensuite, Eastwood disserte sur la violence et l’héroïsme au travers de personnages somptueux – celui qu’il incarne en tête. Et il est plutôt bien entouré pour cela : Gene Hackman, Richard Harris, Morgan Freeman. Un joyau du genre, qui vieillit particulièrement bien.

Version américaine des Sept Samouraï de Kurosawa, ces Magnificent Seven auront laissé une empreinte définitive dans le panthéon des héros de l’Ouest. Servi par un casting absolument somptueux, le film est un véritable plaisir de spectateur. Certes, sa réputation est supérieure à ses qualités cinématographiques, certes il n’est pas aussi bon que son modèle, mais qu’importe. Impossible de ne pas se faire embarquer par ce groupe de héros malgré eux, recrutés pour défendre un village de fermiers mexicains, et que dire de l’incroyable musique d’Elmer Bernstein. Avant même John Ford ou John Wayne, c’est cette équipe de bras cassés qui m’a initié au genre, et je lui en suis particulièrement reconnaissant.


Young Guns [1988] :

Si il est pour moi un très bon souvenir d’adolescent, il ne faut pas chercher dans ce Young Guns autre chose qu’un film popcorn joyeusement bordélique qui donnait l’occasion à un casting très à la mode à la fin des années 80 de se déguiser en cowboys. Si vous êtes de la génération qui était ciblée à sa sortie, vous y retrouverez sûrement le même plaisir coupable et nostalgique que moi – même si j’avoue maintenant avoir du mal à en supporter la bande-son rock – et vous n’aurez presque pas envie de mettre des gifles à Emilio Estevez (qui pourtant en mérite un paquet).


Silverado [1985] :

Avec Silverado, Lawrence Kasdan apporte sa contribution au genre en rhabillant une histoire on ne peut plus classique avec son sheriff corrompu et sa bande de héros honorables qui vont s’occuper de le faire tomber de son piédestal. Le studio avait à l’époque essayé de le vendre comme un film qui “renouvelait”  le genre. Pourtant, loin de cela, Silverado est au contraire l’un des derniers vrais “classiques” du western. Un film hommage particulièrement généreux : des paysages qui débordent de l’écran et des tonnes de gunfights. Kasdan a voulu faire plaisir aux fans, lui le premier, et respecte indéniablement le cahier des charges.

Personnellement le simple fait d’avoir Kurt Russell dans un western suffit à mettre ce film dans mes favoris, mais le fait est que Tombstone est une vraie réussite. Il nous livre une très bonne bonne version de Wyatt Earp là où Kevin Costner a échoué avec son film éponyme qui m’a toujours semblé trop long et trop prétentieux. Tombstone déborde d’énergie et dépoussière vraiment le genre, sans commettre de crime de lèse-majesté pour autant. La scène du O.K. Corral est devenu une référence au fil du temps. A saluer aussi l’excellente prestation de Kilmer en Doc Holiday.

A propos des Fivers :
Composer une filmothèque idéale, tel est l’objectif de ce serial-post dont les articles récurrents visent les milles épisodes (étalés sur 20 ans, il faut savoir rester raisonnable). A coup de vagues de 5 films, qu’ils soient vieux ou récents, j’expose mes choix et leurs raisons. Du concentré de subjectivité en boite et la possibilité de se ballader au gré de l’histoire du cinéma de genre, du plus populaire au plus tordu. Je remonte dans les DVDs / Blurays que je possède déjà et j’y ajoute mes nouveaux venus au fil de l’eau. Sélectionnés par thème, période ou pioché au hasard, il n’y aucune volonté de notation ou de classement qualitatif dans l’ordre d’apparition des films au gré des articles (“Psychose” pourrait tout aussi bien être traité dans l’article numéro 253 et rester l’un de mes films préférés).
Comments
One Response to “Jefferson’s Fivers – Part 11/1000”
  1. Henry says:

    Good Fiver, Pal.

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