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	<title>Jefferson's Blog &#187; Critiques de films</title>
	<link>http://jefferson.cracovie.com</link>
	<description>(et pourquoi pas ?)</description>
	<pubDate>Thu, 27 Dec 2007 20:52:19 +0000</pubDate>
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	<language>en</language>
			<item>
		<title>Stardust (2007)</title>
		<link>http://jefferson.cracovie.com/films/2007/12/10/stardust-2007/</link>
		<comments>http://jefferson.cracovie.com/films/2007/12/10/stardust-2007/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 10 Dec 2007 19:18:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jefferson</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Critiques de films]]></category>

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		<description><![CDATA[A coté de l'Angleterre, il y a le royaume magique de Stormhold. Comme les Anglais roulent du mauvais coté, ils ne l'ont jamais remarqué. Tristan, qui ne sait pas qu'il est l'héritier du trône, part y chasser une étoile filante pour convaincre une bourgeoise de l'épouser à lui plutôt qu'un autre bourgeois. Manque de pot, l'étoile c'est Claire Danes, du coup ça lui fait relativiser l'interêt de la bourgeoise. De plus, il est pas seul sur le coup : son psychopathe d'oncle concurrent à l'héritage et un trio de sorcières toutes fripées courent aussi derrière l'étoile pour en dévorer le coeur et obtenir l'immortalité. Il en résulte une course-poursuite plutôt bordélique dans tout le royaume où tout le monde poursuit tout le monde sans oublier de se jeter des épées, des sortilèges et des insultes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="captionleft"><img alt="Stardust (2007)" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/stardust_1.jpg"></div>
<div class="subtitle1">Genre :</div>
<p>Féérie Féérique</p>
<div class="verdict">
<div class="subtitle1">Verdict :</div>
<p>Un récit fantastique très attachant, appuyé par un casting solide. Le scénario et la réalisation auraient peut-être mérité un peu plus d&#8217;énergie.</p>
<div class="captionfull"><img alt="small_3.gif" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/small_3.gif"></div>
</div>
<div class="pichte">
<div class="subtitle1">Pichte : </div>
<p>A coté de l&#8217;Angleterre, il y a le royaume magique de Stormhold. Comme les Anglais roulent du mauvais coté, ils ne l&#8217;ont jamais remarqué. Tristan, qui ne sait pas qu&#8217;il est l&#8217;héritier du trône, part y chasser une étoile filante pour convaincre une bourgeoise de l&#8217;épouser à lui plutôt qu&#8217;un autre bourgeois. Manque de pot, l&#8217;étoile c&#8217;est Claire Danes, du coup ça lui fait relativiser l&#8217;interêt de la bourgeoise. De plus, il est pas seul sur le coup : son psychopathe d&#8217;oncle concurrent à l&#8217;héritage et un trio de sorcières toutes fripées courent aussi derrière l&#8217;étoile pour en dévorer le coeur et obtenir l&#8217;immortalité. Il en résulte une course-poursuite plutôt bordélique dans tout le royaume où tout le monde poursuit tout le monde sans oublier de se jeter des épées, des sortilèges et des insultes.</p>
</div>
<h3 class="subtitle1">Ma (très) discutable opinion :</h3>
<p>Même si le matériau d&#8217;origine, un roman de Neil Gaiman, est de qualité, j&#8217;étais plutôt sceptique sur l&#8217;interêt de ce film. Le conte de fée au cinéma est généralement soit baclé soit prémaché à destination d&#8217;un public trop jeune. Fait rare : j&#8217;avais tort. Et <a href="http://imdb.com/title/tt0486655/">Stardust </a>est une surprise rafraîchissante. Pour preuve, les références qui viennent à l&#8217;esprit assez naturellement pendant le visionnage sont Princess Bride, Time Bandit et le Baron de Munchaüsen. Probablement les trois pointures de référence en la matière. Sans se hisser à leur niveau, on y retrouve un morceau de leur esprit, de leur originalité et du savoir-faire qui leur était associé dans cette épopée fantastique de bonne facture.</p>
<div class="captionright"><img alt="Stardust (2007)" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/stardust_2.jpg"></div>
<p>Filmé sur l&#8217;Île de Skye et partiellement en Islande, le film bénéficie d&#8217;un cadre assez exceptionnel et d&#8217;une photographie particulièrement léchée; Sans tomber dans les effets à outrance, certaines scènes sortent du lot, comme celle qui mettent en valeur la navire volant de Captain Shakespeare (<a href="http://imdb.com/name/nm0000134/">Robert de Niro</a>). Si la réalisation est parfaitement correcte, j&#8217;ai regretté un certain manque d&#8217;énergie. Le scénario est un peu en faute aussi car à l&#8217;exception d&#8217;un final plutôt réjouissant le film manque un peu de scènes d&#8217;action pour relancer le rythme. Rien de bien grave car l&#8217;histoire est suffisamment riche pour porter le spectateur jusqu&#8217;au bout du récit. Disposant d&#8217;un background assez original grâce à Neil Gaiman, le film nous fait rencontrer une galerie de personnages bien barrés et quelques décors sympathiques. Il manque toutefois de cet ingrédient &#8220;merveilleux&#8221; ou &#8220;grandiose&#8221; qui doit nous décroche la mâchoire soit nous emmène à vouloir définitivement aller déménager au pays des fées.</p>
<div class="captionleft"><img alt="Stardust (2007)" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/stardust_3.jpg"></div>
<p>Le casting est l&#8217;une des grandes réussites de Stardust. Heureux choix d&#8217;avoir donné le rôle de Tristan, le héros à cet inconnu de Charlie Cox. On s&#8217;attache rapidement à son personnage. Il a tout de même du mal à être à la hauteur de <a href="http://imdb.com/name/nm0000132/">Claire Danes</a> qui personnifie plutôt bien une étoile (non mais comme si j&#8217;avais la moindre idée de ce qu&#8217;il fallait pour correctement personnifier une étoile). La palme revient tout de même à Robert de Niro et <a href="http://imdb.com/name/nm0000201/">Michelle Pfeiffer</a>. Les deux en font des tonnes et cabotinent à coeur joie respectivement dans les rôles du Captain Shakespeare (un précieux gentilhomme qui fait de son mieux pour avoir une réputation de pirate sans pitié) et de Lamia, reine des sorcières très occupée à se ravaler littéralement la facade à coup de sortilège en attendant de retrouver la beauté éternelle. A coté d&#8217;eux, une belle brochette de seconds rôles pour incarner les fils du défunt roi, prétendants au trône qui se retrouvent l&#8217;un après l&#8217;autre à l&#8217;état de fantômes spectateurs des péripéties du dernier frangin survivant.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Vacancy (2007)</title>
		<link>http://jefferson.cracovie.com/featured/2007/11/29/vacancy-2007/</link>
		<comments>http://jefferson.cracovie.com/featured/2007/11/29/vacancy-2007/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Nov 2007 19:23:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jefferson</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Gros Plan]]></category>

		<category><![CDATA[Critiques de films]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://jefferson.cracovie.com/films/2007/11/29/vacancy-2007/</guid>
		<description><![CDATA[David et Amy sont sur le point de divorcer. De retour de je ne sais plus où, ils tombent en panne à mon-téléphone-chope-pas-de-signal-Land, en pleine nuit, et doivent se réfugier dans un motel miteux tenu par un binoclard chelou. Une fois installés dans leur chambre, des coups résonnent sur la porte commune avec la chambre voisine et sur la porte d’entrée. Trop flippant. Le téléphone sonne, mais personne à l’autre bout. Ca fait trop peur. Les portes et le téléphone sont même pas fait en image de synthèse. C’est de l’horreur à l’ancienne. Des gens avec des masques de hockey viendront alors les embêter toute la nuit. Mais ce sont même pas de vrais hockeyeurs. C’est trop bien pensé.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="captionleft"><img alt="Vacancy" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/vacancy_1.jpg" /></div>
<p> 
<div class="subtitle1">Genre :</div>
<p> Etap&#8217; H&#xF4;tel qui saigne&#xA0;
<div class="verdict">
<div class="subtitle1">Verdict :</div>
<p> Un thriller qui va &#xE0; l&#8217;essentiel avec un bon quart d&#8217;heure bien flippant au milieu et un sympathique clin d&#8217;oeil &#xE0; <a href="http://imdb.com/name/nm0000033/">Alfred H</a>.
<div class="captionfull"><img alt="small_3.gif" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/small_3.gif" /></div>
</p></div>
<div class="pichte">
<div class="subtitle1">Pichte : </div>
<p> David et Amy sont sur le point de divorcer. De retour de je ne sais plus o&#xF9;, ils tombent en panne &#xE0; mon-t&#xE9;l&#xE9;phone-chope-pas-de-signal-Land, en pleine nuit, et doivent se r&#xE9;fugier dans un motel miteux tenu par un binoclard chelou. Une fois install&#xE9;s dans leur chambre, des coups r&#xE9;sonnent sur la porte commune avec la chambre voisine et sur la porte d&#8217;entr&#xE9;e. Trop flippant. Le t&#xE9;l&#xE9;phone sonne, mais personne &#xE0; l&#8217;autre bout. Ca fait trop peur. Les portes et le t&#xE9;l&#xE9;phone sont m&#xEA;me pas faits en images de synth&#xE8;se. C&#8217;est de l&#8217;horreur &#xE0; l&#8217;ancienne. Des gens avec des masques de hockey viendront alors les emb&#xEA;ter toute la nuit. Mais ce sont m&#xEA;me pas de vrais hockeyeurs. C&#8217;est trop bien pens&#xE9;.</p></div>
<h3 class="subtitle1">Ma (tr&#xE8;s) discutable opinion :</h3>
<p>Il n&#8217;y a pas eu grand chose en mati&#xE8;re de film flippant cette ann&#xE9;e. Je crois m&#xEA;me que le quart d&#8217;heure vraiment efficace situ&#xE9; en milieu de film, lorsque le couple interpr&#xE9;t&#xE9; par la mimi <a href="http://imdb.com/name/nm0000295/">Kate Beckinsale</a> et le gentil <a href="http://imdb.com/name/nm0005561/">Luke Wilson</a>, est ce qu&#8217;il y a eu de mieux fait en mati&#xE8;re de flippe sur 2007. Un quart d&#8217;heure c&#8217;est pas long, mais quand c&#8217;est bien fait c&#8217;est suffisant. Sans user d&#8217;artifices exceptionnels (pas d&#8217;horreur trop graphique, pas de tortures tir&#xE9;es par les cheveux, pas d&#8217;effets sp&#xE9;ciaux sophistiqu&#xE9;s), juste avec une utilisation habile d&#8217;effets sonores, un d&#xE9;coupage efficace des plans, <a href="http://imdb.com/name/nm0030735/">Nimrod Antal</a> nous d&#xE9;livre une mont&#xE9;e d&#8217;adr&#xE9;naline tr&#xE8;s bien fichue lorsque le couple se retrouve harcel&#xE9;s par des coups sur les portes de leur chambre et des coups de fils sans interlocuteur, mais surtout lorsqu&#8217;ils d&#xE9;couvrent la raison de leur pr&#xE9;sence ici et la mani&#xE8;re dont ils la d&#xE9;couvrent. Un bon frisson.</p>
<div class="captionright"><img alt="Black Book" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/vacancy_2.jpg" /></div>
<p>Le r&#xE9;alisateur, dont je n&#8217;avais jamais entendu parler et qui a un CV encore assez modeste si l&#8217;on en croit l&#8217;IMDB, affiche ouvertement son admiration et son inspiration hitchcockienne d&#xE8;s le g&#xE9;n&#xE9;rique - qui rappelle visuellement celui de Vertigo, et se voit renforc&#xE9; par une musique aux couleurs d&#8217;hommage &#xE0; <a href="http://imdb.com/name/nm0002136/">Herrmann</a>. Le message est clair, m&#xEA;me si rien ici n&#8217;ira faire se retouner un Bates dans sa tombe. Construit comme un slasher en huis-clos dans lequel les personnages principaux ont &#xE9;t&#xE9; dot&#xE9;s d&#8217;un minimum de capacit&#xE9; c&#xE9;r&#xE9;brale, le film aligne un peu trop de clich&#xE9;s pour pr&#xE9;tendre faire date dans le genre. Il parvient toutefois &#xE0; g&#xE9;n&#xE9;rer un bon vrai moment de flippe chez le spectateur, quelques instants de suspens bien sentis et un poil de claustrophobie. Pas mal pour une premi&#xE8;re incursion dans le genre. L&#8217;ensemble manque toutefois de coh&#xE9;rence et le sc&#xE9;nario est presque aussi trou&#xE9; que mes chaussettes.</p>
<div class="captionleft"><img alt="Black Book" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/vacancy_3.jpg" /></div>
<p>Parlons un peu casting, car nous avons l&#xE0; un couple plut&#xF4;t surprenant pour ce genre de film. Difficile d&#8217;imaginer Luke Wilson dans la moindre sc&#xE8;ne flippante, habitu&#xE9;s que nous sommes de le voir en cr&#xE9;tin (sympathique) dans les <a href="http://imdb.com/title/tt0302886/">Old School</a>, <a href="http://imdb.com/title/tt0387808/">Idiocracy</a> et autres <a href="http://imdb.com/title/tt0445934/">Blades of Glory</a> (souvent accompagn&#xE9; de son pote <a href="http://imdb.com/name/nm0002071/">Will Ferrell</a>). Quant &#xE0; Kate Beckinsale, mise &#xE0; part son excursion fantastique des <a href="http://imdb.com/title/tt0320691/">Underworld</a>-<a href="http://imdb.com/title/tt0338526/">Van-Helsing</a>, la londonienne est plut&#xF4;t adepte des com&#xE9;dies dramatiques plut&#xF4;t convenues. Et il faut plut&#xF4;t admettre que le bin&#xF4;me nous cr&#xE9;e un couple cr&#xE9;dible et attachant, &#xE9;l&#xE9;ment d&#xE9;terminant si l&#8217;on veut avoir peur pour eux ne serait-ce qu&#8217;un minimum. A cot&#xE9; d&#8217;eux, <a href="http://imdb.com/name/nm0001844/">Frank Whaley</a> est un choix audacieux pour le tenancier vicelard, mais la mayonnaise n&#8217;a pas trop pris pour moi. Dommage car c&#8217;est un bon acteur. Pour conclure, il faut pr&#xE9;ciser que <a href="http://imdb.com/title/tt0452702/">Vacancy</a> a aussi le m&#xE9;rite de ne pas &#xEA;tre trop long. 1h20 avant g&#xE9;n&#xE9;rique est bien suffisant.    </p>
<p>Voil&#xE0; donc une p&#xE9;loche tr&#xE8;s recommandable pour une petite soir&#xE9;e pizza-flippe sans pr&#xE9;tention. Le film est d&#xE9;j&#xE0; sorti en <a href="http://www.play.com/DVD/DVD/4-/3348582/Vacancy/Product.html">DVD zone 2 UK</a> pour ceux que &#xE7;a int&#xE9;resse.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Black Book (2006)</title>
		<link>http://jefferson.cracovie.com/films/2007/11/07/black-book/</link>
		<comments>http://jefferson.cracovie.com/films/2007/11/07/black-book/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 07 Nov 2007 19:25:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jefferson</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Critiques de films]]></category>

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		<description><![CDATA[Black Book nous fait suivre, au coeur de la dernière année de la Seconde Guerre Mondiale, le périple de Rachel, une jeune chanteuse juive, au cours duquel elle verra ses proches périr, s'enrôlera dans la résistance pour séduire un officier allemand et passera pour une collabo. Le tout sur fond d'intrigues, de trahisons, d'actions de bravoure et de politique dans une Hollande contrastée dans ses rapports avec l'occupant nazi. Le meilleur film de Paul Verhoeven depuis "La Chair et le Sang". Brut, sincère et halletant. Une fresque qui emporte tout sur son passage.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="captionleft"><img src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/09/blackbook_1.jpg" alt="Black Book"/></div>
<p></p>
<div class="subtitle1">Genre :</div>
<p>Résistance Hollandaise</p>
<div class="verdict">
<div class="subtitle1">Verdict :</div>
<p> Le meilleur film de <a href="http://imdb.com/name/nm0000682/">Paul Verhoeven</a> depuis <a href="http://imdb.com/title/tt0089153/">La Chair et le Sang</a>. Brut, sincère et halletant. Une fresque qui emporte tout sur son passage.
<div class="captionfull"><img src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/small_4.gif" alt="small_4.gif" /></div>
</div>
<div class="pichte">
<div class="subtitle1">Pichte : </div>
<p>Black Book nous fait suivre, au coeur de la dernière année de la Seconde Guerre Mondiale, le périple de Rachel, une jeune chanteuse juive, au cours duquel elle verra ses proches périr, s&#8217;enrôlera dans la résistance pour séduire un officier allemand et passera pour une collabo. Le tout sur fond d&#8217;intrigues, de trahisons, d&#8217;actions de bravoure et de politique dans une Hollande contrastée dans ses rapports avec l&#8217;occupant nazi.</p></div>
<h3 class="subtitle1">Ma (très) discutable opinion :</h3>
<p>Je ne comprend pas pourquoi j&#8217;ai attendu autant pour voir ce film. D&#8217;autant plus que je l&#8217;avais repéré assez tôt par l&#8217;évènement important que représentait pour moi le retour de Verhoeven vers le cinéma hollandais (20 ans précisément depuis Soldier of Orange qui mettait lui aussi en scène la Hollande dans la Seconde Guerre Mondiale). Bref, le retard est rattrapé depuis ce week-end avec la vision de l&#8217;excellente édition Blu-Ray <a href="http://www.play.com/DVD/Blu-ray/4-/3385523/Black-Book/Product.html?cur=258">disponible notamment ici</a> (v.o. hollandaise sous-titrée en anglais). <a href="http://www.amazon.fr/Black-book-Houten-Carice-Van/dp/B000VLYJ46/ref=sr_1_1/403-3042213-6521215">Le DVD français étant prévu pour le 14 novembre</a>, cette critique est donc finalement tout à fait d&#8217;actualité. Et le film vaut amplement qu&#8217;on s&#8217;y attarde car il s&#8217;agit d&#8217;un morceau très important dans la filmo de notre barge de réalisateur hollandais préféré. A la fois film historique crédible, portrait politique (quoiqu&#8217;un peu léger sur ce point) d&#8217;une hollande occupée et thriller palpitant, Black Book est surtout un passionnant portrait de la nature humaine, exacerbée au possible par les tensions de la guerre et capable du meilleur, du pire et de toutes les nuances intermédiaires.</p>
<div class="captionright"><img src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/09/blackbook_2.jpg" alt="Black Book"/></div>
<p>Black Book, au sein de la Hollande occupée, nous fait donc traverser la dernière année du conflit, peut-être la plus violente et la plus apte à générer les traîtrises et à diviser les camps de par son intensité, la précipitation et la confusion qui ont régné durant les mois précédant la reddition des forces nazies. Nous traversons ce tourbillon du point de vue d&#8217;une jeune juive à qui rien ne sera épargnée et qui subira d&#8217;incessants drames et humiliations. Elle y répond par un mélange touchant de bravoure et d&#8217;impuissance. Autour d&#8217;elle valsent les morts et les trahisons. Les petites faiblesses des hommes créées par la peur, l&#8217;impuissance ou la convoitise alternent avec les pires horreurs des bourreaux. Une palette de comportement très large comme seule la guerre sait ainsi les fédérer. Si Soldier of Orange était un véritable hymne à la résistance hollandaise, nous sommes ici dans une teinte plus grisée, et l&#8217;on y perçoit une face plus sombre de cette résistance formée d&#8217;hommes imparfaits et faibles devant le danger et les tentations. Et le réalisateur nous sert cela au milieu d&#8217;un thriller qui n&#8217;est rien de moins que palpitant durant plus de deux heures.</p>
<div class="captionleft"><img src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/09/blackbook_3.jpg" alt="Black Book"/></div>
<p>Nous sommes dans un film de Verhoeven, et un chat y sera toujours représenté par un chat. Le film est brutal, violent, et a sa dose de cul. Lorsque l&#8217;héroïne est humiliée, c&#8217;est un chaudron de merde que l&#8217;on déverse littéralement sur elle. Le film ne verse toutefois jamais dans la vulgarité et chaque scène sert son propos. Le tout est parfaitement fondu dans une trame de thriller classique et très efficace, parfois au détriment du message politique qui passe souvent en second plan. Mais c&#8217;est peut-être pour le meilleur car cela forme un film passionnant qui montre notamment que Verhoeven a bien appris ses leçons à Hollywood : les scènes d&#8217;action sont superbes de réalisation. On ne s&#8217;ennuie pas un seul instant.</p>
<p>Pour parfaire le tout, <a href="http://imdb.com/name/nm0396924/">Carice van Houten</a>, qui joue Rachel, et sur laquelle une grande partie de l&#8217;équilibre du film réside, est superbe de naturel et emmène un charme bienvenu à une histoire parfois très sombre. Je suis assez impatient de la revoir dans <a href="http://imdb.com/title/tt0985699/">Valkyrie</a>, le prochain film de Brian Singer qui, coïncidence, se passera lui aussi dans le décor de la Seconde Guerre Mondiale.</p>
<p>Vous l&#8217;aurez compris, Black Book est un film complet et intense. Je le recommande chaleureusement.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>The Condemned (2007)</title>
		<link>http://jefferson.cracovie.com/films/2007/10/27/the-condemned/</link>
		<comments>http://jefferson.cracovie.com/films/2007/10/27/the-condemned/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 27 Oct 2007 11:53:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jefferson</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Critiques de films]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://jefferson.cracovie.com/films/2007/10/27/the-condemned/</guid>
		<description><![CDATA[Conrad est une sorte de super-marines qui s'ennuie un peu dans une prison sud-américaine en attendant la peine capitale. En plus c'est trop triste car il est innocent. Conrad est aussi rempli de muscles de partout et peut tuer les gens à coup de giffles façon Bud Spencer. Un milliardaire qui s'ennuie aussi va le choisir pour un évènementiel visible sur Internet au cours duquel une poignée de prisonniers devront s'entretuer à coup de tatanes sur une île koh-lantesque pour gagner leur liberté.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="captionleft"><img src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/10/condemned_1.jpg" alt="The Condemned"/></div>
<p></p>
<div class="subtitle1">Genre :</div>
<p>Koh Lanta</p>
<div class="verdict">
<div class="subtitle1">Verdict :</div>
<p> Un acteur principal qui joue comme une chaussure et un script qui peut tenir dans une feuille à rouler. C&#8217;est si con que ça fait parfois du bien.
<div class="captionfull"><img src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/small_1.gif" alt="small_1.gif" /></div>
</div>
<div class="pichte">
<div class="subtitle1">Pichte : </div>
<p>Conrad est une sorte de super-marines qui s&#8217;ennuie un peu dans une prison sud-américaine en attendant la peine capitale. En plus c&#8217;est trop triste car il est innocent. Conrad est aussi rempli de muscles de partout et peut tuer les gens à coup de giffles façon Bud Spencer. Un milliardaire qui s&#8217;ennuie aussi va le choisir pour un évènementiel visible sur Internet au cours duquel une poignée de prisonniers devront s&#8217;entretuer à coup de tatanes sur une île koh-lantesque pour gagner leur liberté.</p></div>
<h3 class="subtitle1">Ma (très) discutable opinion :</h3>
<p> Avec des ingrédients comme ceux qui composent <a href="http://imdb.com/title/tt0443473/">The Condemned </a>- un script cent fois déjà vu dans des films parfois très bons (<a href="http://imdb.com/title/tt0266308/">Battle Royale</a>, <a href="http://imdb.com/title/tt0093894/">Running Man</a>, <a href="http://imdb.com/title/tt0084540/">Le Prix du Danger</a>), un acteur aussi charismatique qu&#8217;une casserole et un budget tendu comme un slip - il n&#8217;y a généralement que deux issues : soit on tombe sur un magicien prometteur en guise de réalisateur et on se retrouve avec une série B détonnante qui crée la surprise, soit on obtient une sorte mayonnaise de ratée (du genre de celle qui coule de la cuillère quand on se sert et qui n&#8217;a pris que le goût de l&#8217;huile). <em>The Condemned </em>est destiné à lancer la carrière cinéma de <a href="http://imdb.com/name/nm0042524/">Steve Austin </a>(rien à voir avec celui qui tombe à pic), un catcheur très connu aux Etats-Unis. Soyons clair dès le départ, c&#8217;est très mal barré pour lui. Même pour un direct-to-video, il n&#8217;y a pas grand chose à sauver de <em>The Condemned</em>.</p>
<div class="captionright"><img src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/10/condemned_2.jpg" alt="The Condemned"/></div>
<p>Là où certains films sur le même thème ont su utiliser le cynisme de leur sujet pour construire une critique d&#8217;une société de plus en plus voyeuriste et d&#8217;une dérive évidente des moeurs télévisuels, on ne peut pas dire que ce film là joue sur le même plan. Nous avons plutôt ici une série B qui cherche à justifier un sadisme facile par un prétexte moralisateur maladroit et fabriqué de toute pièce. Une fois que l&#8217;on sait qu&#8217;il n&#8217;y a rien à tirer du fond, on peut toujours essayer de s&#8217;accrocher à la forme. Manque de pot, les scènes d&#8217;action sont maladroitement construites et les combats semblent cadrés en pleine crise d&#8217;épilepsie. Difficile de les suivre, difficile de s&#8217;y impliquer. <em>The Condemned</em> rate toutes ses cibles et ne décolle pas de son statut de cheap-movie destiné à ratisser large dans les vidéoclubs par un pitch primitif (cf la jaquette).</p>
<div class="captionleft"><img src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/10/condemned_3.jpg" alt="The Condemned"/></div>
<p>Dommage. J&#8217;avais eu la naïveté de crois un instant qu&#8217;il y aurait un peu plus à sauver. La seule étoile que j&#8217;ai mis sur ma note reste pour les quelques bons moments que l&#8217;on passe à se moquer de ce Steve Austin (que j&#8217;ai découvert ici avec bonheur) et ses deux expressions : la première c&#8217;est l&#8217;impassibilité totale, la seconde c&#8217;est l&#8217;impassabilité totale avec une pointe de colère schématisée par le froncement d&#8217;un quart de sourcil (gauche). Courage Steve, prochaine leçon : le sourire (ne pas rater le plan final du film pour voir à quel point il a besoin de cette leçon là.).</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Hostel: Part II (2007)</title>
		<link>http://jefferson.cracovie.com/featured/2007/10/19/hostel-part-ii/</link>
		<comments>http://jefferson.cracovie.com/featured/2007/10/19/hostel-part-ii/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 19 Oct 2007 18:28:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jefferson</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Gros Plan]]></category>

		<category><![CDATA[Critiques de films]]></category>

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		<description><![CDATA[Après les évènements du premier film dans lequel une palanquée de routards se faisaient embobiner dans une auberge de jeunesse slovaque pour terminer tout épluchés, nous voici face à une nouvelle série d’évènements dans laquelle une palanquée de routardes toutes neuves vont se faire éplucher à leur tour par des monsieur-tout-le-monde suffisamment fortunés et tordus pour se payer les services de la mystérieuse organisation Elite Hunting. NB : ce film n’est pas sponsorisé par l’office de tourisme slovaque.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="captionleft"><img src="/wp-content/uploads/2007/10/hostel2-1.jpg" alt="The Condemned"/></div>
<p></p>
<div class="subtitle1">Genre :</div>
<p>Gore du Routard</p>
<div class="verdict">
<div class="subtitle1">Verdict :</div>
<p> Si la réalisation est très réussie, le script est sans surprise et le film perd l&#8217;humour du premier opus. Les avis seront partagés.
<div class="captionfull"><img src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/small_2.gif" alt="small_2.gif" /></div>
</div>
<div class="pichte">
<div class="subtitle1">Pichte : </div>
<p>Après les évènements du premier film dans lequel une palanquée de routards se faisaient embobiner dans une auberge de jeunesse slovaque pour terminer tout épluchés, nous voici face à une nouvelle série d’évènements dans laquelle une palanquée de routardes toutes neuves vont se faire éplucher à leur tour par des monsieur-tout-le-monde suffisamment fortunés et tordus pour se payer les services de la mystérieuse organisation Elite Hunting. NB : ce film n’est pas sponsorisé par l’office de tourisme slovaque.</p></div>
<h3 class="subtitle1">Ma (très) discutable opinion :</h3>
<p> Comme pour beaucoup de suite - et au-delà de l’argument commercial évident - on peut finalement se demander si celle-ci était vraiment nécessaire. Après tout l’original en révélait déjà suffisamment : la mystérieuse organisation Elite Hunting, les clients qui paient pour assouvir leurs pulsions les plus malsaines, les victimes et le modus operandi de leur capture… Finalement Hostel 2 est une version mise à jour du premier opus. Comme un logiciel bénéficiant d’améliorations. La réalisation joue ici dans une toute autre cour, la caméra virevolte et se cumule à une utilisation de la musique qui insuffle une poésie malsaine à plusieurs scènes très brutales. Cette upgrade a même bénéficié aux cellules des victimes qui se voient maintenant équipées de digicodes et de suites VIP.</p>
<div class="captionright"><img src="/wp-content/uploads/2007/10/hostel2-2.jpg" alt="The Condemned"/></div>
<p>La multiplication et la modification des points de vue représentent le changement majeur dans le script. Les victimes sont maintenant un groupe de filles, dont on se prend à s’intéresser à leur discussions et leurs états d’âmes avant de les voir se faire embarquer dans le même couloir de la mort que leurs prédécesseurs masculins, guidées par une certaine Axelle (mignonne <a href="http://imdb.com/name/nm0430236/">Vera Jordanova</a>). On en découvre un peu plus (mais pas trop toutefois) sur Elite Hunting par le biais du boss de cette organisation qui semble être une représentation (mais avec quel degré d’autodérision ?) de la perception des américains sur une Europe de l’est encore partie intégrante pour eux des fables de la guerre froide et d’une Terra Incognita. Enfin, la partie du récit qui suit les deux bourreaux en puissance est un élément très intéressant, s’efforçant de donner une épaisseur à la motivation malsaine qui emmène des quidams à faire un tel choix du sang.</p>
<div class="captionleft"><img src="/wp-content/uploads/2007/10/hostel2-3.jpg" alt="The Condemned"/></div>
<p>L’exploitation de ces différents points de vue rend la première heure du film très intéressante. Quant à la partie la plus “annoncée” du film - les tergiversations sanguinolentes des bourreaux dans les donjons d’Elite - elle est finalement ni si choquante, ni si palpitante que ça. Cela va du grandguignolesque plutôt réussi avec la défiguration de l’une des victimes par un mouvement maladroit de l’un des bourreaux débutants, au plus pathétique lorsque <a href="http://imdb.com/name/nm0744834/">Eli Roth</a> cherche une tendance “porn torture” avec la scène du bain de sang au cours de laquelle on a plus de pitié que de dégoût pour l’actrice qui joue le bourreau. Bon certes, la scène du “ciseau” (ceux qui ont vu le film savent à quoi je fais référence) est tout de même visuellement assez explicite et vous fera lever de un à deux sourcils selon si vous êtes une femme ou un homme.</p>
<p>Il reste un film mitigé - qui partagera beaucoup son public - et auquel il manque surtout à mes yeux cette touche d’humour noire que j’avais particulièrement appréciée lors du premier film.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Death Proof (2007)</title>
		<link>http://jefferson.cracovie.com/films/2007/10/08/death-proof/</link>
		<comments>http://jefferson.cracovie.com/films/2007/10/08/death-proof/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Oct 2007 20:46:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jefferson</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Critiques de films]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://jefferson.cracovie.com/films/2007/10/08/death-proof/</guid>
		<description><![CDATA[Kurt Russell est<em> Stuntman Mike</em>, un cascadeur bien nommé, à la peau bien rapée, qui fait rien qu’à terroriser et zigouiller des demoiselles. Après un premier épisode meurtrier plutôt en sa faveur dans lequel il met sa race à une bande de copines de Tarantino qui peuvent juste pas s’arrêter de parler bon sang, Stuntman Mike va s’attaquer à un autre groupe de filles tout aussi légèrement vêtues et tout aussi pénibles à écouter. Pas de bol, elles prennent le truc assez mal et décident de lui en mettre plein la bougie à coup de Dodge Challenger et de tatanes dans sa tête de cascadeur.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="captionleft"><img src="/wp-content/uploads/2007/10/deathproof-1-thumb.jpg" alt="Death Proof"/></div>
<p></p>
<div class="subtitle1">Genre :</div>
<p>Funky Crash</p>
<div class="verdict">
<div class="subtitle1">Verdict :</div>
<p> Deux superbes scènes d’actions noyées dans des dialogues pompeux au possible. On retiendra un <a href="http://imdb.com/name/nm0000621/">Kurt Russel</a> excellent et un <a href="http://imdb.com/name/nm0000233/">Tarantino </a>décevant.
<div class="captionfull"><img src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/small_2.gif" alt="small_2.gif" /></div>
</div>
<div class="pichte">
<div class="subtitle1">Pichte : </div>
<p>Kurt Russell est<em> Stuntman Mike</em>, un cascadeur bien nommé, à la peau bien rapée, qui fait rien qu’à terroriser et zigouiller des demoiselles. Après un premier épisode meurtrier plutôt en sa faveur dans lequel il met sa race à une bande de copines de Tarantino qui peuvent juste pas s’arrêter de parler bon sang, Stuntman Mike va s’attaquer à un autre groupe de filles tout aussi légèrement vêtues et tout aussi pénibles à écouter. Pas de bol, elles prennent le truc assez mal et décident de lui en mettre plein la bougie à coup de Dodge Challenger et de tatanes dans sa tête de cascadeur.</div>
<h3 class="subtitle1">Ma (très) discutable opinion :</h3>
<p> Avant d’expliquer les raisons de ma déception, je tiens à souligner que je suis fan de deux éléments majeurs qui caractérisent ce film : le premier, c’est le bon cinéma &#8220;d’exploitation&#8221;, décomplexé et souvent décérébré, des années 70 auquel il est ici rendu hommage. J’ai découvert <a href="http://imdb.com/title/tt0067927/">Vanishing Point</a> en VHS quand j’avais quatorze ans et Kowalski a une place à part dans mon panthéon d’anti-héros. la seconde est Tarantino lui-même. Comme beaucoup de cinéphiles, je suis fan du bonhomme. Il a un enthousiasme débordant, une passion du cinéma de genre communicative dans tous ses films, la qualité de ses dialogues n’est plus à démontrer (lorsqu’il est inspiré) et pour ne rien gâcher il est un réalisateur et un chef op’ talentueux.</p>
<div class="captionright"><img src="/wp-content/uploads/2007/10/deathproof-2-thumb.jpg" alt="Death Proof"/></div>
<p><a href="http://imdb.com/title/tt1028528/">Death Proof</a> était à l’origine l’une des deux moitiés du programme <a href="http://imdb.com/title/tt0462322/">Grindhouse</a>, dans lequel Tarantino voulait recréer avec son (ex-?)pote <a href="http://imdb.com/name/nm0001675/">Robert Rodriguez</a> l’ambiance des double-features des films cheap d’exploitation projetés à bas prix dans les années 60 et 70. Un projet qui n’a pas séduit la production, cette dernière ayant demandé un remontage et des projections séparés des deux films (l’autre étant le bien meilleur <a href="http://imdb.com/title/tt1077258/">Planet Terror</a>). Si l’on peut trouver curieux l’idée de vouloir faire une resucée de films dans l’ensemble plutôt mauvais et fauchés à coup de dizaines de millions de dollars, j’attendais tout de même avec impatience de voir le résultat de cette démarche. Grande déception. Visiblement trop confiant en sa capacité à écrire au kilomètre des dialogues funky-cool tendance nerd, Tarantino nous en abreuve ici au point de nous noyer littéralement d’ennui. Il faut attendre 25 minutes d’une triste longueur, où seuls les jolis minois des actrices permettront à une partie concernée de l’audience de ne pas s’endormir, avant de voir surgir une brève, violente et insidieusement superbe scène d’action.</p>
<div class="captionleft"><img src="/wp-content/uploads/2007/10/deathproof-3-thumb.jpg" alt="Death Proof"/></div>
<p>Le film entame alors sa seconde partie et nous replonge dans un autre flot de dialogues pas beaucoup plus inspiré qui mènera (enfin) aux 20 meilleures et dernières minutes du film le long d’une poursuite auto à la réalisation stupéfiante. 25 minutes à sauver sur un film de deux heures, c’est peu. Sur la forme on appréciera bien sûr la démarche de retrouver l’aspect craspec des bobines usagées des films d’époque, la touche légèrement seventies des costumes, les cylindrées utilisées, les pertes de couleurs et autres caractéristiques. Le tout accompagné d’incessantes références de Tarantino à un cinéma qu’il aime aimer, mais surtout (et c’est un peu la goute d’eau) à son propre cinéma, se mettant ainsi lui-même au niveau des oeuvres qu’il a choisi de glorifier. Ego, quand tu nous tiens…</p>
<p>Sur une note plus positive les fans de Kurt Russell se régaleront, cet ours se bonifie avec l’âge et nous offre un Stuntman Mike aussi appréciable à regarder en prédateur qu’en proie. Et comme d’habitude chez Tarantino : mention spéciale à la bande originale. Voilà un domaine dans lequel il n’a encore jamais fait la moindre faute de goût.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>1408 (2007)</title>
		<link>http://jefferson.cracovie.com/films/2007/10/04/1408/</link>
		<comments>http://jefferson.cracovie.com/films/2007/10/04/1408/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 04 Oct 2007 19:43:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jefferson</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Critiques de films]]></category>

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		<description><![CDATA[Genre : Epouvante hôtelière
Verdict : Un John Cusack très convaincant et un film bien mené. Probablement l&#8217;une des meilleures adaptations de Stephen King depuis Misery. Dommage que la fin soit un peu boiteuse.

Pichte : John Cusack est un écrivain cynique qui fait rien qu&#8217;à dire que les fantômes ça existe pas. Il est intrigué par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/09/1408_1.jpg' alt='1408' align='left'/><strong>Genre :</strong> Epouvante hôtelière</p>
<p><strong>Verdict :</strong> Un <a href="http://imdb.com/name/nm0000131/"><em>John Cusack</em></a> très convaincant et un film bien mené. Probablement l&#8217;une des meilleures adaptations de <a href="http://imdb.com/name/nm0000175/"><em>Stephen King</em></a> depuis <a href="http://imdb.com/title/tt0100157/"><em>Misery</em></a>. Dommage que la fin soit un peu boiteuse.<br />
<img src='http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/small_3.gif' alt='small_3.gif' /></p>
<p><strong>Pichte : </strong><em>John Cusack</em> est un écrivain cynique qui fait rien qu&#8217;à dire que les fantômes ça existe pas. Il est intrigué par la chambre 1408 du Dolphin Hotel dans laquelle les gens n&#8217;arrêtent pas de mourir depuis cent ans. <a href="http://imdb.com/name/nm0000168/"><em>Samuel L. Jackson</em></a>, le gérant, lui déconseille d&#8217;y aller : &#8220;Ca fait trop peur n&#8217;y allez pas oh mon Dieu !&#8221;. &#8220;Même pas peur&#8221; répond <em>John Cusack</em>. L&#8217;écrivain s&#8217;aventure donc dans la chambre qui s&#8217;avèrera être très méchante et lui jettera plein de meubles à la figure et lui rappelera des mauvais souvenirs jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il en pleure.</p>
<p><strong>Ma (très) discutable opinion :</strong> Cela faisait longtemps. Longtemps que nous n&#8217;avions pas eu une (très) bonne adaptation de<em> Stephen King</em>, longtemps que nous n&#8217;avions pas eu un film censé faire un peu flipper sans entasser trop d&#8217;images de synthèses, d&#8217;hectolitres de sang ou de cliché comme faire brusquement surgir un chat d&#8217;un placard. Et longtemps que nous n&#8217;avions pas vu <em>John Cusack</em> dans un rôle qui tient la route. Mieux vaut tard que jamais, nous voici ici avec une sorte d&#8217;excellent épisode de la quatrième dimension. Old school rules. Comme l&#8217;a déclaré le réalisateur <a href="http://imdb.com/name/nm0405632/"><em>Mikael Håfström</em></a> sa volonté était de faire une sorte de version longue de la célèbre scène de la chambre 237 de Shining. Force est de constater qu&#8217;il a plutôt réussi son pari.</p>
<p><img src='http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/09/1408_2.jpg' alt='1408' /></p>
<p>Les écrivains ont la vie dure dans les romans et nouvelles de <em>Stephen King</em>, ce n&#8217;est pas nouveau. Quand ils ne dérivent pas vers la folie, corrompus par des esprits ou en proie à leurs propres démons (<a href="http://imdb.com/title/tt0363988/"><em>Secret Window</em></a>, <em><a href="http://imdb.com/title/tt0081505/">Shining</a></em>, <a href="http://imdb.com/title/tt0106664/"><em>The Dark Half</em></a>), ils se font déboiter les chevilles par des aficionados cinglés (<a href="http://imdb.com/title/tt0100157/"><em>Misery</em></a>) ou attaquer par des extraterrestres (<a href="http://imdb.com/title/tt0106156/"><em>The Tommyknockers</em></a>) et des vampires (<a href="http://imdb.com/title/tt0079844/"><em>Salem&#8217;s Lot</em></a>). <a href="http://imdb.com/title/tt0450385/"><em>1408</em></a>, qui est l&#8217;adaptation d&#8217;une de ses nouvelles, reste dans cette lignée et met en scène <em>John Cusack</em> dans un rôle d&#8217;écrivain cynique qui lui va à merveille. Le choix de <em>Cusack</em> est peut-être l&#8217;élément clef dans la réussite de ce film car pratiquement tout repose ici sur ses épaules. La descente progressive qu&#8217;il fera dans la folie distillée par cette chambre maléfique est communicative et parfaitement saisie par l&#8217;acteur. Je pense que <em>Cusack</em> n&#8217;a pas été aussi bon depuis <a href="http://imdb.com/title/tt0146882/"><em>High Fidelity</em></a>.</p>
<p><img src='http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/09/1408_3.jpg' alt='1408' /></p>
<p>La réalisation reste relativement modérée dans ses effets (si l&#8217;on tient compte de ce que sont devenus les films de flippe de ces dix dernières années), même si je me serais bien passé de certaines exagérations dans la seconde moitié du film. Nous avons là un film qui sait bâtir un suspense, utilise correctement son personnage principal et s&#8217;appuie sur des ressorts plus psychologiques que visuels. Sachant être émouvant dans le traitement des différents échecs et drame de sa vie de l&#8217;écrivain, malsain et flippant dans le comportement de la chambre vis à vis de sa victime et n&#8217;oubliant pas d&#8217;instiller un peu de légèreté dans son début avec le savoureux dialogue entre <em>Cusack </em>et <em>Jackson</em>, <em>1408  </em>est un intéressant tour de montagnes russes dans une ambiance de huis-clos.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Live free or die hard (2007)</title>
		<link>http://jefferson.cracovie.com/films/2007/10/02/live-free-or-die-hard/</link>
		<comments>http://jefferson.cracovie.com/films/2007/10/02/live-free-or-die-hard/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Oct 2007 20:12:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jefferson</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Critiques de films]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://jefferson.cracovie.com/films/2007/10/02/live-free-or-die-hard/</guid>
		<description><![CDATA[Genre : Yippee-ki-yay-movie
Verdict : Un baroud d&#8217;honneur plutôt sympathique et efficace pour ce qu&#8217;on espère toutefois être la dernière aventure de John McLane.

Pichte : Lorsque des hackers top-models, mené par un ancien informaticien de la NSA, décident de pirater le monde (les Etats-Unis donc), seul John McLane est dans le coin pour les en empêcher. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/10/diehard4_1.jpg' alt='Live free or die hard' align='left' /><strong>Genre :</strong> Yippee-ki-yay-movie</p>
<p><strong>Verdict :</strong> Un baroud d&#8217;honneur plutôt sympathique et efficace pour ce qu&#8217;on espère toutefois être la dernière aventure de John McLane.<br />
<img src='http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/small_3.gif' alt='small_3.gif' /></p>
<p><strong>Pichte : </strong>Lorsque des hackers top-models, mené par un ancien informaticien de la NSA, décident de pirater le monde (les Etats-Unis donc), seul John McLane est dans le coin pour les en empêcher. Aidé par son nouvel ami, hacker lui aussi, il va se retrouver confronté à toutes les méchancetés que lui feront les méchants hackers : feux rouges qui passent au vert, feux verts qui passent au rouge, etc. Devant tant de technologie il choisira d&#8217;utiliser les bonnes vieilles méthodes traditionnelles : jeter des voitures sur les hélicoptères, faire des cascades, donner des coups de tête et sortir des vannes.</p>
<p><strong>Ma (très) discutable opinion :</strong> Il faut être honnête, j&#8217;avais très envie de retrouver John McLane. Le premier <a href="http://imdb.com/title/tt0095016/">Die Hard</a> reste pour moi un film charnière qui m&#8217;avait fait véritablement prendre conscience de ce que pouvait apporter une réalisation intelligente et précise à une histoire, aussi simple soit-elle (<a href="http://imdb.com/name/nm0001532/">John McTiernan</a>, je t&#8217;aime). Le montage de certaines scènes de  ce film restent aujourd&#8217;hui des références étudiées à juste titre dans certaines écoles de cinéma. Servi par une séquelle de moins bonne qualité, mais tout de même réussie, et un troisième opus superbe dans lequel McTiernan montait de nouveau la barre très haut, McLane était devenu à juste titre l&#8217;icône du cinéma d&#8217;action des années 90. A-t-il pour autant ce qu&#8217;il faut pour tenir la route dans les années 00 ?</p>
<p><img src='http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/10/diehard4_2.jpg' alt='Live free or die hard' /></p>
<p>Jouer sur le décalage d&#8217;un John McLane blasé, usé, fidèle au bon vieux lui-même, dans un univers dont les règles le font passer pour une pièce de musée est la meilleure idée du script de l&#8217;inconnu <a href="http://imdb.com/name/nm0093560/">Mark Bomback</a>. <em>&#8220;You&#8217;re a Timex in a digital age&#8221; </em>comme se plait à lui balancer le boss des bad guys qu&#8217;incarne un excellent <a href="http://imdb.com/name/nm0648249/">Timothy Olyphant</a> parfaitement choisi pour ce personnage. McLane qui, dans sa voiture de patrouille, au début du film marque une pause avant de répondre à l&#8217;appel radio par un &#8220;McLane&#8221; que l&#8217;on entend comme un &#8220;What now ?&#8221; désabusé, McLane qui met un peu plus de temps qu&#8217;avant à se relever quand il vient de sauter d&#8217;une voiture en marche ou de survivre à une explosion de C4, les détails de ce genre sont nombreux. McLane est toujours le même, mais juste un peu plus vieux.</p>
<p><img src='http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/10/diehard4_3.jpg' alt='Live free or die hard' /></p>
<p>Le reste du script est un sérieux bordel au milieu d&#8217;une menace technologique qui ne prend jamais vraiment et perd en crédibilité au fur et à mesure que le film progresse, malgré le charisme de Timothy Olyphant. Seuls comptent les moments de bravoure de McLane (dont la surenchère va jusqu&#8217;à l&#8217;embarquer dans une course-poursuite assez déjantée entre un semi-remorque et un F-35), l&#8217;interprétation de <a href="http://imdb.com/name/nm0000246/">Willis </a>qui fait toujours autant corps avec ce personnage et la reliation plutôt sympathique avec son sidekick interprété par <a href="http://imdb.com/name/nm0519043/">Justin Long</a>. Si le film n&#8217;est pas trop mal réalisé, les effets sont paradoxalement plutôt veillots (très mauvaise utilisation de la synthèse - à l&#8217;inverse, pour prendre un exemple récent, de <a href="http://imdb.com/title/tt0440963/">The Bourne Ultimatum</a>). Mais ne boudons pas notre plaisir car ce sont des retrouvailles agréables, et un film pop-corn que l&#8217;on regarde avec beaucoup de plaisir. La conclusion que beaucoup partageront en revanche est qu&#8217;il vaut mieux maintenant laisser John McLane au panthéon des action-heroes et clore la série une bonne fois pour toute (on peut toujours rêver).</p>
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		<title>Hot Fuzz (2007)</title>
		<link>http://jefferson.cracovie.com/films/2007/09/28/hot-fuzz/</link>
		<comments>http://jefferson.cracovie.com/films/2007/09/28/hot-fuzz/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 28 Sep 2007 20:10:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jefferson</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Critiques de films]]></category>

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		<description><![CDATA[Genre : Bad Boys des campagnes
Verdict : Excellent film. Drôle et très bien construit. Du même niveau que Shaun of the Dead mais en presque mieux.

Pichte : Nicholas Angel (Simon Pegg) est le meilleur flic de Londres. Comme tous ses collègues passent pour des guignols à coté de ses résultats, il se retrouve muté dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/09/hotfuzz_1.jpg' alt='Hot Fuzz' align='left'/><strong>Genre :</strong> Bad Boys des campagnes</p>
<p><strong>Verdict :</strong> Excellent film. Drôle et très bien construit. Du même niveau que <a href="http://www.imdb.com/title/tt0365748/"><em>Shaun of the Dead</em></a> mais en presque mieux.<br />
<img src='http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/small_4.gif' alt='small_4.gif' /></p>
<p><strong>Pichte : </strong>Nicholas Angel (<a href="http://www.imdb.com/name/nm0670408/"><em>Simon Pegg</em></a>) est le meilleur flic de Londres. Comme tous ses collègues passent pour des guignols à coté de ses résultats, il se retrouve muté dans un village paumé du Gloucestershire où il doit faire équipe avec Danny Butterman (<a href="http://www.imdb.com/name/nm0296545/"><em>Nick Frost</em></a>), son parfait opposé. Il ne faudra pas longtemps pour que le nouveau flic s&#8217;interroge sur le nombre élevé de morts violentes qui prennent place dans ce village parfait en apparence et soupçonne le gérant du supermarché (<a href="http://www.imdb.com/name/nm0001096/"><em>Timothy Dalton</em></a>). Mais comme de par hasard personne ne voudra le croire.</p>
<p><strong>Ma (très) discutable opinion :</strong> <a href="http://www.imdb.com/name/nm0942367/"><em>Edgar Wright</em> </a>et <em>Simon Pegg</em> entrent dans cette catégorie de cinéastes amoureux d&#8217;un cinéma populaire dans lequel ils ont été plongés depuis leur plus tendre enfance. Ils en ont tiré (à l&#8217;instar d&#8217;un <a href="http://www.imdb.com/name/nm0000233/"><em>Tarantino</em></a>) une connaissance parfaite des codes du film de genre (<em>zombie movie </em>pour <em>Shaun of the Dead</em> et <em>buddy movie </em>pour ce <em>Hot Fuzz</em>) et un stock infini de références diverses dans lesquelles puiser à volonté pour truffer leurs films d&#8217;hommages, de clins d&#8217;oeil et autres gimmicks familiers. Avec <em>Hot Fuzz</em>, le duo nous apporte un cocktail très réussi de comédie britannique et de film d&#8217;action burné sauce hollywoodienne. Quand Agatha Christie rencontre John McLane.</p>
<p><img src='http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/09/hotfuzz_2.jpg' alt='Hot Fuzz' /></p>
<p>Après le film de zombies, c&#8217;est donc au polar d&#8217;action bien hollywoodien - avec spécialisation buddy movie - auquel le binôme le plus en vue du cinéma comique britannique s&#8217;attaque. <em>Shaun of the Dead </em>était une réussite sur toute la ligne, et <em>Hot Fuzz</em> l&#8217;est tout autant. Peut-être même plus, mais la préférence deviendra sûrement subjective. Si les dialogues étaient plus croustillants dans <em>SotD</em>, on retrouve ici un scénario plus astucieux et truffé de pépites qui permettront de voir et revoir le film en se replongeant dans les détails. En choisissant de camper cet improbable duo de flic dans la campagne anglaise, le comique de décalage joue à plein et s&#8217;amuse à transposer des éléments scénaristiques que l&#8217;on est plutôt habitués à découvrir dans des Los Angeles et autre New York.  Prenant le temps d&#8217;installer son contexte, ses personnages, le crescendo est parfaitement maîtrisé tant sur l&#8217;aspect de la comédie que de l&#8217;action.</p>
<p><img src='http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/09/hotfuzz_3.jpg' alt='Hot Fuzz' /></p>
<p>Le film mélange les genres avec un naturel désarmant passant de la comédie de situation (on retrouve un style que certains ont pu apprécier dans la récente et excellente série <a href="http://www.imdb.com/title/tt0478942/"><em>Life on Mars</em></a> de la BBC mettant en scène un flic qui se retrouve transportés dans les années 70 et doit réapprendre à vivre à cette époque), le film d&#8217;action à la sauce <a href="http://www.imdb.com/name/nm0000881/"><em>Michael Bay</em></a> ou <a href="http://www.imdb.com/name/nm0001532/"><em>McTiernan</em></a>(les références à l&#8217;<a href="http://www.imdb.com/title/tt0093409/"><em>Arme Fatale</em></a>, <a href="http://www.imdb.com/title/tt0102685/"><em>Point Break</em></a> et autres <a href="http://www.imdb.com/title/tt0112442/"><em>Bad Boys</em></a> sont nombreuses, parfois même littérales) et le thriller tendance slasher. Sans jamais tomber dans l&#8217;excès, le script nous entraîne dans l&#8217;amour du cinéma de genre des auteurs et est servi par une distribution sans faille - le public anglais reconnaîtra même de nombreux cameos de certaines de leurs plus grandes stars du grand écran. <em>Simon Pegg</em> et <em>Nick Frost</em> en tête, l&#8217;alchimie de leur jeu est palpable après dix ans de collaboration et nous offre l&#8217;histoire d&#8217;une amitié sincère entre ces deux flics que tout oppose.</p>
<p>Avec un crescendo maîtrisé, le film prend le temps d&#8217;installer ses personnages et surtout le décor improbable de ce village - évidemment trop parfait pour être vrai - avant de basculer dans le thriller et l&#8217;action, mais sans jamais négliger l&#8217;humour. On a même droit à une scène inoubliable dans un supermarché Somerfield bien connu des consommateurs britanniques. Mention spéciale à <em>Timothy Dalton</em> dans une délicieuse caricature de bad guy.</p>
<p><em>Hot Fuzz</em> mérite d&#8217;être vu plus d&#8217;une fois. Sept fois me semble être adapté.</p>
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		<title>Transformers (2007)</title>
		<link>http://jefferson.cracovie.com/films/2007/09/26/transformers/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 Sep 2007 20:49:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jefferson</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Critiques de films]]></category>

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		<description><![CDATA[Genre : Toy story
Verdict : Michael Bay se lâche comme il sait le faire. La dose d&#8217;action est obscène, le second degré et l&#8217;humour font leur effet, le scénario est con comme un pied. Et ça fait du bien.

Pichte : Des gentils robots Mattel débarquent sur Terre pour empêcher des méchants robots Mattel de s&#8217;emparer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/09/transformers_1.jpg' alt='Transformers' align='left'/><strong>Genre :</strong> Toy story</p>
<p><strong>Verdict :</strong> Michael Bay se lâche comme il sait le faire. La dose d&#8217;action est obscène, le second degré et l&#8217;humour font leur effet, le scénario est con comme un pied. Et ça fait du bien.<br />
<img src='http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/small_3.gif' alt='small_3.gif' /></p>
<p><strong>Pichte : </strong>Des gentils robots Mattel débarquent sur Terre pour empêcher des méchants robots Mattel de s&#8217;emparer d&#8217;une relique qui leur permettrait de dominer notre monde. Un adolescent, vaguement relié à l&#8217;histoire, vit une histoire d&#8217;amour avec sa voiture-robot et s&#8217;en sert pour draguer la plus bonne du lycée. Leur route croisera celle d&#8217;une section spéciale du gouvernement, d&#8217;une bande de Marines et de tous les robots Mattel pour finir dans un des plus gros bordels de cinéma d&#8217;action de ces dernières années.</p>
<p><strong>Ma (très) discutable opinion :</strong> Tout d&#8217;abord, j&#8217;ai appris récemment une anecdote dont j&#8217;ai honte (me prétendant cinéphile tendance geek) de n&#8217;avoir pas eu connaissance auparavant : dans le long métrage animé Tranformers réalisé en 86 la voix d&#8217;Unicron (la planète) était celle de&#8230; Orson Welles ! Orson Welles, celui de Citizen Kane. Ca m&#8217;a bluffé. Fin de l&#8217;anecdote. </p>
<p>Au risque de souligner l&#8217;évidence, le scénario est ici un vague prétexte permettant à toute une batterie de jouets de se mettre sur la tronche, détruire une palanquée de buildings, envoyer valdinguer un nombre incalculables de véhicules et accessoirement à un adolescent de vivre une amourette partagée entre sa voiture-robot et une petite brune à la carrosserie tout aussi respectable. Je pourrai essayer de vous décrire qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une guerre autour de la possession d&#8217;un cube (qui n&#8217;arrête pas de changer de taille - y&#8217;a rien qui tienne en place deux secondes dans ce film) capable de transformer toute machine en robot doué de vie, que le leader des robots maléfiques est arrivé sur Terre il y a bien longtemps mais s&#8217;est retrouvé congelé dans des cavernes souterraines du Grand Nord pour être retrouvé un marin dans les années 30. Ce dernier se retrouve pour des raisons douteuses avec la carte menant au Cube inscrite sur ces lunettes, les mêmes lunettes qui se retrouveront en vente sur Ebay 70 ans plus tard par le petit-fils du marin, et&#8230; mieux vaut que j&#8217;arrête là car ça part dans tous les sens et ne veut pas dire grand chose au final.</p>
<p><img src='http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/09/transformers_3.jpg' alt='Transformers' /></p>
<p>Qu&#8217;est-ce qui peut faire qu&#8217;un film qui parle de robots géants venus de l&#8217;espace et réalisé par ce gros bourrin de Michael Bay peut être finalement regardable, et même agréable ? Un cocktail bien senti dont les trois principaux ingrédients sont le casting, l&#8217;humour et une overdose d&#8217;action jusqu&#8217;à la nausée. Le casting est une réussite par la présence de Shia LaBeouf, jeune acteur au tempo comique vraiment excellent. J&#8217;ai totalement accroché à son jeu qui se démarque de tous les adolescents hollywodiens lisses que l&#8217;on croise d&#8217;un film à l&#8217;autre. A coté de lui, Megan Fox est plus jolie que bonne comédienne mais elle tient la route. L&#8217;autre bonne surprise du casting est John Turturro savoureux en leader de la Section Seven, branche &#8220;top-secrète&#8221; du gouvernement chargée de conserver un Mégatron cryogénisé et le fameux cube au regard du monde. Supporté par ce casting à la hauteur, l&#8217;humour dont est chargé le script tient bien la route. On traverse le film dans un second degré très digeste (voir la scène des autobots géants qui se planquent dans le jardin du teenager pour éviter d&#8217;être aperçus par les parents).</p>
<p><img src='http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/09/transformers_2.jpg' alt='Transformers' /></p>
<p>Et troisième élément, et nous rentrons là dans du lourd : l&#8217;action. Et particulièrement la dernière demie-heure du film. Véritable boucherie numérique alignant les plans de destructions en tout genre, de pains robotiques, de tirs de roquettes, de chassés-croisés aériens et autres poursuites robotico-mobilo-pédestre dans les rues d&#8217;une ville en siège renvoyant à la belle époque des films de monstres géants. On est dans l&#8217;excès, la démesure totale. Michael Bay nous assomme par la quantité et conserve son titre de réalisateur le plus bourrin d&#8217;Hollywood tout en signant malgré tout ici son meilleur film. Mention spéciale aux transformations des robots qui sont juste superbes de détails, véritables ballets de mouvements métalliques dont on ne se lasse pas.</p>
<p>Finalement, les films de Michael Bay sont comme un Big Mac. On sait que le contenu n&#8217;est pas bon pour nous, on sait qu&#8217;on aura mal au bide après, mais quand on le mange on se sent bien. Transformers c&#8217;est comme un triple Big Mac, mais avec quand même une petite salade à la place des frites pour se donner bonne conscience.</p>
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