The Condemned (2007)

The Condemned

Genre :

Koh Lanta

Verdict :

Un acteur principal qui joue comme une chaussure et un script qui peut tenir dans une feuille à rouler. C’est si con que ça fait parfois du bien.

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Pichte :

Conrad est une sorte de super-marines qui s’ennuie un peu dans une prison sud-américaine en attendant la peine capitale. En plus c’est trop triste car il est innocent. Conrad est aussi rempli de muscles de partout et peut tuer les gens à coup de giffles façon Bud Spencer. Un milliardaire qui s’ennuie aussi va le choisir pour un évènementiel visible sur Internet au cours duquel une poignée de prisonniers devront s’entretuer à coup de tatanes sur une île koh-lantesque pour gagner leur liberté.

Ma (très) discutable opinion :

Avec des ingrédients comme ceux qui composent The Condemned – un script cent fois déjà vu dans des films parfois très bons (Battle Royale, Running Man, Le Prix du Danger), un acteur aussi charismatique qu’une casserole et un budget tendu comme un slip – il n’y a généralement que deux issues : soit on tombe sur un magicien prometteur en guise de réalisateur et on se retrouve avec une série B détonnante qui crée la surprise, soit on obtient une sorte mayonnaise de ratée (du genre de celle qui coule de la cuillère quand on se sert et qui n’a pris que le goût de l’huile). The Condemned est destiné à lancer la carrière cinéma de Steve Austin (rien à voir avec celui qui tombe à pic), un catcheur très connu aux Etats-Unis. Soyons clair dès le départ, c’est très mal barré pour lui. Même pour un direct-to-video, il n’y a pas grand chose à sauver de The Condemned.

The Condemned

Là où certains films sur le même thème ont su utiliser le cynisme de leur sujet pour construire une critique d’une société de plus en plus voyeuriste et d’une dérive évidente des moeurs télévisuels, on ne peut pas dire que ce film là joue sur le même plan. Nous avons plutôt ici une série B qui cherche à justifier un sadisme facile par un prétexte moralisateur maladroit et fabriqué de toute pièce. Une fois que l’on sait qu’il n’y a rien à tirer du fond, on peut toujours essayer de s’accrocher à la forme. Manque de pot, les scènes d’action sont maladroitement construites et les combats semblent cadrés en pleine crise d’épilepsie. Difficile de les suivre, difficile de s’y impliquer. The Condemned rate toutes ses cibles et ne décolle pas de son statut de cheap-movie destiné à ratisser large dans les vidéoclubs par un pitch primitif (cf la jaquette).

The Condemned

Dommage. J’avais eu la naïveté de crois un instant qu’il y aurait un peu plus à sauver. La seule étoile que j’ai mis sur ma note reste pour les quelques bons moments que l’on passe à se moquer de ce Steve Austin (que j’ai découvert ici avec bonheur) et ses deux expressions : la première c’est l’impassibilité totale, la seconde c’est l’impassabilité totale avec une pointe de colère schématisée par le froncement d’un quart de sourcil (gauche). Courage Steve, prochaine leçon : le sourire (ne pas rater le plan final du film pour voir à quel point il a besoin de cette leçon là.).

Comments
One Response to “The Condemned (2007)”
  1. Robson says:

    Moi c’est effectivement la jaquette du film qui me fait le plus peur, paye ton accroche ! C’est fort que ces réalisateurs trouvent encore des sous à hollywood pour ces film vus et revus même si j’avoue aussi qu’il est parfois bien bon de poser son cerveau sur la table basse pendant une heure et demi…

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