Hostel: Part II (2007)

The Condemned

Genre :

Gore du Routard

Verdict :

Si la réalisation est très réussie, le script est sans surprise et le film perd l’humour du premier opus. Les avis seront partagés.

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Pichte :

Après les évènements du premier film dans lequel une palanquée de routards se faisaient embobiner dans une auberge de jeunesse slovaque pour terminer tout épluchés, nous voici face à une nouvelle série d’évènements dans laquelle une palanquée de routardes toutes neuves vont se faire éplucher à leur tour par des monsieur-tout-le-monde suffisamment fortunés et tordus pour se payer les services de la mystérieuse organisation Elite Hunting. NB : ce film n’est pas sponsorisé par l’office de tourisme slovaque.

Ma (très) discutable opinion :

Comme pour beaucoup de suite – et au-delà de l’argument commercial évident – on peut finalement se demander si celle-ci était vraiment nécessaire. Après tout l’original en révélait déjà suffisamment : la mystérieuse organisation Elite Hunting, les clients qui paient pour assouvir leurs pulsions les plus malsaines, les victimes et le modus operandi de leur capture… Finalement Hostel 2 est une version mise à jour du premier opus. Comme un logiciel bénéficiant d’améliorations. La réalisation joue ici dans une toute autre cour, la caméra virevolte et se cumule à une utilisation de la musique qui insuffle une poésie malsaine à plusieurs scènes très brutales. Cette upgrade a même bénéficié aux cellules des victimes qui se voient maintenant équipées de digicodes et de suites VIP.

The Condemned

La multiplication et la modification des points de vue représentent le changement majeur dans le script. Les victimes sont maintenant un groupe de filles, dont on se prend à s’intéresser à leur discussions et leurs états d’âmes avant de les voir se faire embarquer dans le même couloir de la mort que leurs prédécesseurs masculins, guidées par une certaine Axelle (mignonne Vera Jordanova). On en découvre un peu plus (mais pas trop toutefois) sur Elite Hunting par le biais du boss de cette organisation qui semble être une représentation (mais avec quel degré d’autodérision ?) de la perception des américains sur une Europe de l’est encore partie intégrante pour eux des fables de la guerre froide et d’une Terra Incognita. Enfin, la partie du récit qui suit les deux bourreaux en puissance est un élément très intéressant, s’efforçant de donner une épaisseur à la motivation malsaine qui emmène des quidams à faire un tel choix du sang.

The Condemned

L’exploitation de ces différents points de vue rend la première heure du film très intéressante. Quant à la partie la plus “annoncée” du film – les tergiversations sanguinolentes des bourreaux dans les donjons d’Elite – elle est finalement ni si choquante, ni si palpitante que ça. Cela va du grandguignolesque plutôt réussi avec la défiguration de l’une des victimes par un mouvement maladroit de l’un des bourreaux débutants, au plus pathétique lorsque Eli Roth cherche une tendance “porn torture” avec la scène du bain de sang au cours de laquelle on a plus de pitié que de dégoût pour l’actrice qui joue le bourreau. Bon certes, la scène du “ciseau” (ceux qui ont vu le film savent à quoi je fais référence) est tout de même visuellement assez explicite et vous fera lever de un à deux sourcils selon si vous êtes une femme ou un homme.

Il reste un film mitigé – qui partagera beaucoup son public – et auquel il manque surtout à mes yeux cette touche d’humour noire que j’avais particulièrement appréciée lors du premier film.

Comments
3 Responses to “Hostel: Part II (2007)”
  1. agon dit :

    J’ai beaucoup aimé le deuxieme opus. Et le partis pris de Roth à ne pas vouloir faire dans la sur-enchere, un sequel à la hauteur du premier =)

  2. Robson dit :

    Moi je voudrais bien me faire éplucher par le Willy Waller 2006 !

    Btw, Agon c’est aussi un de mes potes :)

  3. Jefferson dit :

    Tu as tout à fait raison pour le dosage de Roth sur ce second film, il a été plutôt dans la finesse et dans la relecture intelligente.

    J’avoue qu’à la première vision j’avais eu une meilleure impression et sur le moment j’aurais mis un bon trois étoiles, et c’est lorsque je l’ai regardé de nouveau récemment pour faire cette critique que je me suis aperçu de pas mal de choses qui m’ont finalement assez déçu. J’ai plutôt l’effet inverse quand je revois un film qui me plaît.

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