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	<title>Jefferson&#039;s Blog &#187; Critiques de films</title>
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	<description>(et pourquoi pas ?)</description>
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		<title>Conan le Barbare</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 22:36:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jefferson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques de films]]></category>
		<category><![CDATA[Featured]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
		<category><![CDATA[News CinéTV]]></category>

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		<description><![CDATA[Presque aussi épique qu'un épisode de Fort Boyard par gros temps.]]></description>
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<div>
<div>
<div>
<h3><a href="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/twilight_eclipse_1.jpg"><br />
</a></h3>
<div id="attachment_1652" class="wp-caption alignleft" style="width: 266px"><img class="size-large wp-image-1652" title="Conan 2011" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/conan-2011-poster-256x380.jpg" alt="" width="256" height="380" />
<p class="wp-caption-text">Crâneur.</p>
</div>
<h3><strong>Genre :</strong></h3>
<p>Bordelic Fantasy.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div>
<h3><strong>Verdict :</strong></h3>
<div>Presque aussi épique qu&#8217;un épisode de Fort Boyard par gros temps.</div>
</div>
<div>
<div><a href="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/stars-11.gif"><img title="1 / 5" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/stars-11.gif" alt="1 / 5" width="70" height="13" /></a></div>
<h3></h3>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Pichte :</strong></h3>
<p>Jeune, Conan coupe déjà plein de têtes. Son père est fier. Arrive alors le Colonel-d&#8217;Avatar qui tue tout le monde dans le village de Conan. Conan se fâche et crie très fort en levant son épée vers le ciel. Tout à coup Conan est très grand et très large. Il voyage beaucoup avec son copain black sorti de nulle part. Il a un bateau, c&#8217;est pratique. Le-Colonel-d&#8217;Avatar veut fabriquer un masque magique et kidnappe une blonde. Conan brise toutes sortes de crânes, sauve la blonde et retrouve Le-Colonel-d&#8217;Avatar. Conan le tue de toutes ses forces et se rend devant la tombe de son père. Conan crie très fort en levant son épée vers le ciel. Générique.</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<h3>Ma (très) discutable opinion :</h3>
</div>
</div>
</div>
</div>
<p>Je ne suis pas sûr qu&#8217;il faille s&#8217;arrêter longtemps sur le cas de ce <em>Conan</em>, tant le naufrage est consommé. Comme la majorité des fans du film original de <em>John Milius</em>, je voyais arriver ce <a href="http://jefferson.cracovie.com/cinema/cinenews/2011/12/04/je-narrive-pas-a-savoir-si-jaime-les-remake/">remake particulièrement inutile</a> avec tous les à-priori du monde. Si de bonnes surprises peuvent arriver sur de tels projets, ce n&#8217;est pas le cas ici, et le résultat est même pire qu&#8217;anticipé.</p>
<div id="attachment_1651" class="wp-caption alignright" style="width: 272px"><img class="size-medium wp-image-1651" title="Jason Momoa n'est pas très content de ma critique." src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/conan_the_barbarian_1-262x269.jpg" alt="" width="262" height="269" />
<p class="wp-caption-text">Jason Momoa n&#39;est pas très content de ma critique.</p>
</div>
<p>Pas la peine de passer par quatre chemins pour désigner le coupable en la personne de Marcus Nispel, le réalisateur. Car l&#8217;essentiel de l&#8217;échec est ici lié à son incapacité à raconter une histoire cohérente, à instaurer une ambiance et à insuffler un tant soit peu de souffle &#8211; ou même de simple lisibilité &#8211; dans les scènes d&#8217;actions. Le talent de narrateur est d&#8217;autant plus critique lorsque le scénario rentre dans une fiche bristol et se résume à une histoire de vengeance particulièrement linéaire. Tous les efforts doivent alors être investis dans la progression de cette vengeance, ce que Milius avait su parfaitement faire il y a trente ans, avec une histoire aussi simpliste. A la place nous avons ici un enchaînement artificiel de scènes que rien ne semble lier, et qui donne une pénible structure façon jeu vidéo dans laquelle le héros doit affronter &#8211; par ordre de taille et de puissance &#8211; les lieutenants de son ennemi juré avant d&#8217;avoir l&#8217;accès au combat final. Les personnages secondaires sont de simples outils logistiques, et tout en étant persuadé qu&#8217;il n&#8217;y a pas de réelles mauvaises intentions politiques, je constate tout de même que l&#8217;ami black de Conan lui sert essentiellement de chauffeur, tandis que son ami arabe joue le voleur de service et va lui ouvrir toutes les serrures.</p>
<p>Coté ambiance on repassera aussi : si il est possible de croiser quelques plans d&#8217;ensemble de paysages superbes pris individuellement, l&#8217;ensemble du production design paraît cheap et vite emballé. Les grandes cités &#8211; élément important du decorum de Conan- se résument à la combinaison d&#8217;un plan large de carte postale en image de synthèse et d&#8217;un décor de studio unique et étriqué. Je me suis surpris à penser sur certaines scènes dans des souterrains que les décors étaient assez proches de ceux de Fort Boyard. Et si en dernier recours on se rattrape aux branches des scènes d&#8217;action dans une production du genre, ce n&#8217;est pas vraiment possible ici. Leur chorégraphie est particulièrement insipide, mais surtout elles sont montées à la hache (no pun intended) et sont réellement pénibles à suivre.</p>
<div id="attachment_1665" class="wp-caption alignleft" style="width: 384px"><img class="size-medium wp-image-1665" title="Ron Perlman" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/Ron-Perlman-in-Conan-374x269.jpg" alt="" width="374" height="269" />
<p class="wp-caption-text">Ron Perlman se demande bien ce qu&#39;il fout là.</p>
</div>
<p>Je reste toutefois persuadé que Jason Momoa était un bon choix de casting. Pour le moins très physique, et très félin dans ses mouvements, doté une voix de baryton très adaptée au rôle, il était une incarnation pour le moins intéressante de Conan. Et ce que nous avions eu l&#8217;occasion de découvrir dans la première saison de Game of Thrones (dans laquelle on peut dire qu&#8217;il incarnait déjà Conan) mettait en confiance. On est bien obligé de constater que son jeu n&#8217;est pas vraiment à la hauteur (les attentes ne sont pourtant pas très élevées sur ce rôle), ou &#8211; comme je tend à penser &#8211; la direction d&#8217;acteur l&#8217;a définitivement saboté (à titre de comparaison et sans être digne d&#8217;un oscar, il était tout à fait correct dans la série Stargate:Atlantis). Et que dire du politiquement correct de ce Conan édulcoré : où sont les orgies et les choix on ne peut plus douteux dictés par le seul instinct de survie du barbare ? Pas grand chose à sauver donc, et certainement pas l&#8217;affrontement final qui traîne en longueur et échoue à dégager le moindre point d&#8217;orgue.</p>
<p>A la fin, il ne faut pas oublier de citer le seul vrai Conan qui vaille, celui des nouvelles de Robert E. Howard. A ce jour, rien n&#8217;a égalé sur grand écran le souffle épique de ses textes et la puissance de son personnage (pas même le film de Milius, si réussi soit-il). Et si vous n&#8217;avez pas la possibilité de les lire en version originale, je recommande vivement <a href="http://www.amazon.fr/Conan-Cimm%C3%A9rien-Robert-Howard/dp/2352941725/ref=sr_1_1?s=books&amp;ie=UTF8&amp;qid=1323027481&amp;sr=1-1">l&#8217;excellent travail des éditions Bragelonne</a> qui ont réuni en trois volumes l&#8217;intégralité des textes, ainsi que quelques inédits, dans une traduction révisée et de grande qualité et pour la première fois présentés dans l&#8217;ordre de leur rédaction.</p>
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		<title>Twilight : Eclipse</title>
		<link>http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2010/11/26/twilight-eclipse/</link>
		<comments>http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2010/11/26/twilight-eclipse/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 26 Nov 2010 21:30:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jefferson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques de films]]></category>
		<category><![CDATA[Featured]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
		<category><![CDATA[david slade]]></category>
		<category><![CDATA[kristen stewart]]></category>
		<category><![CDATA[twilight eclipse]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce flim n'est pas un flim sur le romantimse, ni sur une éclispe.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<div>
<div>
<div>
<div><a rel="attachment wp-att-858" href="http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2010/11/12/scott-pilgrim/attachment/scott_pilgrim_1/"><br />
</a><a href="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/twilight_eclipse_1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1101" title="Twilight : Eclipse" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/twilight_eclipse_1.jpg" alt="Twilight : Eclipse" width="270" height="398" /></a><strong>Genre :</strong></div>
<p>Suppositoire romantique.</p>
<div>
<div><strong>Verdict :</strong></div>
<div>Ce flim n&#8217;est pas un flim sur le romantimse, ni sur une éclispe.</div>
</div>
<div>
<div><a href="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/stars-11.gif"><img class="alignnone size-full wp-image-1102" title="1 / 5" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/stars-11.gif" alt="1 / 5" width="70" height="13" /></a></div>
<div><strong>Pichte :</strong></div>
<p>Bella est amoureuse d&#8217;Edward. Edward est très beau, très pâle et mange bio. Bella est aussi amoureuse de Jacob. Jacob est très beau, très musclé et ne trouve jamais de tee shirts à se mettre. Du coup elle hésite beaucoup et longtemps. Tout à coup, le film se termine.</p>
</div>
<h3>Ma (très) discutable opinion :</h3>
<p>J&#8217;ai hésité avant de poster une critique du troisième volet de la fresque Twilight. Dans la catégorie des coups d&#8217;épées dans l&#8217;eau, s&#8217;attaquer à cette saga, et plus particulièrement à cet épisode, est plutôt bien classé. D&#8217;un coté les fans hardcore des vampires écolos péniblement tirés des bouquins de Stephenie Meyer n&#8217;iront pas lire la moindre critique s&#8217;en prenant à leurs protégés (étant moi-même diplomé de mauvaise foi lorsque l&#8217;on s&#8217;en prend à mes favoris je n&#8217;ai pas de mal à me mettre à leur place), et d&#8217;un autre coté les défauts du film pour les néophytes et la plupart des spectateurs lambda sont tellement évidents et ont été tellement débités sur des kilomètres de blogs et autres sites web que j&#8217;ai un peu l&#8217;impression de tirer sur l&#8217;ambulance. Mais bon, comme j&#8217;ai fait l&#8217;effort de le voir et de prendre quelques notes ce faisant, je me suis dit que j&#8217;allais quand même en remettre une couche.</p>
</div>
</div>
</div>
</div>
<p>Je ne fais pas partie de ceux qui critiqueront le film car ils auront fait un rejet sur Twilight de par sa réputation de romans adolescents tendance eau-de-rose et plutôt destiné à un public féminin. Si j&#8217;admet ne pas avoir lu les bouquins (et n&#8217;ai certainement pas l&#8217;intention de le faire), j&#8217;ai plutôt trouvé le premier film supportable et était près à donner à la série le bénéfice du doute : le traitement des amours adolescentes semblait pris avec une certaine subtilité, le film ne tombait pas dans le spectaculaire facile et j&#8217;étais dans un bon jour. Par ailleurs, et même si je ne l&#8217;admettrai jamais et encore moins dans un blog, j&#8217;aime beaucoup les films romantiques de qualité &#8211; avec visiblement une conception du romantisme différente de celle dépeinte dans les trois films. Si je devais faire là maintenant un <a href="http://jefferson.cracovie.com/category/cinema/jeffersons-fivers/">fivers</a> de films romantiques ce sont les films suivant qui me viennent en tête : <a href="http://www.imdb.com/title/tt0112471/">Before Sunrise</a>, <a href="http://www.imdb.com/title/tt0034583/">Casablanca</a>, <a href="http://www.imdb.com/title/tt0054698/">Breakfast at Tiffany&#8217;s</a>, <a href="http://www.imdb.com/title/tt0120338/">Titanic</a> et <a href="http://www.imdb.com/title/tt0332280/">The Notebook</a>.</p>
<p><a href="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/twilight_eclipse_2.jpg"><img class="alignleft" title="Twilight : Eclipse" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/twilight_eclipse_2.jpg" alt="Twilight : Eclipse" width="400" height="266" /></a>Maintenant que j&#8217;ai pris toutes les précautions d&#8217;usage pour justifier ma mauvaise foi, je peux commencer à balancer.</p>
<p>Si le titre original (&laquo;&nbsp;Eclipse&nbsp;&raquo;) reste anodin, le titre français aura eu le mérite de donner l&#8217;une des rares affiches capable de raconter d&#8217;un coup d&#8217;oeil l&#8217;intégralité de l&#8217;histoire du film qu&#8217;elle illustre : on y trouve Bella, personnage féminin principal, encadrée par Jacob (le loup-garou) et Edward (le vampire). Et au milieu le titre : &laquo;&nbsp;Hésitation&nbsp;&raquo;. Avec ça vous avez toute l&#8217;histoire. Plutôt subtil non ?</p>
<p>Le spectateur a droit durant deux heures aux tergiversations existentielles d&#8217;une héroïne totalement dénuée de personnalité, soumise à l&#8217;influence de deux prétendants à l&#8217;égoïsme flagrant. Le film commence immédiatement après la fin du second épisode, et se termine exactement au même endroit. Inutile de chercher un scénario où le moindre rebondissement. Quelques scènes semblent bien parler d&#8217;une petite armée de vampires débutants montée par une rousse qui cherche à s&#8217;en prendre à Bella et son orchestre pour une raison qui m&#8217;a échappée et qui intéressera encore moins le spectateur.</p>
<p>Parmi les gâchis du film, il y a le talent des actrices, Kristen Stewart (Bella) en tête. Stewart semble être une excellente actrice, il suffit de regarder <a href="http://www.imdb.com/title/tt1017451/">The Runaways</a> sorti cette année pour s&#8217;en persuader. Son jeu est le seul élément lumineux du film. Et l&#8217;on souffre pour elle en la voyant peiner à donner du relief à des situations affligeantes. J&#8217;avais l&#8217;impression de lire &laquo;&nbsp;mais par pitié sortez moi de là&nbsp;&raquo; dans ses yeux. Son personnage, Bella, est l&#8217;un des personnages féminins les plus impuissants que l&#8217;on ait vu au cinéma depuis longtemps. Sous couvert d&#8217;un romantisme de facade et d&#8217;amours adolescentes, elle se retrouve à choisir entre la peste et le choléra, avec Jacob d&#8217;un coté qui abrite littéralement un animal sauvage en lui et lui promet une relation aux risques d&#8217;excès de violence, et Edward pour qui les conditions d&#8217;entrée à la vie commune sont claires : il faut se marier et mourir.</p>
<p><a href="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/twilight_eclipse_3.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1134" title="Twilight : Eclipse" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/twilight_eclipse_3.jpg" alt="Twilight : Eclipse" width="400" height="266" /></a>&laquo;&nbsp;Pas de mariage, pas de fricotage&nbsp;&raquo;, annonce Edward à Bella. Car l&#8217;abstinence est l&#8217;un des bastions de moralité que le film défend. Edward est un gentleman façon Angleterre victorienne. Ce qui aurait pu être un message intéressant sous un autre traitement rejoint ici un ensemble générant un film si politiquement correct, si inoffensif, avec une héroïne si passive, que cela donne parfois envie de hurler. Le film se censure aussi visuellement : pas le moindre effet sanglant lors de ce qui est censé être la scène d&#8217;action du film avec un combat mettant en scène une tripotée de vampires et de loups-garous. Lorsque les vampires sont blessés, leurs membres se cristallisent et se cassent proprement comme si ils étaient en verre. Il ne faut surtout pas choquer le public de bonne famille. Même les mises à morts sont chiantes dans ce film !</p>
<p>L&#8217;une des raisons qui m&#8217;a fait avoir un peu plus d&#8217;espoir dans ce troisième opus est le choix du réalisateur. David Slade avait commis coup sur coup deux films très respectables : <a href="http://www.imdb.com/title/tt0424136/">Hard Candy</a> qui mettait en scène une héroïne adolescente à la forte personnalité, à l&#8217;opposé de Bella, et <a href="http://www.imdb.com/title/tt0389722/">30 days of Night</a>, autre film de vampires mais celui-ci doté de beaucoup d&#8217;énergie et d&#8217;un formalisme brillant. Avec de tels baggages on aurait pu croire que la franchise serait un peu secouée, à la manière de Harry Potter avec le Prisonnier d&#8217;Azkaban.Espoir déçu donc, la réalisation est d&#8217;un classicisme confondant et particulièrement statique. Les rares scènes d&#8217;action sont molles du genou (même si les loups-garous de synthèse sont très réussis).</p>
<p>La saga se terminera l&#8217;an prochain par une pirouette commerciale en deux épisodes, à l&#8217;instar de la série des Harry Potter. Procédé bien sûr dramatiquement difficilement justifiable, mais économiquement rentable. Vu la soupe que nous aura servi cet épisode je ne pense pas que je ferai l&#8217;effort d&#8217;aller plus loin. Bella peut finir avec le mort-vivant ou le saint-bernard, ou se faire un plan à trois si elle le souhaite, pour ma part j&#8217;en ai fini avec la Barbara Cartland des vampires. Sur ce, je vais aller me refaire <a href="http://www.imdb.com/title/tt0093605/">Near Dark</a>.</p>
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		<title>Scott Pilgrim vs The World (2010)</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Nov 2010 22:14:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jefferson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques de films]]></category>
		<category><![CDATA[Featured]]></category>
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		<description><![CDATA[Véritable orgie visuelle au service d'un slacker movie particulièrement réussi.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<div>
<div>
<div><a rel="attachment wp-att-620" href="http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2010/10/31/the-a-team-2010/attachment/a_team_cover/"><br />
</a><a rel="attachment wp-att-858" href="http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2010/11/12/scott-pilgrim/attachment/scott_pilgrim_1/"><img class="alignleft size-full wp-image-858" title="Scott Pilgrim vs The World" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/scott_pilgrim_1.jpg" alt="Scott Pilgrim vs The World" width="270" height="399" /></a><strong>Genre :</strong></div>
<p>Epic Awesomeness.</p>
<div>
<div><strong>Verdict :</strong></div>
<p>Véritable orgie visuelle au service d&#8217;un slacker movie particulièrement réussi.</p>
</div>
<div>
<div><a rel="attachment wp-att-887" href="http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2010/11/12/scott-pilgrim/attachment/stars-4/"><img class="alignnone size-full wp-image-887" title="4/5" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/stars-4.gif" alt="4/5" width="70" height="13" /></a></div>
<div><strong>Pichte :</strong></div>
<p>Scott Pilgrim sort avec Knives, une lycéenne toute mimi. C&#8217;est cool. Il joue aussi de la basse dans un groupe, les Sex-Bob-Omb. Plutôt cool aussi. Mais lorsque Scott rencontre Ramona, tout devient awesome<em> </em>car Ramona est belle, over the top, indépendante on the edge et change de couleurs de cheveux toutes les semaines et demie. Scott jongle un peu entre Knives et Ramona. Uncool. Dans la vie de Scott, le monde est un jeu vidéo dans lequel il faut dégommer les bosses de fins de niveau pour accéder à l&#8217;être élu. Un peu comme dans la vraie vie en fait. Scott doit donc affronter la Ligue des Sept Ex Maléfiques. Flippant. A coups de tatanes spectaculaires Scott va se charger des anciens petits amis de Ramona. Trop épique. Le monde appartient aux geeks. Il était temps.</p>
</div>
<h3>Ma (très) discutable opinion :</h3>
<p>Adapté du comics en six épisodes du canadien Bryan Lee O’Malley, Scott Pilgrim est le troisième long-métrage réalisé par le britannique Edgar Wright. Quelques mots sur ce gentleman tout d&#8217;abord. Même si le bonhomme n&#8217;avait pas besoin de ça au regard de ses deux précédents films, celui-ci le posera définitivement en tête de liste des cinéastes les plus adulés par les geeks de ce monde. Et si par un terrible coup du sort vous n&#8217;avez pas encore vu <a style="font-style: italic;" href="http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2007/09/28/hot-fuzz/">Hot Fuzz</a> et <em>Shaun of the Dead</em>, foncez rectifier cette erreur car ce sont deux brillants films-hommages au cinéma de genre que Wright a réalisé mais aussi co-écrit avec son complice Simon Pegg (par ailleurs acteur dans les deux films). Ce sont deux films qu&#8217;il faut se passer en boucle jusqu&#8217;à ce que mort s&#8217;en suive. Et si ce n&#8217;est pas suffisant, allez donc engloutir la délirante série télévisée anglaise <em>Spaced </em>(là encore provenant du même duo).</p>
<p><a rel="attachment wp-att-859" href="http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2010/11/12/scott-pilgrim/attachment/scott_pilgrim_2/"><img class="alignright size-full wp-image-859" title="Scott Pilgrim vs The World" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/scott_pilgrim_2.jpg" alt="Scott Pilgrim vs The World" width="400" height="224" /></a>Et il fallait bien le talent de Wright (sans Pegg cette fois ci) pour faire naître cet espèce de paradis pour geek, improbable patchwork de morceaux de comics, de jeux vidéos, de musique rock et d&#8217;attachants losers. Sur la base d&#8217;un scénario qui pourrait tenir sur un ticket de métro (peut-être par ailleurs le seul défaut du film), le film nous embarque avec une facilité déconcertante dans l&#8217;histoire de ce slacker-loser-rocker qui va briser sa coquille de Calimero pour devenir le champion prêt à affronter tout ceux qui se mettront entre sa dulcinée et lui. Et ça va faire du monde.</p>
<p>Visuellement, le film est bien à la hauteur de ce que tout le monde attendait après s&#8217;être repassé en boucle les bandes-annonces disponibles quelques mois avant la sortie. Wright compose un univers dans lequel on retrouve la mise en scène du comics dont il est inspiré et qui est littéralement transposée pour certaines scènes &#8211; là j&#8217;avoue me baser plutôt sur l&#8217;avis de nombreux autres internautes n&#8217;ayant pas moi-même lu le matériau d&#8217;origine. Les images sont régulièrement ponctuées d&#8217;onomatopées, de pop-ups balançant des informations façon &#8216;fiche d&#8217;identité Facebook&#8217; sur les différents protagonistes, d&#8217;éléments de jeu vidéo, de graffitis et autres petits gribouillages explicatifs. Et le tout avec un naturel et une fluidité surprenante : ce qui aurait pu être rapidement très lourd ou confiné à de simples artifices visuels en d&#8217;autres mains devient ici partie intégrante du récit et sert constamment le script. Tous ces gimmicks visuels permettant une économie de dialogues, de voix off ou autres outils narratifs plus traditionnels, l&#8217;histoire peut se permettre d&#8217;avancer à un rythme délirant sans perdre son public en route. Et pour aller au bout de la démonstration de talent que cela représente, j&#8217;ai pu constater que cela fonctionne aussi bien auprès d&#8217;une audience qui n&#8217;est pas particulièrement initiée à ces codes de la culture geek (par ailleurs de plus en plus répandus).</p>
<p>Wright se paie aussi le luxe de construire des scènes d&#8217;actions spectaculaires et jouissives, entre le manga et les comics de super-héros. Les combats que traversent Scott se suivent et ne se ressemblent pas (ou pas tant que ça). Comme dans les jeux vidéos, les adversaires ont chacun leurs gimmicks et leurs points faibles et il faut varier les plaisirs pour les vaincre. Les décors en prennent pour leurs grades et les hommages visuels aux Tekken, Mortal Kombat et autres Street Fighter pleuvent.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-862" href="http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2010/11/12/scott-pilgrim/attachment/scott_pilgrim_3/"><img class="alignleft size-full wp-image-862" title="Scott Pilgrim vs The World" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/scott_pilgrim_3.jpg" alt="Scott Pilgrim vs The World" width="400" height="221" /></a></p>
<p>Au-delà de l&#8217;éclatante réussite visuelle, SPvTW est avant tout une comédie, romantique peut-on ajouter, très réussie. Les dialogues et les situations fonctionnent sans temps morts, le film fait preuve d&#8217;un équilibre très travaillé entre humour, action délirante et poésie. Le personnage de Scott (<a href="http://www.imdb.com/name/nm0148418/">Michael Cerra</a>) est rendu profondément sympathique à la fois par une écriture sincère le présentant au début du film comme un loser pas très réglo avec ses conquêtes et dévoilant plus de profondeur et de coeur au fur et à mesure de l&#8217;histoire, et grâce au talent de son interprète. Même si il semble éternellement condamné à endosser le costume du geek attachant depuis Arrested Development (à ne pas rater par ailleurs), Cerra est toujours parfaitement dans le ton et on ne se lasse pas de son numéro. Le duo qu&#8217;il forme avec Ramona (<a href="http://www.imdb.com/name/nm0935541/">Mary Elizabeth Winstead</a>) sonne juste.</p>
<p>Et que dire des seconds rôles tellement les personnages réussis sont nombreux. Difficile pour moi qui ne connaît pas le comics de vraiment trancher la paternité de cette réussite entre Edgar Wright et Bryan Lee O’Malley, mais on se retrouve avec une galerie des bras cassés des plus somptueuses. Si la bande de potes de Scott est très réussie (Kieran Culkin dans le rôle du colocataire confident gay est mon préféré), c&#8217;est bien la brochette des adversaires de Scott qui cassent le plus la baraque. Littéralement parfois. Pour n&#8217;en citer que trois : <a href="http://www.imdb.com/name/nm0262635/">Chris Evans</a> qui incarne un skater action-star égocentrique, <a href="http://www.imdb.com/name/nm0746125/">Brandon Routh</a> en vegan doté de pouvoirs psychiques et <a href="http://www.imdb.com/name/nm0005403/">Jason Schwartzman</a> en boss ultime de fin de niveau. Rien n&#8217;est à jeter. Difficile de mettre le film en défaut, et si je dois trouver un bémol c&#8217;est sur le scénario en lui-même que j&#8217;aurai aimé voir un peu plus étoffé. Wright a très certainement simplifié le parcours de l&#8217;histoire d&#8217;origine pour laisser de la place au déferlement de séquences où prévaut le visuel. Au regard du résultat, on ne peut s&#8217;en plaindre longtemps.</p>
<p>SPvTW était attendu comme le messie par une bonne tripotée de geeks, et Wright a pu mettre tout le monde d&#8217;accord avec un film généreux et inventif : si nous savions tous qu&#8217;écouter du rock, jouer aux jeux vidéos et lire des comics était évidemment cool, le reste du monde en est maintenant conscient lui aussi. <em>Epic win !</em></p>
</div>
</div>
</div>
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		<title>The A-Team (2010)</title>
		<link>http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2010/10/31/the-a-team-2010/</link>
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		<pubDate>Sat, 30 Oct 2010 22:20:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jefferson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques de films]]></category>
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		<category><![CDATA[bradley cooper]]></category>
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		<description><![CDATA[Il fallait le faire : un actioner hollywoodien à gros budget dans lequel rien n'est à sauver. Ou si peu.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<div>
<div><a rel="attachment wp-att-621" href="http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2010/10/31/the-a-team-2010/attachment/a_team_1/"></a><br />
<a rel="attachment wp-att-620" href="http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2010/10/31/the-a-team-2010/attachment/a_team_cover/"><img class="alignleft size-full wp-image-620" title="A-Team" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/a_team_cover.jpg" alt="A-Team" width="270" height="420" /></a><strong>Genre :</strong></div>
<p>Bruyant foutoir.</p>
<div>
<div><strong>Verdict :</strong></div>
<p>Il fallait le faire : un actioner hollywoodien à gros budget dans lequel rien n&#8217;est à sauver. Ou si peu.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-37" href="http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2007/09/08/28-weeks-later/attachment/small_1gif/"><img class="alignnone size-full wp-image-37" title="small_1.gif" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/09/small_1.gif" alt="" width="70" height="13" /></a></p>
</div>
<div>
<div><strong>Pichte :</strong></div>
<p>Hannibal, Barracuda, Futé et Looping se font piéger très fort par un loustic de la CIA après huit ans de service en tant que Meilleur Commando d&#8217;Unité d&#8217;Elite des Forces Spéciales des Marines du Monde Libre. Heureusement Hannibal a toujours des plans à la con plein les poches pour sortir le groupe de toutes les situations, même les plus ridicules. A l&#8217;issue d&#8217;un concours de cascades aériennes, de descentes en rappel et d&#8217;explosions pleines de bruits, le Monde Libre retrouvera son équilibre, la CIA dira qu&#8217;elle est toute désolée et qu&#8217;elle a pas fait exprès et la team Alpha sera prête à repartir pour de nouvelles aventures et de nouvelles explosions.</p>
</div>
<h3>Ma (très) discutable opinion :</h3>
<p>Comme beaucoup de gens l&#8217;ayant vue en étant assez jeunes, j&#8217;ai de sympathiques souvenirs de la série d&#8217;origine. Sans l&#8217;avoir suivie assidûment, je pense qu&#8217;elle avait un charme sympathique par un mélange d&#8217;action, de personnages iconoclastes, de violence et d&#8217;un air de ne jamais se prendre au sérieux. C&#8217;est le cocktail que l&#8217;on s&#8217;attend donc tout naturellement à rencontrer dans ce film, et l&#8217;on sent vraiment que quelque part au fond de son script se trouve bien l&#8217;intention de s&#8217;en rapprocher. Si seulement les bonnes intentions faisaient toujours les bons films&#8230;</p>
<p><a rel="attachment wp-att-621" href="http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2010/10/31/the-a-team-2010/attachment/a_team_1/"><img class="alignright size-medium wp-image-621" title="A-Team" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/a_team_1-426x269.jpg" alt="A-Team" width="426" height="269" /></a>Par où commencer ? Peut-être par le matériau d&#8217;origine, le script, qui pouvait se contenter d&#8217;une heure d&#8217;exposition pour être emballé, et que l&#8217;on a étiré péniblement sur plus de deux heures. Et si l&#8217;on peut excuser la simplicité du scénario pour un film du genre attendu ici, il est impardonnable de ne pas y trouver le moindre soupçon d&#8217;intelligence dans l&#8217;écriture, de cohérence dans les événements ou de complicité établie avec le public. L&#8217;humour y a été confiné dans les grimaces de <em>Murdock</em> (Futé), et les one-liners tombent tous à plat. Tous.</p>
<p>Le casting de l&#8217;équipe n&#8217;est pas une réussite non plus. Si la présence de Liam Neeson fait plutôt honneur au personnage d&#8217;<em>Hannibal</em>, et si Sharlto Copley force une certaine sympathie dans le rôle de <em>Murdock</em> (<em>Looping</em>), je trouve que Bradley Cooper livre ici son personnage récurrent et n&#8217;a pas le charisme nécessaire pour incarner <em>Face</em> (<em>Futé</em>). Mais le pire reste tout de même <em>Barracus</em> (<em>Barracuda</em>), que Quinton Jackson va littéralement tourner en ridicule &#8211; bien loin du second degré qu&#8217;apportait Mister T. La moindre pub pour Snickers dans lesquels celui-ci reprenait son rôle d&#8217;origine montrait un Barracuda plus convaincant que l&#8217;intégralité du film dont nous parlons ici. Et coté personnages secondaires, nous avons droit à quelques caricatures surjoués (<em>Pike</em> et <em>Lynch</em>), avec la palme décerné au Capitaine / Lieutenant incarné par Jessica Biel, censé être &laquo;&nbsp;l&#8217;enjeu amoureux&nbsp;&raquo; de l&#8217;histoire, et qui incarnera ici le boulet du film.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-650" href="http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2010/10/31/the-a-team-2010/attachment/a_team_2/"><img class="alignleft size-medium wp-image-650" title="A-Team" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/a_team_2-402x269.jpg" alt="A-Team" width="402" height="269" /></a>On pourrait alors se rattraper sur le leitmotiv de ce genre de film : l&#8217;action. Et si le réalisateur arrive à nous faire lever une ou deux fois les sourcils pour regarder quelques scènes d&#8217;acrobaties aériennes à bon potentiel &#8211; notamment la première scène d&#8217;action en hélicoptère qui est pas mal troussée, nous sommes tout de même plutôt face à une bouillie d&#8217;explosion et de cascades dont le montage approximatif éteint la moindre mèche qui commence à prendre. Toutefois ceux qui aiment que l&#8217;on jette par la fenêtre les lois de la physique les plus élémentaires apprécieront la scène du tank en chute libre, qui &#8211; aussi mal réalisée soit-elle &#8211; m&#8217;a tout de même fait pas mal marrer.</p>
<p><em>The A-Team</em> aurait pu être un de ces divertissements over-the-top dont Hollywood a le secret. Il n&#8217;en est rien, et l&#8217;on a plutôt l&#8217;impression d&#8217;avoir l&#8217;oeuvre d&#8217;un réalisateur dépassé par le budget de son film ou bousculé par ses producteurs, et un montage qui aurait même fait reculer Michael Bay. Pas grand chose à garder donc, et une vraie déception lorsque l&#8217;on pense au matériau d&#8217;origine.</p>
<p>Dans le même genre je recommande plutôt <a href="http://www.imdb.com/title/tt0480255/">The Losers</a>, lui aussi sorti en 2010 et qui &#8211; sans être un chef d&#8217;oeuvre &#8211; place la barre trois crans plus haut qu&#8217;ici qualitativement.</p>
</div>
</div>
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		<title>The Social Network (2010)</title>
		<link>http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2010/10/24/the-social-network/</link>
		<comments>http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2010/10/24/the-social-network/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 24 Oct 2010 19:39:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jefferson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques de films]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
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		<category><![CDATA[david fincher]]></category>
		<category><![CDATA[facebook]]></category>
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		<category><![CDATA[social network]]></category>

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		<description><![CDATA[Une construction précise et un tempo efficace pour une histoire irrésistiblement captivante, que l'on soit geek ou pas.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<div><a rel="attachment wp-att-460" href="http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2010/10/24/the-social-network/attachment/the_social_network_poster/"><img class="alignleft size-full wp-image-460" title="The Social Network" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/the_social_network_poster.jpg" alt="" width="270" height="424" /></a><strong>Genre :</strong></div>
<p>Drame nerd.</p>
<div>
<div><strong>Verdict :</strong></div>
<p>Une construction précise et un tempo efficace pour une histoire irrésistiblement captivante, que l&#8217;on soit geek ou pas.</p>
<p><img src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/small_3.gif" alt="small_3.gif" /></p>
</div>
<div>
<div><strong>Pichte :</strong></div>
<p>Mark Zukerberg est très intelligent et étudie à Harvard. Mais il n&#8217;a qu&#8217;un ami, et n&#8217;est pas fichu de garder sa petite amie. Heureusement il y a Internet où Mark ira révolutionner le concept des liens sociaux dans les universités en développant un site web qui finira par ramener Myspace à l&#8217;état de club intimiste. Tout ça ne se fera pas sans casse : entre  de brillants jumeaux harvardiens (presque aussi beaux que les Bogdanof) à qui il piquera l&#8217;idée de base, la mauvaise influence du fondateur de Napster et son meilleur ami et associé qu&#8217;il laissera sur le bord de la route, Zukerberg ira de procès en conflits. D&#8217;un autre coté, il est milliardaire, alors il s&#8217;en fout pas mal.</p>
</div>
<h3>Ma (très) discutable opinion :</h3>
<p>Je dois admettre d&#8217;emblée que je n&#8217;ai pas trop de visibilité sur le niveau de fidélité du script d&#8217;<a href="http://www.imdb.com/name/nm0815070/">Aaron Sorkin</a> à la réalité de la naissance de Facebook. Le vrai Zukerberg a bien sûr déclaré que seuls quelques détails mineurs étaient vrais, notamment les tee-shirts qu&#8217;ils portaient. Le point de désaccord principal qu&#8217;il a exprimé étant que le film part sur l&#8217;hypothèse qu&#8217;il a créé Facebook pour se venger d&#8217;un échec amoureux et augmenter son statut social, notamment auprès des filles. Au final, je trouve que cela importe finalement peu : l&#8217;histoire servie ici, et les personnages qui la font, sont suffisamment passionnants pour que l&#8217;on ait une très forte envie d&#8217;en savoir plus lorsque s&#8217;achève le générique de fin. On souhaite découvrir de l&#8217;intérieur comment le Facebook décrit dans le film passe de ce premier million d&#8217;inscrits aux centaines de millions qui vont suivre. On souhaite comprendre un peu mieux la personnalité asociale, voire même sociopathe, du personnage principal. Peu importe qu&#8217;il soit proche du vrai Zukerberg ou non, il est intéressant en tant que personnage dans le contexte de ce film.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-461" href="http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2010/10/24/the-social-network/attachment/the_social_network_1/"><img class="size-full wp-image-461 alignright" title="The Social Network" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/the_social_network_1.jpg" alt="" width="350" height="232" /></a>Ce dernier débute pourtant de manière à en rebuter plus d&#8217;un, avec une longue scène durant laquelle le futur milliardaire se fait larguer par sa petite amie à l&#8217;issue d&#8217;un échange surréaliste dans lequel on reconnaît immédiatement la patte de Sorkin pour les textes rapides et cinglants où plusieurs niveaux d&#8217;échanges peuvent se croiser. <a href="http://www.imdb.com/name/nm0251986/">Jesse Eisenberg</a> (Zombieland), qui interprète Zukerberg, est ici dans son terrain familier du personnage névrosé. Ce serait le sous-estimer que de croire qu&#8217;il restera dans cette zone confortable pour lui, car il va développer durant tout le reste du film un jeu tout en finesse et en complexité qui sera à la hauteur de la personnalité du personnage réel &#8211; du moins tel qu&#8217;on le conçoit. Cet interprétation est l&#8217;une des grandes réussites du film.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-462" href="http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2010/10/24/the-social-network/attachment/the_social_network_2/"><img class="alignleft size-full wp-image-462" title="The Social Network" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/the_social_network_2.jpg" alt="" width="350" height="220" /></a>Quelques seconds rôles particulièrement réussis viendront renforcer cet aspect, notamment celui des jumeaux Winklevoss interprétés par <a href="http://www.imdb.com/name/nm2309517/">Armie Hammer</a>, qui m&#8217;a tout particulièrement bluffé.</p>
<p>Du coté du script, je n&#8217;avais pas trop de doute sur le fait que Sorkin serait l&#8217;homme de la situation. Etant l&#8217;un des meilleurs dialoguistes d&#8217;Hollywood à mes yeux, il a su dynamiser et valoriser une histoire qui tourne tout de même essentiellement autour de conflits de personnalités, de luttes juridiques et de sujets censés normalement intéresser les nerds ou les businessmen. Les répliques virevoltent, je n&#8217;ai ressenti pratiquement aucun temps mort, et une grande intelligence se dégage des joutes verbales auxquelles on assiste.</p>
<p><a href="http://www.imdb.com/name/nm0000399/">David Fincher</a> (Seven, Fight Club, Zodiac) est parfaitement au service de ce script et des personnages, il sert les dialogues avec dynamisme, et se paie le luxe d&#8217;une scène absolument superbe autour d&#8217;une course d&#8217;aviron. Harvard est montré sous ses meilleurs atours de compétition, de débauche douce et d&#8217;un prestige séculaire.</p>
<p>Il s&#8217;agit d&#8217;un film dont je n&#8217;attendais pas autant de qualités, et qui se montre largement à la hauteur de la passionnante histoire dont il s&#8217;inspire.</p>
</div>
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		<title>Stardust (2007)</title>
		<link>http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2007/12/10/stardust-2007/</link>
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		<pubDate>Mon, 10 Dec 2007 19:18:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jefferson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques de films]]></category>
		<category><![CDATA[claire danes]]></category>
		<category><![CDATA[matthew vaughn]]></category>
		<category><![CDATA[michelle pfeiffer]]></category>
		<category><![CDATA[neil gaiman]]></category>
		<category><![CDATA[robert de niro]]></category>
		<category><![CDATA[stardust]]></category>

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		<description><![CDATA[Un récit fantastique très attachant, appuyé par un casting solide. Le scénario et la réalisation auraient peut-être mérité un peu plus d'énergie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="captionleft"><img class="alignleft" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/stardust_1.jpg" alt="Stardust (2007)" width="270" height="398" /></div>
<div class="subtitle1"><strong>Genre :</strong></div>
<p>Féérie Féérique</p>
<div class="verdict">
<div class="subtitle1"><strong>Verdict :</strong></div>
<p>Un récit fantastique très attachant, appuyé par un casting solide. Le scénario et la réalisation auraient peut-être mérité un peu plus d&#8217;énergie.</p>
<p><img src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/small_3.gif" alt="small_3.gif" /></p>
</div>
<div class="pichte">
<div class="subtitle1"><strong>Pichte :</strong></div>
<p>A coté de l&#8217;Angleterre, il y a le royaume magique de Stormhold. Comme les Anglais roulent du mauvais coté, ils ne l&#8217;ont jamais remarqué. Tristan, qui ne sait pas qu&#8217;il est l&#8217;héritier du trône, part y chasser une étoile filante pour convaincre une bourgeoise de l&#8217;épouser à lui plutôt qu&#8217;un autre bourgeois. Manque de pot, l&#8217;étoile c&#8217;est Claire Danes, du coup ça lui fait relativiser l&#8217;interêt de la bourgeoise. De plus, il est pas seul sur le coup : son psychopathe d&#8217;oncle concurrent à l&#8217;héritage et un trio de sorcières toutes fripées courent aussi derrière l&#8217;étoile pour en dévorer le coeur et obtenir l&#8217;immortalité. Il en résulte une course-poursuite plutôt bordélique dans tout le royaume où tout le monde poursuit tout le monde sans oublier de se jeter des épées, des sortilèges et des insultes.</p>
</div>
<h3 class="subtitle1">Ma (très) discutable opinion :</h3>
<p>Même si le matériau d&#8217;origine, un roman de Neil Gaiman, est de qualité, j&#8217;étais plutôt sceptique sur l&#8217;interêt de ce film. Le conte de fée au cinéma est généralement soit baclé soit prémaché à destination d&#8217;un public trop jeune. Fait rare : j&#8217;avais tort. Et <a href="http://imdb.com/title/tt0486655/">Stardust </a>est une surprise rafraîchissante. Pour preuve, les références qui viennent à l&#8217;esprit assez naturellement pendant le visionnage sont Princess Bride, Time Bandit et le Baron de Munchaüsen. Probablement les trois pointures de référence en la matière. Sans se hisser à leur niveau, on y retrouve un morceau de leur esprit, de leur originalité et du savoir-faire qui leur était associé dans cette épopée fantastique de bonne facture.</p>
<div class="captionright"><img class="alignright" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/stardust_2.jpg" alt="Stardust (2007)" width="350" height="233" /></div>
<p>Filmé sur l&#8217;Île de Skye et partiellement en Islande, le film bénéficie d&#8217;un cadre assez exceptionnel et d&#8217;une photographie particulièrement léchée; Sans tomber dans les effets à outrance, certaines scènes sortent du lot, comme celle qui mettent en valeur la navire volant de Captain Shakespeare (<a href="http://imdb.com/name/nm0000134/">Robert de Niro</a>). Si la réalisation est parfaitement correcte, j&#8217;ai regretté un certain manque d&#8217;énergie. Le scénario est un peu en faute aussi car à l&#8217;exception d&#8217;un final plutôt réjouissant le film manque un peu de scènes d&#8217;action pour relancer le rythme. Rien de bien grave car l&#8217;histoire est suffisamment riche pour porter le spectateur jusqu&#8217;au bout du récit. Disposant d&#8217;un background assez original grâce à Neil Gaiman, le film nous fait rencontrer une galerie de personnages bien barrés et quelques décors sympathiques. Il manque toutefois de cet ingrédient &laquo;&nbsp;merveilleux&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;grandiose&nbsp;&raquo; qui doit nous décroche la mâchoire soit nous emmène à vouloir définitivement aller déménager au pays des fées.</p>
<div class="captionleft"><img class="alignleft" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/stardust_3.jpg" alt="Stardust (2007)" width="350" height="250" /></div>
<p>Le casting est l&#8217;une des grandes réussites de Stardust. Heureux choix d&#8217;avoir donné le rôle de Tristan, le héros à cet inconnu de Charlie Cox. On s&#8217;attache rapidement à son personnage. Il a tout de même du mal à être à la hauteur de <a href="http://imdb.com/name/nm0000132/">Claire Danes</a> qui personnifie plutôt bien une étoile (non mais comme si j&#8217;avais la moindre idée de ce qu&#8217;il fallait pour correctement personnifier une étoile). La palme revient tout de même à Robert de Niro et <a href="http://imdb.com/name/nm0000201/">Michelle Pfeiffer</a>. Les deux en font des tonnes et cabotinent à coeur joie respectivement dans les rôles du Captain Shakespeare (un précieux gentilhomme qui fait de son mieux pour avoir une réputation de pirate sans pitié) et de Lamia, reine des sorcières très occupée à se ravaler littéralement la facade à coup de sortilège en attendant de retrouver la beauté éternelle. A coté d&#8217;eux, une belle brochette de seconds rôles pour incarner les fils du défunt roi, prétendants au trône qui se retrouvent l&#8217;un après l&#8217;autre à l&#8217;état de fantômes spectateurs des péripéties du dernier frangin survivant.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Vacancy (2007)</title>
		<link>http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2007/11/29/vacancy-2007/</link>
		<comments>http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2007/11/29/vacancy-2007/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Nov 2007 19:23:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jefferson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques de films]]></category>
		<category><![CDATA[frank whaley]]></category>
		<category><![CDATA[kate beckinsale]]></category>
		<category><![CDATA[luke wilson]]></category>
		<category><![CDATA[nimrod antal]]></category>

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		<description><![CDATA[Un thriller qui va à l'essentiel avec un bon quart d'heure bien flippant au milieu et un sympathique clin d'oeil à Alfred H.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="captionleft"><img class="alignleft" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/vacancy_1.jpg" alt="Vacancy" width="270" height="400" /></div>
<div class="subtitle1"><strong>Genre :</strong></div>
<p>Etap&#8217; Hôtel qui saigne</p>
<div class="verdict">
<div class="subtitle1"><strong>Verdict :</strong></div>
<p>Un thriller qui va à l&#8217;essentiel avec un bon quart d&#8217;heure bien flippant au milieu et un sympathique clin d&#8217;oeil à <a href="http://imdb.com/name/nm0000033/">Alfred H</a>.</p>
<div class="captionfull"><img src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/small_3.gif" alt="small_3.gif" /></div>
</div>
<div class="pichte">
<div class="subtitle1"><strong>Pichte : </strong></div>
<p>David et Amy sont sur le point de divorcer. De retour de je ne sais plus où, ils tombent en panne à mon-téléphone-chope-pas-de-signal-Land, en pleine nuit, et doivent se réfugier dans un motel miteux tenu par un binoclard chelou. Une fois installés dans leur chambre, des coups résonnent sur la porte commune avec la chambre voisine et sur la porte d&#8217;entrée. Trop flippant. Le téléphone sonne, mais personne à l&#8217;autre bout. Ca fait trop peur. Les portes et le téléphone sont même pas faits en images de synthèse. C&#8217;est de l&#8217;horreur à l&#8217;ancienne. Des gens avec des masques de hockey viendront alors les embêter toute la nuit. Mais ce sont même pas de vrais hockeyeurs. C&#8217;est trop bien pensé.</p>
</div>
<h3 class="subtitle1">Ma (très) discutable opinion :</h3>
<p>Il n&#8217;y a pas eu grand chose en matière de film flippant cette année. Je crois même que le quart d&#8217;heure vraiment efficace situé en milieu de film, lorsque le couple interprété par la mimi <a href="http://imdb.com/name/nm0000295/">Kate Beckinsale</a> et le gentil <a href="http://imdb.com/name/nm0005561/">Luke Wilson</a>, est ce qu&#8217;il y a eu de mieux fait en matière de flippe sur 2007. Un quart d&#8217;heure c&#8217;est pas long, mais quand c&#8217;est bien fait c&#8217;est suffisant. Sans user d&#8217;artifices exceptionnels (pas d&#8217;horreur trop graphique, pas de tortures tirées par les cheveux, pas d&#8217;effets spéciaux sophistiqués), juste avec une utilisation habile d&#8217;effets sonores, un découpage efficace des plans, <a href="http://imdb.com/name/nm0030735/">Nimrod Antal</a> nous délivre une montée d&#8217;adrénaline très bien fichue lorsque le couple se retrouve harcelés par des coups sur les portes de leur chambre et des coups de fils sans interlocuteur, mais surtout lorsqu&#8217;ils découvrent la raison de leur présence ici et la manière dont ils la découvrent. Un bon frisson.</p>
<div class="captionright"><img class="alignright" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/vacancy_2.jpg" alt="Black Book" width="300" height="200" /></div>
<p>Le réalisateur, dont je n&#8217;avais jamais entendu parler et qui a un CV encore assez modeste si l&#8217;on en croit l&#8217;IMDB, affiche ouvertement son admiration et son inspiration hitchcockienne dès le générique &#8211; qui rappelle visuellement celui de Vertigo, et se voit renforcé par une musique aux couleurs d&#8217;hommage à <a href="http://imdb.com/name/nm0002136/">Herrmann</a>. Le message est clair, même si rien ici n&#8217;ira faire se retouner un Bates dans sa tombe. Construit comme un slasher en huis-clos dans lequel les personnages principaux ont été dotés d&#8217;un minimum de capacité cérébrale, le film aligne un peu trop de clichés pour prétendre faire date dans le genre. Il parvient toutefois à générer un bon vrai moment de flippe chez le spectateur, quelques instants de suspens bien sentis et un poil de claustrophobie. Pas mal pour une première incursion dans le genre. L&#8217;ensemble manque toutefois de cohérence et le scénario est presque aussi troué que mes chaussettes.</p>
<div class="captionleft"><img class="alignleft" src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/vacancy_3.jpg" alt="Black Book" width="300" height="200" /></div>
<p>Parlons un peu casting, car nous avons là un couple plutôt surprenant pour ce genre de film. Difficile d&#8217;imaginer Luke Wilson dans la moindre scène flippante, habitués que nous sommes de le voir en crétin (sympathique) dans les <a href="http://imdb.com/title/tt0302886/">Old School</a>, <a href="http://imdb.com/title/tt0387808/">Idiocracy</a> et autres <a href="http://imdb.com/title/tt0445934/">Blades of Glory</a> (souvent accompagné de son pote <a href="http://imdb.com/name/nm0002071/">Will Ferrell</a>). Quant à Kate Beckinsale, mise à part son excursion fantastique des <a href="http://imdb.com/title/tt0320691/">Underworld</a>-<a href="http://imdb.com/title/tt0338526/">Van-Helsing</a>, la londonienne est plutôt adepte des comédies dramatiques plutôt convenues. Et il faut plutôt admettre que le binôme nous crée un couple crédible et attachant, élément déterminant si l&#8217;on veut avoir peur pour eux ne serait-ce qu&#8217;un minimum. A coté d&#8217;eux, <a href="http://imdb.com/name/nm0001844/">Frank Whaley</a> est un choix audacieux pour le tenancier vicelard, mais la mayonnaise n&#8217;a pas trop pris pour moi. Dommage car c&#8217;est un bon acteur. Pour conclure, il faut préciser que <a href="http://imdb.com/title/tt0452702/">Vacancy</a> a aussi le mérite de ne pas être trop long. 1h20 avant générique est bien suffisant.</p>
<p>Voilà donc une péloche très recommandable pour une petite soirée pizza-flippe sans prétention. Le film est déjà sorti en <a href="http://www.play.com/DVD/DVD/4-/3348582/Vacancy/Product.html">DVD zone 2 UK</a> pour ceux que ça intéresse.</p>
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		<title>Black Book (2006)</title>
		<link>http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2007/11/07/black-book/</link>
		<comments>http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2007/11/07/black-book/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 07 Nov 2007 19:25:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jefferson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques de films]]></category>

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		<description><![CDATA[Black Book nous fait suivre, au coeur de la dernière année de la Seconde Guerre Mondiale, le périple de Rachel, une jeune chanteuse juive, au cours duquel elle verra ses proches périr, s'enrôlera dans la résistance pour séduire un officier allemand et passera pour une collabo. Le tout sur fond d'intrigues, de trahisons, d'actions de bravoure et de politique dans une Hollande contrastée dans ses rapports avec l'occupant nazi. Le meilleur film de Paul Verhoeven depuis "La Chair et le Sang". Brut, sincère et halletant. Une fresque qui emporte tout sur son passage.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="captionleft"><img src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/09/blackbook_1.jpg" alt="Black Book"/></div>
<p></p>
<div class="subtitle1">Genre :</div>
<p>Résistance Hollandaise</p>
<div class="verdict">
<div class="subtitle1">Verdict :</div>
<p> Le meilleur film de <a href="http://imdb.com/name/nm0000682/">Paul Verhoeven</a> depuis <a href="http://imdb.com/title/tt0089153/">La Chair et le Sang</a>. Brut, sincère et halletant. Une fresque qui emporte tout sur son passage.
<div class="captionfull"><img src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/small_4.gif" alt="small_4.gif" /></div>
</div>
<div class="pichte">
<div class="subtitle1">Pichte : </div>
<p>Black Book nous fait suivre, au coeur de la dernière année de la Seconde Guerre Mondiale, le périple de Rachel, une jeune chanteuse juive, au cours duquel elle verra ses proches périr, s&#8217;enrôlera dans la résistance pour séduire un officier allemand et passera pour une collabo. Le tout sur fond d&#8217;intrigues, de trahisons, d&#8217;actions de bravoure et de politique dans une Hollande contrastée dans ses rapports avec l&#8217;occupant nazi.</p></div>
<h3 class="subtitle1">Ma (très) discutable opinion :</h3>
<p>Je ne comprend pas pourquoi j&#8217;ai attendu autant pour voir ce film. D&#8217;autant plus que je l&#8217;avais repéré assez tôt par l&#8217;évènement important que représentait pour moi le retour de Verhoeven vers le cinéma hollandais (20 ans précisément depuis Soldier of Orange qui mettait lui aussi en scène la Hollande dans la Seconde Guerre Mondiale). Bref, le retard est rattrapé depuis ce week-end avec la vision de l&#8217;excellente édition Blu-Ray <a href="http://www.play.com/DVD/Blu-ray/4-/3385523/Black-Book/Product.html?cur=258">disponible notamment ici</a> (v.o. hollandaise sous-titrée en anglais). <a href="http://www.amazon.fr/Black-book-Houten-Carice-Van/dp/B000VLYJ46/ref=sr_1_1/403-3042213-6521215">Le DVD français étant prévu pour le 14 novembre</a>, cette critique est donc finalement tout à fait d&#8217;actualité. Et le film vaut amplement qu&#8217;on s&#8217;y attarde car il s&#8217;agit d&#8217;un morceau très important dans la filmo de notre barge de réalisateur hollandais préféré. A la fois film historique crédible, portrait politique (quoiqu&#8217;un peu léger sur ce point) d&#8217;une hollande occupée et thriller palpitant, Black Book est surtout un passionnant portrait de la nature humaine, exacerbée au possible par les tensions de la guerre et capable du meilleur, du pire et de toutes les nuances intermédiaires.</p>
<div class="captionright"><img src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/09/blackbook_2.jpg" alt="Black Book"/></div>
<p>Black Book, au sein de la Hollande occupée, nous fait donc traverser la dernière année du conflit, peut-être la plus violente et la plus apte à générer les traîtrises et à diviser les camps de par son intensité, la précipitation et la confusion qui ont régné durant les mois précédant la reddition des forces nazies. Nous traversons ce tourbillon du point de vue d&#8217;une jeune juive à qui rien ne sera épargnée et qui subira d&#8217;incessants drames et humiliations. Elle y répond par un mélange touchant de bravoure et d&#8217;impuissance. Autour d&#8217;elle valsent les morts et les trahisons. Les petites faiblesses des hommes créées par la peur, l&#8217;impuissance ou la convoitise alternent avec les pires horreurs des bourreaux. Une palette de comportement très large comme seule la guerre sait ainsi les fédérer. Si Soldier of Orange était un véritable hymne à la résistance hollandaise, nous sommes ici dans une teinte plus grisée, et l&#8217;on y perçoit une face plus sombre de cette résistance formée d&#8217;hommes imparfaits et faibles devant le danger et les tentations. Et le réalisateur nous sert cela au milieu d&#8217;un thriller qui n&#8217;est rien de moins que palpitant durant plus de deux heures.</p>
<div class="captionleft"><img src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/09/blackbook_3.jpg" alt="Black Book"/></div>
<p>Nous sommes dans un film de Verhoeven, et un chat y sera toujours représenté par un chat. Le film est brutal, violent, et a sa dose de cul. Lorsque l&#8217;héroïne est humiliée, c&#8217;est un chaudron de merde que l&#8217;on déverse littéralement sur elle. Le film ne verse toutefois jamais dans la vulgarité et chaque scène sert son propos. Le tout est parfaitement fondu dans une trame de thriller classique et très efficace, parfois au détriment du message politique qui passe souvent en second plan. Mais c&#8217;est peut-être pour le meilleur car cela forme un film passionnant qui montre notamment que Verhoeven a bien appris ses leçons à Hollywood : les scènes d&#8217;action sont superbes de réalisation. On ne s&#8217;ennuie pas un seul instant.</p>
<p>Pour parfaire le tout, <a href="http://imdb.com/name/nm0396924/">Carice van Houten</a>, qui joue Rachel, et sur laquelle une grande partie de l&#8217;équilibre du film réside, est superbe de naturel et emmène un charme bienvenu à une histoire parfois très sombre. Je suis assez impatient de la revoir dans <a href="http://imdb.com/title/tt0985699/">Valkyrie</a>, le prochain film de Brian Singer qui, coïncidence, se passera lui aussi dans le décor de la Seconde Guerre Mondiale.</p>
<p>Vous l&#8217;aurez compris, Black Book est un film complet et intense. Je le recommande chaleureusement.</p>
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		<title>The Condemned (2007)</title>
		<link>http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2007/10/27/the-condemned/</link>
		<comments>http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2007/10/27/the-condemned/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 27 Oct 2007 11:53:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jefferson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques de films]]></category>

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		<description><![CDATA[Conrad est une sorte de super-marines qui s'ennuie un peu dans une prison sud-américaine en attendant la peine capitale. En plus c'est trop triste car il est innocent. Conrad est aussi rempli de muscles de partout et peut tuer les gens à coup de giffles façon Bud Spencer. Un milliardaire qui s'ennuie aussi va le choisir pour un évènementiel visible sur Internet au cours duquel une poignée de prisonniers devront s'entretuer à coup de tatanes sur une île koh-lantesque pour gagner leur liberté.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="captionleft"><img src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/10/condemned_1.jpg" alt="The Condemned"/></div>
<p></p>
<div class="subtitle1">Genre :</div>
<p>Koh Lanta</p>
<div class="verdict">
<div class="subtitle1">Verdict :</div>
<p> Un acteur principal qui joue comme une chaussure et un script qui peut tenir dans une feuille à rouler. C&#8217;est si con que ça fait parfois du bien.
<div class="captionfull"><img src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/small_1.gif" alt="small_1.gif" /></div>
</div>
<div class="pichte">
<div class="subtitle1">Pichte : </div>
<p>Conrad est une sorte de super-marines qui s&#8217;ennuie un peu dans une prison sud-américaine en attendant la peine capitale. En plus c&#8217;est trop triste car il est innocent. Conrad est aussi rempli de muscles de partout et peut tuer les gens à coup de giffles façon Bud Spencer. Un milliardaire qui s&#8217;ennuie aussi va le choisir pour un évènementiel visible sur Internet au cours duquel une poignée de prisonniers devront s&#8217;entretuer à coup de tatanes sur une île koh-lantesque pour gagner leur liberté.</p></div>
<h3 class="subtitle1">Ma (très) discutable opinion :</h3>
<p> Avec des ingrédients comme ceux qui composent <a href="http://imdb.com/title/tt0443473/">The Condemned </a>- un script cent fois déjà vu dans des films parfois très bons (<a href="http://imdb.com/title/tt0266308/">Battle Royale</a>, <a href="http://imdb.com/title/tt0093894/">Running Man</a>, <a href="http://imdb.com/title/tt0084540/">Le Prix du Danger</a>), un acteur aussi charismatique qu&#8217;une casserole et un budget tendu comme un slip &#8211; il n&#8217;y a généralement que deux issues : soit on tombe sur un magicien prometteur en guise de réalisateur et on se retrouve avec une série B détonnante qui crée la surprise, soit on obtient une sorte mayonnaise de ratée (du genre de celle qui coule de la cuillère quand on se sert et qui n&#8217;a pris que le goût de l&#8217;huile). <em>The Condemned </em>est destiné à lancer la carrière cinéma de <a href="http://imdb.com/name/nm0042524/">Steve Austin </a>(rien à voir avec celui qui tombe à pic), un catcheur très connu aux Etats-Unis. Soyons clair dès le départ, c&#8217;est très mal barré pour lui. Même pour un direct-to-video, il n&#8217;y a pas grand chose à sauver de <em>The Condemned</em>.</p>
<div class="captionright"><img src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/10/condemned_2.jpg" alt="The Condemned"/></div>
<p>Là où certains films sur le même thème ont su utiliser le cynisme de leur sujet pour construire une critique d&#8217;une société de plus en plus voyeuriste et d&#8217;une dérive évidente des moeurs télévisuels, on ne peut pas dire que ce film là joue sur le même plan. Nous avons plutôt ici une série B qui cherche à justifier un sadisme facile par un prétexte moralisateur maladroit et fabriqué de toute pièce. Une fois que l&#8217;on sait qu&#8217;il n&#8217;y a rien à tirer du fond, on peut toujours essayer de s&#8217;accrocher à la forme. Manque de pot, les scènes d&#8217;action sont maladroitement construites et les combats semblent cadrés en pleine crise d&#8217;épilepsie. Difficile de les suivre, difficile de s&#8217;y impliquer. <em>The Condemned</em> rate toutes ses cibles et ne décolle pas de son statut de cheap-movie destiné à ratisser large dans les vidéoclubs par un pitch primitif (cf la jaquette).</p>
<div class="captionleft"><img src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/2007/10/condemned_3.jpg" alt="The Condemned"/></div>
<p>Dommage. J&#8217;avais eu la naïveté de crois un instant qu&#8217;il y aurait un peu plus à sauver. La seule étoile que j&#8217;ai mis sur ma note reste pour les quelques bons moments que l&#8217;on passe à se moquer de ce Steve Austin (que j&#8217;ai découvert ici avec bonheur) et ses deux expressions : la première c&#8217;est l&#8217;impassibilité totale, la seconde c&#8217;est l&#8217;impassabilité totale avec une pointe de colère schématisée par le froncement d&#8217;un quart de sourcil (gauche). Courage Steve, prochaine leçon : le sourire (ne pas rater le plan final du film pour voir à quel point il a besoin de cette leçon là.).</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Hostel: Part II (2007)</title>
		<link>http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2007/10/19/hostel-part-ii/</link>
		<comments>http://jefferson.cracovie.com/cinema/films/2007/10/19/hostel-part-ii/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 19 Oct 2007 18:28:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jefferson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques de films]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://jefferson.cracovie.com/films/2007/10/16/hostel-part-ii/</guid>
		<description><![CDATA[Après les évènements du premier film dans lequel une palanquée de routards se faisaient embobiner dans une auberge de jeunesse slovaque pour terminer tout épluchés, nous voici face à une nouvelle série d’évènements dans laquelle une palanquée de routardes toutes neuves vont se faire éplucher à leur tour par des monsieur-tout-le-monde suffisamment fortunés et tordus pour se payer les services de la mystérieuse organisation Elite Hunting. NB : ce film n’est pas sponsorisé par l’office de tourisme slovaque.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="captionleft"><img src="/wp-content/uploads/2007/10/hostel2-1.jpg" alt="The Condemned"/></div>
<p></p>
<div class="subtitle1">Genre :</div>
<p>Gore du Routard</p>
<div class="verdict">
<div class="subtitle1">Verdict :</div>
<p> Si la réalisation est très réussie, le script est sans surprise et le film perd l&#8217;humour du premier opus. Les avis seront partagés.
<div class="captionfull"><img src="http://jefferson.cracovie.com/wp-content/uploads/small_2.gif" alt="small_2.gif" /></div>
</div>
<div class="pichte">
<div class="subtitle1">Pichte : </div>
<p>Après les évènements du premier film dans lequel une palanquée de routards se faisaient embobiner dans une auberge de jeunesse slovaque pour terminer tout épluchés, nous voici face à une nouvelle série d’évènements dans laquelle une palanquée de routardes toutes neuves vont se faire éplucher à leur tour par des monsieur-tout-le-monde suffisamment fortunés et tordus pour se payer les services de la mystérieuse organisation Elite Hunting. NB : ce film n’est pas sponsorisé par l’office de tourisme slovaque.</p></div>
<h3 class="subtitle1">Ma (très) discutable opinion :</h3>
<p> Comme pour beaucoup de suite &#8211; et au-delà de l’argument commercial évident &#8211; on peut finalement se demander si celle-ci était vraiment nécessaire. Après tout l’original en révélait déjà suffisamment : la mystérieuse organisation Elite Hunting, les clients qui paient pour assouvir leurs pulsions les plus malsaines, les victimes et le modus operandi de leur capture… Finalement Hostel 2 est une version mise à jour du premier opus. Comme un logiciel bénéficiant d’améliorations. La réalisation joue ici dans une toute autre cour, la caméra virevolte et se cumule à une utilisation de la musique qui insuffle une poésie malsaine à plusieurs scènes très brutales. Cette upgrade a même bénéficié aux cellules des victimes qui se voient maintenant équipées de digicodes et de suites VIP.</p>
<div class="captionright"><img src="/wp-content/uploads/2007/10/hostel2-2.jpg" alt="The Condemned"/></div>
<p>La multiplication et la modification des points de vue représentent le changement majeur dans le script. Les victimes sont maintenant un groupe de filles, dont on se prend à s’intéresser à leur discussions et leurs états d’âmes avant de les voir se faire embarquer dans le même couloir de la mort que leurs prédécesseurs masculins, guidées par une certaine Axelle (mignonne <a href="http://imdb.com/name/nm0430236/">Vera Jordanova</a>). On en découvre un peu plus (mais pas trop toutefois) sur Elite Hunting par le biais du boss de cette organisation qui semble être une représentation (mais avec quel degré d’autodérision ?) de la perception des américains sur une Europe de l’est encore partie intégrante pour eux des fables de la guerre froide et d’une Terra Incognita. Enfin, la partie du récit qui suit les deux bourreaux en puissance est un élément très intéressant, s’efforçant de donner une épaisseur à la motivation malsaine qui emmène des quidams à faire un tel choix du sang.</p>
<div class="captionleft"><img src="/wp-content/uploads/2007/10/hostel2-3.jpg" alt="The Condemned"/></div>
<p>L’exploitation de ces différents points de vue rend la première heure du film très intéressante. Quant à la partie la plus “annoncée” du film &#8211; les tergiversations sanguinolentes des bourreaux dans les donjons d’Elite &#8211; elle est finalement ni si choquante, ni si palpitante que ça. Cela va du grandguignolesque plutôt réussi avec la défiguration de l’une des victimes par un mouvement maladroit de l’un des bourreaux débutants, au plus pathétique lorsque <a href="http://imdb.com/name/nm0744834/">Eli Roth</a> cherche une tendance “porn torture” avec la scène du bain de sang au cours de laquelle on a plus de pitié que de dégoût pour l’actrice qui joue le bourreau. Bon certes, la scène du “ciseau” (ceux qui ont vu le film savent à quoi je fais référence) est tout de même visuellement assez explicite et vous fera lever de un à deux sourcils selon si vous êtes une femme ou un homme.</p>
<p>Il reste un film mitigé &#8211; qui partagera beaucoup son public &#8211; et auquel il manque surtout à mes yeux cette touche d’humour noire que j’avais particulièrement appréciée lors du premier film.</p>
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