Jefferson’s Fivers – Part 6 / 1000

A propos des Fivers :
Composer une filmothèque idéale, tel est l’objectif de ce serial-post dont les articles récurrents visent les milles épisodes (étalés sur 20 ans, il faut savoir rester raisonnable). A coup de vagues de 5 DVDs, qu’ils soient vieux ou récents, j’expose mes choix et leurs raisons. Du concentré de subjectivité en boite et la possibilité de se ballader au gré de l’histoire du cinéma de genre, du plus populaire au plus tordu. Je remonte dans les DVDs / Blurays que je possède déjà et j’y ajoute mes nouveaux venus au fil de l’eau. Sélectionnés par thème, période ou pioché au hasard, il n’y aucune volonté de notation ou de classement qualitatif dans l’ordre d’apparition des films au gré des articles (“Psychose” pourrait tout aussi bien être traité dans l’article 253 et rester l’un de mes films préférés).

Episode 6 :

Les trentenaires – dont je fais encore partie – étaient adolescents au moment où les films de ce fivers sortaient au cinéma et en VHS dans les années 80. Les geeks de cette époque, celle de la naissance de l’informatique familiale, s’en souviennent pour la plupart et ont sûrement envié certains des héros de ces histoires où l’ordinateur – tout nouvel objet de fantasme prospectif – dérapait et entraîne tout son monde dans des aventures extraordinaires. Ces films sont aussi de bons témoins de la première rupture entre les générations que provoquait l’arrivée de l’ordinateur dans les foyers : les enfants en acquirent la maîtrise bien avant leurs parents, laissant ces derniers sur le bord de la route en simples témoins de ces catastrophes numériques.

En plus de toutes ses qualités intrinsèques, cet excellent film à destination du jeune public aura permis de découvrir Ethan Hawke dans son tout premier rôle et River Phoenix (tragiquement décédé en 93) dans son premier rôle populaire. L’histoire nous raconte comment Ben (Hawke) réussit grâce à un rêve à concevoir une sphère d’énergie permettant de voyager dans l’espace à des vitesses fantastiques. Le voilà qui bricole le tout grâce à un Apple IIc et une pile 9v et se lance dans un voyage spatial avec ses potes Wolfgang (Phoenix) et Darren (Jason Presson). Le film bascule alors dans un sympathique n’importe quoi où le trio rencontre des extra-terrestres dont la seule connaissance de la race humaine a été accumulée au travers de la télévision. Joe Dante va utiliser cet artifice pour faire une sympathique critique de la surabondance des médias et du consumérisme, mais le film va rester avant tout un fantastique divertissement capable de faire rêver tout gamin qui se respecte. Et rien que pour voir Hawke et Phoenix jouer de vrais geeks, cela vaut le détour.

Voici un bon cas d’école permettant de constater comment le savoir faire de bons cinéastes permettent à une histoire de rester toujours aussi efficace plus de 25 ans après sa réalisation et ce même si la technologie décrite paraîtrait totalement dépassé à n’importe quel spectateur de nos jours. Wargames nous raconte comment David (Mathew Broderick), brillant hacker à la recherche d’un nouveau jeu va prendre le contrôle de Joshua, l’ordinateur central du NORAD (centre de commandement de la défense aérienne américaine) et déclencher ce qui pourrait rapidement devenir la troisième guerre mondiale. Le tout dans une Amérique Reaganienne où la menace du missile qui tombe sur la tête de ses habitants est une peur bien ancrée dans l’imaginaire collectif. Doté d’un script solide, évitant un film uniquement rivé derrière des écrans d’ordinateur, notamment lorsque David et sa petite amie (Ally Sheedy) vont rencontrer le programmeur de Joshua, le film sert des thèmes universels qui restent parfaitement d’actualité. La menace nucléaire étant interchangeable avec des menaces plus contemporaines. Le dernier quart d’heure est brillant dans sa réalisation et fabrique un suspens des plus efficace.

Parce qu’il est difficile d’évoquer des films mettant en scène des ados dans les années 80 sans sélectionner au moins un John Hugues, Weird Science (connu sous le titre Une créature de rêve en France) fait partie de ce fivers. Dans le genre film de nerds il est difficile de passer à coté de cette comédie plutôt barrée dans laquelle Gary (Anthony Michael Hall) et Wyatt (Ilan Mitchell-Smith) vont chercher à l’aide de leur ordinateur à créer “leur” femme idéale. Il en résultera l’apparition de Lisa (Kelly LeBrock) qui, plutôt que de réaliser tous les fantasmes des deux ados contrôlés par leurs hormones, ira leur redonner confiance en eux. Si il s’agit du film le moins “profond” de Hughes, réalisé peu après l’incroyable Breakfast Club, c’est aussi celui dans lequel il se lâche le plus. Véritable farce décomplexé, Hugues y explore un autre aspect des adolescents qu’il a tant représenté sur pellicule et part au-dessous de la ceinture. Et il y a Kelly LeBrock qui vole la vedette à tout le monde et se fraie un chemin royal au milieu de toute cette nerditude et autres blagues potaches. Choix parfait pour ce rôle, LeBrock reste la meilleure surprise de ce film. Dommage que Steven Seagal ait flingué sa carrière en plein vol par la suite. Autre casting croustillant du film : Robert Downey Jr dans un second rôle qui vaut le coup d’oeil.

L’un des triangles amoureux les plus barrés de l’histoire du cinéma dans cette histoire où Miles se laisse convaincre à acheter un ordinateur, baptisé Edgar, et lui donne une conscience par inadvertance à coup de champagne renversé et de multiples étincelles. Et lorsque Miles tombe amoureux de Madeline, sa belle voisine violoncelliste, c’est Edgar qui prend l’initiative et s’efforce de séduire cette dernière notamment en l’accompagnant lors d’une scène de duo musical particulièrement réussie. Une véritable rivalité va naître entre Miles et Edgar pour conquérir le coeur de Madeline. Nous sommes ici dans l’illustration parfaite des premières craintes qu’inspira l’ordinateur dans les foyers : on le voit ici connecté au moindre équipement de la maison, prendre des initiatives et chercher à se faire accepter comme un égal de l’homme. Il en reste un film forcément très daté, mais servi par un excellent duo d’acteur avec Lenny von Dohlen et la craquante Virginia Madsen, une photographie léchée et une bande son qui reste toujours une référence dans la pop music des 80’s. Le film est enfin disponible en DVD Zone 2 UK depuis 2009.

Tron est le film culte par excellence pour ceux qui étaient de jeunes nerds accrochés à leurs ordinateurs au moment où le film était sur les écrans. Votre serviteur en fait partie. Si il a pris quelques rides, si il est toujours basé sur un postulat des plus fantaisistes et si l’usage que fait le script du vocabulaire geek lui donne un coté très kitsch aujourd’hui, Tron reste un brillant morceau de science-fiction qui a su saisir au bond l’impact provoqué par l’ordinateur dans l’imaginaire collectif en ce début des années 80. L’histoire raconte comment Kevin Flynn (Jeff Bridges), créateur à succès d’un jeu vidéo, se voit sucrer sa part de profit par le méchant Ed Dillinger (David Warner). Kevin tente alors de chercher la preuve du méfait en s’introduisant dans le système de la société, mais se fait repérer et se retrouve “digitalisé” par le système de protection de ce dernier. S’ensuit une aventure au sein même du monde virtuel du jeu vidéo qu’il a développé. Le succès de Tron, et l’impact qu’il aura eu sur ses fans repose quasi essentiellement sur le design somptueux de ce monde virtuel, avec quelques moments d’excellence comme les courses de cycles. Une suite sera tournée 28 ans plus tard sous le titre “Tron : Legacy”.

Comments
8 Responses to “Jefferson’s Fivers – Part 6 / 1000”
  1. Lady K. says:

    J’ai vu et adoré tous ces films a l’époque. Je dois même encore avoir les VHS de certains. Merde… j’étais nerd sans le savoir!

  2. Nona says:

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  6. http://www./ says:

    Hyvin kirjoitettu. Kiitos! Kuvaajat eivät jostain syystä näy Chromella. Tai siis pienet kuvaajat näkyy, mutta kun klikkaa kuvaajaa, näkyviin tulee vain pisteet (ei akseleita ja tekstejä) mustalla pohjalla. Oisikohan syynä tiedostomuoto. gif tai png läpinäkyvällä pohjalla veikkaisin. Jos näin asia on helppo korjata. Export toiminnosta voi valita taustan värin useimmissa ohjelmissa.

  7. http://www./ says:

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