Jefferson’s Fivers – Part 10 / 1000

Episode 10 : Zombies wave #2  – Die Harder !

Ce qu’il y a de bien avec les zombies, c’est que plus vous essayez de vous en débarrasser, plus ils reviennent. Je n’ai pas l’intention de dépiler toute la collection de péloches regardables de morts-vivants d’une seule traite, mais je me suis dit qu’il serait frustrant de s’arrêter juste après la première vague de films récents. Voici donc la deuxième vague. “Braaaaaaaaaiiiiiiins…”.

La matrice originelle de tous les films de morts-vivants, offerte au public par le vénérable George A. Romero. Film de genre le plus influent depuis Psychose, La Nuit des Morts-Vivants s’inscrit profondément dans une époque durant laquelle les Etats-Unis se confrontaient à leur propre violence croissante, la Guerre du Vietnam et le racisme. Armé d’un budget ridicule, avec des acteurs quasi amateurs et une image cheap et granuleuse en noir et blanc, Romero a su imposer un film terrifiant à bien des niveaux, et une belle démonstration du cinéma d’horreur en miroir brutal d’une société malade. Un film brillant, même si parfois un peu bavard.

Voici l’un des films de morts-vivants les plus originaux qu’il m’ait été donné de voir. J’avais eu un véritable coup de coeur à l’époque de sa sortie. Dellamorte est une allégorie très provocatrice sur les thèmes de l’amitié et de l’échec amoureux. Le scénario est centré sur l’histoire d’amour entre Francesco, un fossoyeur (excellent Ruppert Everett) très occupé à dézinguer les quelques morts qui reviennent à la vie dans son cimetière aidé de son ami Gnaghi (François Hadji-Lazaro), avec une femme magnifique qui revient de l’au-delà (voluptueuse Anna Falchi) donne un film difficilement classable. Avec Dellamorte, Michele Soavi aura offert un film majeur au cinéma de genre italien.

ReanimatorRe-Animator [1985] :

Chef d’oeuvre définitif de Stuart Gordon, Re-Animator est vaguement inspiré d’une nouvelle de Lovecraft (mais mieux vaut oublier tout lien). Ce film est une perle absolue d’humour noire, de subversion politiquement incorrecte et d’horreur débridée. Appuyé par un casting qui en fait des tonnes, le film raconte les tentatives du Dr Herbert West pour ramener les morts à la vie et les dommages collatéraux qui en résultent. Jeffrey Combs donne vie à West et en fait une icône absolue du cinéma d’horreur. Ce film est culte pour les meilleures raisons possibles : il est inclassable. Si vous êtes passé à coté, rattrapez vite le coup, vous ne le regretterez pas.

Le Retour des Morts-VivantsLe Retour des Morts-Vivants [1985] :

Premier et meilleur opus d’une série qui comptera quatre films, LRdMV fait partie de ces trop rares réussites complètes dans le mélange horreur et comédie. Dan O’Bannon cherchait avant tout à faire une comédie, mais en plus d’atteindre pleinement cet objectif, il a aussi accouché d’un formidable film d’horreur, et tout simplement de l’un des meilleurs films de morts-vivants. O’Bannon est avant tout un scénariste hollywoodien à succès et sa double casquette de réalisateur-scénariste lui permet ici de produire une oeuvre complète dotée d’un script très travaillé et d’une réalisation en forme d’hommage à toutes les oeuvres maîtresses du genre. Un très bon cocktail de flippe et d’humour.

Tiré de l’un des meilleurs romans de Stephen King, Simetierre est avant tout une réflexion sur la nature de la mort et comment les vivants la gèrent. L’histoire nous présente d’abord la famille Creed comme un couple heureux avec leur fils, pour la détruire méthodiquement durant les 100 minutes du métrage. Simetierre est un de ces films dont les malaises qu’il sait créer perdurent au-delà de la projection. Derrière la caméra, Mary Lambert accompagne ses personnages dans la mort et la maladie avec beaucoup de talent. J’admet par ailleurs que revoir ce film après être devenu moi-même un parent a été une épreuve presque pénible. Simetierre aura une suite en 1994 avec Edward Furlong qui sera loin d’être à la hauteur de ce tour de force.

A propos des Fivers :
Composer une filmothèque idéale, tel est l’objectif de ce serial-post dont les articles récurrents visent les milles épisodes (étalés sur 20 ans, il faut savoir rester raisonnable). A coup de vagues de 5 DVDs, qu’ils soient vieux ou récents, j’expose mes choix et leurs raisons. Du concentré de subjectivité en boite et la possibilité de se ballader au gré de l’histoire du cinéma de genre, du plus populaire au plus tordu. Je remonte dans les DVDs / Blurays que je possède déjà et j’y ajoute mes nouveaux venus au fil de l’eau. Sélectionnés par thème, période ou pioché au hasard, il n’y aucune volonté de notation ou de classement qualitatif dans l’ordre d’apparition des films au gré des articles (“Psychose” pourrait tout aussi bien être traité dans l’article 253 et rester l’un de mes films préférés).
Leave A Comment