Jefferson’s Fivers – Part 9 / 1000

A propos des Fivers :
Composer une filmothèque idéale, tel est l’objectif de ce serial-post dont les articles récurrents visent les milles épisodes (étalés sur 20 ans, il faut savoir rester raisonnable). A coup de vagues de 5 DVDs, qu’ils soient vieux ou récents, j’expose mes choix et leurs raisons. Du concentré de subjectivité en boite et la possibilité de se ballader au gré de l’histoire du cinéma de genre, du plus populaire au plus tordu. Je remonte dans les DVDs / Blurays que je possède déjà et j’y ajoute mes nouveaux venus au fil de l’eau. Sélectionnés par thème, période ou pioché au hasard, il n’y aucune volonté de notation ou de classement qualitatif dans l’ordre d’apparition des films au gré des articles (“Psychose” pourrait tout aussi bien être traité dans l’article 253 et rester l’un de mes films préférés).

Episode 9 : Zombies wave #1 !

La diffusion de la première saison de The Walking Dead sur AMC m’a donné envie de remplir un premier Fivers de morts-vivants jusqu’à la gueule. Ces derniers se sont littéralement vus offrir une seconde vie sur nos écrans ces dernières années grâce à de talentueux amoureux du genre. Jetons donc un oeil sur ces films récents qui ont électrisé le genre, nous pourrons plus tard fouiller dans les décennies précédentes pour découvrir des perles zombiesques beaucoup moins connues et remonter aux origines.

Commençons d’emblée avec le film qui a véritablement relancé et dépoussiéré le genre. Si le mot zombie n’est jamais prononcé dans ce film (on y parle plutôt d'”infectés”), son appartenance au genre n’est jamais remise en cause. Avec ce thriller horrifique survolté, survival movie qui bascule dans le Fort Alamo militarisé dans sa seconde partie, Danny Boyle innove dans la forme et bouscule méchamment une audience qui s’était engourdie dans un genre très codifié. Le film a fait l’effet d’une petite bombe avec ses zombies épileptiques qui courent comme des athlètes. Très belle contribution au genre, 28 Jours Plus Tard est un frisson très réussi qui se paiera le luxe d’une suite de qualité.

Deux ans à peine après 28 Jours…, Zack Snyder nous met une claque sur l’autre joue avec ce remake du classique éponyme de Romero (Zombie en Français). Si le film abandonne le message politique de son modèle et n’héritera pas de la profondeur de son message, il compense allègrement par une orgie de brutalité et de scènes d’action brillamment montées. DoTD est un film d’horreur qui a su transcender les règles du genre dont il est issu et le nourrir par un savoir faire moderne, sans jamais perdre de vue l’essentiel : secouer le spectateur et envoyer du gore. A noter que les dix premières minutes resteront longtemps un modèle de cruauté et probablement l’une des plus belles introductions de l’histoire des films d’horreur.

Shaun Of The DeadShaun Of The Dead [2004] :

L’un des films de mon Top 50 personnel. Shaun est non seulement l’un des meilleurs films de zombies qu’un fan puisse voir, mais c’est aussi un film qui s’approche de la perfection selon ma conception du cinéma de genre. Si l’on sait que comédie et horreur peuvent très bien cohabiter, il fallait un génial duo anglais pour parvenir à les fusionner aussi brillamment. Simon Pegg et Edgar Wright ont réussi à faire un film qui fout sincèrement la trouille, vous fait marrer comme seuls les Brits peuvent le faire, et, si ce n’était pas suffisant, ont insufflé une certaine dose de romance et des hommages au genre à la pelle. Ecriture et réalisation de haut vol. Un film à ne pas rater.

Dead Snow

Dead Snow (Død snø) [2008] :

Je me suis dit qu’il serait pas mal de mettre un film que vous ne connaîtrez probablement pas dans cette sélection. Si il n’innove pas autant dans le genre comme le font ses prédécesseurs dans ce Fivers, Dead Snow est un film très réussi mélangeant une bonne dose de gore, un humour potache et une réalisation énergique. Les films de nazis morts-vivants formaient un sous-genre à part entière dans les années 70, et ce come back inattendu joue plutôt en faveur de cette production norvégienne. De toute façon, n’importe quel film qui implique du découpage de zombies à la tronçonneuse ne devrait pas être ignoré. Mention spéciale pour l’intro pré-générique complètement barrée.

Décidément cette dernière décennie aura été généreuse jusqu’au bout pour les fans de morts-vivants : Zombieland est un véritable cadeau au genre. Si la réalisation est d’une grande qualité, aidée par un production design qui montre à l’écran plus que le budget n’aurait du donner, le film tient surtout ses qualités d’une écriture brillante. Zombieland est avant tout l’histoire d’une bande de personnages iconoclastes et terriblement attachants, paumés dans un road movie que Ruben Fleischer a su ponctuer de scènes cultes et de dialogues savoureux (mais le gore n’est pas oublié pour autant). Le duo Jesse Eisenberg et Woody Harrelson est impeccable et le passage avec Bill Murray est tout simplement parfait.

Comments
3 Responses to “Jefferson’s Fivers – Part 9 / 1000”
  1. Rob says:

    Je vote aussi en faveur de Shaun Of The Dead et Zombieland !
    Dead Snow, j’en ai vu un extrait (une scène de fin probablement) mais je ne me souviens pas où… A la TV ? trop récent peut être…
    Sinon une bonne envie de découvrir Dawn Of The Dead

  2. NicoB says:

    Pas un seul Romero ! Mais tu frôles le blasphème !

  3. Jefferson says:

    Romero aura son heure dans les Fivers, c’est certain. Gardons des cartouches pour plus tard. 😉

Leave A Comment