De nos jours, les héros sont daaaark.

Crise oblige, mêmes les films de super-héros surenchérissent pour nous plomber le moral.
Spiderman veut être aussi daaaark que le Dark Knight lui-même, et le Dark Knight ne sait plus quoi faire pour être encore plus dark que lui-même.

Autant le reboot de Spiderman me laisse dans l’indifférence la plus totale, autant je suis impatient de voir le film de Nolan qui est censé clore la trilogie du Dark Knight.

Cliquez sur les posters pour les voir en plus gros et plus daaaark.

Conan le Barbare


Crâneur.

Genre :

Bordelic Fantasy.

 

Verdict :

Presque aussi épique qu’un épisode de Fort Boyard par gros temps.
1 / 5

 

Pichte :

Jeune, Conan coupe déjà plein de têtes. Son père est fier. Arrive alors le Colonel-d’Avatar qui tue tout le monde dans le village de Conan. Conan se fâche et crie très fort en levant son épée vers le ciel. Tout à coup Conan est très grand et très large. Il voyage beaucoup avec son copain black sorti de nulle part. Il a un bateau, c’est pratique. Le-Colonel-d’Avatar veut fabriquer un masque magique et kidnappe une blonde. Conan brise toutes sortes de crânes, sauve la blonde et retrouve Le-Colonel-d’Avatar. Conan le tue de toutes ses forces et se rend devant la tombe de son père. Conan crie très fort en levant son épée vers le ciel. Générique.

 

Ma (très) discutable opinion :

Je ne suis pas sûr qu’il faille s’arrêter longtemps sur le cas de ce Conan, tant le naufrage est consommé. Comme la majorité des fans du film original de John Milius, je voyais arriver ce remake particulièrement inutile avec tous les à-priori du monde. Si de bonnes surprises peuvent arriver sur de tels projets, ce n’est pas le cas ici, et le résultat est même pire qu’anticipé.

Jason Momoa n'est pas très content de ma critique.

Pas la peine de passer par quatre chemins pour désigner le coupable en la personne de Marcus Nispel, le réalisateur. Car l’essentiel de l’échec est ici lié à son incapacité à raconter une histoire cohérente, à instaurer une ambiance et à insuffler un tant soit peu de souffle – ou même de simple lisibilité – dans les scènes d’actions. Le talent de narrateur est d’autant plus critique lorsque le scénario rentre dans une fiche bristol et se résume à une histoire de vengeance particulièrement linéaire. Tous les efforts doivent alors être investis dans la progression de cette vengeance, ce que Milius avait su parfaitement faire il y a trente ans, avec une histoire aussi simpliste. A la place nous avons ici un enchaînement artificiel de scènes que rien ne semble lier, et qui donne une pénible structure façon jeu vidéo dans laquelle le héros doit affronter – par ordre de taille et de puissance – les lieutenants de son ennemi juré avant d’avoir l’accès au combat final. Les personnages secondaires sont de simples outils logistiques, et tout en étant persuadé qu’il n’y a pas de réelles mauvaises intentions politiques, je constate tout de même que l’ami black de Conan lui sert essentiellement de chauffeur, tandis que son ami arabe joue le voleur de service et va lui ouvrir toutes les serrures.

Coté ambiance on repassera aussi : si il est possible de croiser quelques plans d’ensemble de paysages superbes pris individuellement, l’ensemble du production design paraît cheap et vite emballé. Les grandes cités – élément important du decorum de Conan- se résument à la combinaison d’un plan large de carte postale en image de synthèse et d’un décor de studio unique et étriqué. Je me suis surpris à penser sur certaines scènes dans des souterrains que les décors étaient assez proches de ceux de Fort Boyard. Et si en dernier recours on se rattrape aux branches des scènes d’action dans une production du genre, ce n’est pas vraiment possible ici. Leur chorégraphie est particulièrement insipide, mais surtout elles sont montées à la hache (no pun intended) et sont réellement pénibles à suivre.

Ron Perlman se demande bien ce qu'il fout là.

Je reste toutefois persuadé que Jason Momoa était un bon choix de casting. Pour le moins très physique, et très félin dans ses mouvements, doté une voix de baryton très adaptée au rôle, il était une incarnation pour le moins intéressante de Conan. Et ce que nous avions eu l’occasion de découvrir dans la première saison de Game of Thrones (dans laquelle on peut dire qu’il incarnait déjà Conan) mettait en confiance. On est bien obligé de constater que son jeu n’est pas vraiment à la hauteur (les attentes ne sont pourtant pas très élevées sur ce rôle), ou – comme je tend à penser – la direction d’acteur l’a définitivement saboté (à titre de comparaison et sans être digne d’un oscar, il était tout à fait correct dans la série Stargate:Atlantis). Et que dire du politiquement correct de ce Conan édulcoré : où sont les orgies et les choix on ne peut plus douteux dictés par le seul instinct de survie du barbare ? Pas grand chose à sauver donc, et certainement pas l’affrontement final qui traîne en longueur et échoue à dégager le moindre point d’orgue.

A la fin, il ne faut pas oublier de citer le seul vrai Conan qui vaille, celui des nouvelles de Robert E. Howard. A ce jour, rien n’a égalé sur grand écran le souffle épique de ses textes et la puissance de son personnage (pas même le film de Milius, si réussi soit-il). Et si vous n’avez pas la possibilité de les lire en version originale, je recommande vivement l’excellent travail des éditions Bragelonne qui ont réuni en trois volumes l’intégralité des textes, ainsi que quelques inédits, dans une traduction révisée et de grande qualité et pour la première fois présentés dans l’ordre de leur rédaction.

La Momie selon l’IMDB

Je pense que, discrètement, le staff de l’IMDB laisse transparaître quelques interprétations très personnelles : j’aime beaucoup la proposition de leur moteur de recherche lorsqu’on lui soumet “La Momie”. 😉

 

Je n’arrive pas à savoir si j’aime les remake.

Je lisais récemment diverses infos concernant deux remake qui ont chacun reçu leur green light. D’un coté celui de Scarface – allégorie cynique et géniale du bon vieux rêve américain, et de l’autre celui de The Evil Dead – film d’horreur d’une intensité rare et truffé de dix idées par minute. Deux films cultes qui se seront payés le luxe de créer deux figures emblématiques du cinéma de genre : Al Pacino / Tony Montana et Bruce Campbell / Ash.

Lorsque j’apprend l’existence de telles mises en chantier, je me pose systématiquement la question de leur utilité. A talent égal, faut-il vraiment refaire ce qui a déjà été fait ?

Une fois écartée la question plutôt philosophique de la raison d’être de toute oeuvre quelle qu’elle soit, on est tout de même en droit de se demander si refaire tel ou tel film – parfois scène par scène – est vraiment nécessaire. Particulièrement si l’oeuvre originale est considérée comme une vraie réussite (ce qui est indéniablement le cas des deux films que j’ai cité).

Avant d’argumenter dans un sens ou dans l’autre, penchons-nous sur les raisons qui peuvent motiver l’existence de ces projets et sur les différentes formes de remake.

La motivation la plus évidente dans l’industrie du cinéma reste bien sûr l’attrait d’un succès facile – ou tout du moins d’un minimum d’audience assurée pour limiter les dégâts financiers, sur le postulat on ne peut plus hasardeux que ce qui a été un succès une première fois le sera très certainement la seconde fois. C’est le même parti pris qui nous emmène les chapelets de suites dont Hollywood est friand. Même si une grande partie de la production du cinéma de genre repose sur des formules bien établies, personne n’a encore trouvé celles qui réussissent systématiquement et les studios se reposent alors sur de simples probabilités et tentent de reproduire à l’infini leurs heureux accidents du passé. Cette volonté de profiter d’un film existant pour sécuriser financièrement la production n’est pas forcément incompatible avec un résultat de qualité. D’excellentes surprises ont été financées par des studios à vocations particulièrement commerciales, je citerai quelques exemples un peu plus loin.

Toujours dans une optique commerciale, la transposition d’un script dans le marché cible est aussi un cas fréquent de remake, et bien sûr tout particulièrement aux Etats-Unis où l’immense majorité des spectateurs est fachée avec les langues étrangères, les sous-titres, les doublages et des ambiances culturellement trop dépaysantes pour eux. Là encore, on peut trouver de vraies réussites populaires et artistiques. Par exemple avec Les Sept Mercenaires et Pour une poignée de dollars, les remake de Kurosawa que le cinéma occidental a pondu dans les années 60 (par ailleurs la plupart s’accorde à dire que La Guerre des Etoiles – sans aller dire qu’il en est un remake – est très fortement inspiré de La Forteresse Cachée, mais c’est un peu hors sujet). Les Sept Mercenaires avait été descendu par les critiques lors de sa sortie et qualifié de pâle copie de son original japonais. Pourtant le succès populaire a été au rendez-vous (largement aidé par la musique d’Elmer Bernstein il faut l’avouer). Et pour prendre un exemple français très emblématique, lorsque James Cameron s’empare d’une comédie bien de chez nous et gentiment mouvementée (“La Totale !“), cela donne True Lies, un film avec Schwarzy dans le rôle titre et dont le budget avait explosé tous les records à son époque (et tous les décors). Dans un autre style d’adaptation, Hollywood a eu sa phase “film de flippe japonais” et s’est efforcé de reproduire des films comme The Ring, The Grudge et Dark Water avec des résultats plutôt moyens, à l’exception de The Ring qui fût une bonne surprise.

De manière moins intéressée, les remake sont parfois issus de la volonté d’un réalisateur de rendre hommage à l’oeuvre originale et à son auteur. C’était le cas de Tim Burton lorsqu’il s’est attaqué à La Planète des Singes, avec un résultat pour le moins discutable. Ou bien de Peter Jackson avec son impressionnant King Kong. Pour ma part j’ai été particulièrement impressionné par ce que Zack Snyder a fait du Dawn of the Dead (Zombie) de Romero. Le cas le plus extrême d’hommage aura d’ailleurs été le clone de Psychose (1998) auquel s’était attelé Gus Van Sant : le réalisateur s’est efforcé de reproduire l’original à la scène près, avec une fidélité si méticuleuse qu’elle en aura rendu l’exercice final aussi stérile et inutile que de simplement poser des couleurs sur le film d’Alfred H.

Il y a généralement une importante période qui sépare un remake de son original – à l’exception toutefois des remake commerciaux qui “relocalisent” un succès pour un nouveau pays d’exploitation comme je l’évoquais plus haut (Point of No Return, le remake de Nikita avec Bridget Fonda a été tourné dans la foulée de son original). Cet écart fait que les remake sont généralement destinés à une nouvelle génération de spectateurs, ou à une génération qui a vieilli et dont les goûts ont pu évoluer. L’une de ces cibles n’excluant pas nécessairement l’autre. Ce public renouvelé est en soi une raison suffisante pour que les studios justifient ces investissements et pour intéresser scénaristes et réalisateurs. L’écart générationnel se retrouve dans la manière dont les scripts sont retravaillés pour correspondre aux nouvelles références culturelles, historiques, aux modes en vigueur, mais aussi dans l’exploitation des évolutions dans les techniques, notamment les effets spéciaux. Le Scarface de Brian de Palma – dont on rappelle trop peu souvent qu’il est lui-même le remake d’un autre Scarface réalisé par Howard Hawkes en 1932 – est justement un bon exemple de ce saut de génération entre un original et son remake que cinquante années séparent. Les deux films furent cultes pour leurs générations respectives et présentent tout deux des anti-héros ancrés dans une culture gangster populaire très représentative de chaque époque (la contrebande d’alcool aura laissé place au traffic de coke).

Pour ce qui est des moyens techniques, et tout particulièrement dans le film de genre, la tentation est certainement grande de reprendre un film qui a pu émerveiller une audience à son époque mais dont la fraîcheur des effets visuels n’est plus ce qu’elle était et de vouloir lui donner une nouvelle jeunesse. Fort du bond dans les technologies et le savoir-faire, le réalisateur invoquera l’effet “Monsieur Plus” : plus d’images de synthèse, plus d’effets sanglants, plus de jeu de caméra, plus d’effets de montages, d’effets sonores, etc. C’est là que les résultats sont généralement les plus désastreux : rares sont les remake du genre qui n’ont pas sombré dans la surenchère ou qui n’ont pas su conserver ce qui faisait la valeur de leur modèle tant ils étaient concentrés sur la réussite de leurs effets spéciaux. Pour se concentrer sur un genre qui a particulièrement été visé, les mauvais remake de films d’horreur se sont enchainés ces dernières années  : Amytiville, Black Christmas, Fog, Vendredi 13, Hitcher, House on Haunted Hill, La maison de cire, Les Griffes de la Nuit et j’en oublie sûrement d’autres que je n’ai pas vu. Cette mode a persévéré, et ne semble pas éteinte car d’autres remake de “classiques” du fantastique et de l’horreur sont en préparation. Un autre exemple récent de remake raté de film de genre est le Conan de Marcus Nispel, qui n’a pas l’ombre du souffle épique de la version de John Milius, ce qui est d’autant plus dommage que le casting de Jason Momoa était un excellent choix. Et puis il y a les (rares) réussites : The Texas Chainsaw Massacre (une vraie surprise, d’autant plus que le film est produit par Michael “Armageddon” Bay), Dawn of the Dead (que j’ai déjà cité), La Colline a des Yeux (du talentueux frenchie Alexandre Aja),  ou La Momie. Et pour prendre un exemple plus ancien, et l’un des premiers remake de film de genre parfaitement réussi, on peut citer La Mouche (1986) de David Cronenberg qui prend comme modèle la version déjà très réussie de Kurt Neumann en 1958.

D’ailleurs, cette volonté de tirer parti des progrès de la technique pour refaire un film m’emmène forcément à penser au cas particulier de Lucas et des liftings qu’il a choisi de faire sur la trilogie originale. Je conviens qu’il ne s’agit pas ici de véritables remake, mais je trouve la démarche tout à fait comparable. L’encre a suffisamment coulé au sujet de ces versions remodelées des épisodes IV, V et VI et je ne vais pas m’étendre là-dessus (je hais ces versions retouchées).

Et pour quitter le cas Lucas et parler d’une manière plus générale, que penser des nombreux Director’s Cut qui ont vu le jour – tous genres confondus, que ce soit dès la sortie du DVD/bluray, ou des décennies après ? Faut-il les considérer comme des remake de la version studio de la part de leur réalisateur, ou l’étape du remontage n’est-elle pas suffisante pour cela ? Si les premiers de ces cut sont nés de réels désaccords de vision entre le réalisateur et les studios, beaucoup de ceux qui ont suivi sont plutôt le résultat de motivations purement commerciales car l’annonce du Director’s Cut donne un cachet au bluray qui poussera gentiment les ventes (à la manière des insupportables manchettes “Uncut” ou “Unrated” que l’on voit sur les films qui prétendent montrer une paire de seins supplémentaire ou quelques effets sanglants de plus que la version précédente).

Je pense que les différents montages d’un film n’entrent pas dans la catégorie des remake, même lorsqu’une version peut entraîner une vision radicalement différente de l’histoire (Blade Runner est un cas d’école à cet égard avec ses nombreux montages, dont certains entraînent une perception très différente du personage de Deckard). C’est un peu moins le cas de nos jours, mais d’avoir plusieurs montages fait partie de la vie d’un film, de sa respiration naturelle. Les montages peuvent varier d’un pays à l’autre pour satisfaire à tel ou tel critère de censure ou culturel, d’un circuit de distribution à l’autre (les montages diffèrent souvent pour les diffusions dans les avions), d’un support à l’autre (de la salle vers le bluray), etc.

Si le Director’s Cut est une manière pour un réalisateur de reprendre la main sur son film, il y a aussi le cas de ceux qui choisissent de refaire leur propre film. The Evil Dead, que j’ai utilisé comme prétexte à ce post, en est un exemple : Sam Raimi et Bruce Campbell choisirent de faire d’Evil Dead 2 une sorte d’hybride entre une suite et un remake (l’histoire du premier film est vaguement reprise et débouche sur une fin différente qui ouvre l’histoire du troisième film). Dans un autre genre, Michael Mann a eu le privilège de pouvoir refaire pour le cinéma son téléfilm L.A. Takedown (1989), qui donnera l’un des meilleurs polars des années 90 : Heat (1995). Même le maître Alfred a choisi de faire en 1956 une nouvelle version d’un de ses premiers films : L’homme qui en savait trop (1934). Ou encore Michael Haneke et son terrifiant Funny Games de 1997 qu’il refit plan par plan dix ans plus tard pour un marché plus large.

Enfin, dernière variation sur le thème du remake, particulièrement en vogue en ce moment : le reboot. Le terme s’applique plutôt à des franchises complètes que les studios veulent rhabiller complètement, sans avoir à faire une suite officielle et tenir compte de tous les précédents films. Je dirai que c’est Christopher Nolan qui a vraiment incarné cela le premier avec son excellent Batman Begins suivi du vertigineux Dark Knight, et plus récemment J.J. Abrams avec un Star Trek débordant d’énergie et d’idées qui file un vrai coup de jeune aux pyjamas de la Star Fleet et au cinéma de SF en général.

Je ne pensais pas disserter autant sur le sujet, mais je crois avoir fait le tour de l’essentiel. Si l’on regarde la quantité de remake déjà produits, je n’ai finalement cité qu’une poignée d’entre eux. La conclusion sera plutôt convenue : films d’opportunité ou véritables hommages, ils sont d’une qualité très inégales. Seule certitude : ils sont de plus en plus nombreux depuis une dizaine d’année, avec un record en ce moment puisque près d’une trentaine d’entre eux sont censés voir le jour en 2011 !

Je m’aperçois au final que je suis plutôt conservateur : j’ai du mal à apprécier le remake d’un film qui a compté pour moi. Si un remake de qualité peut conquérir un nouveau public sur le simple fait qu’il s’agit d’un bon film, c’est une autre paire de manches pour ce qui est de séduire ses fans d’origine. L’attachement créé avec le modèle désavantage grandement son successeur. Je pense que pour parvenir à casser ce lien, le remake doit provoquer une rupture suffisante pour créer son propre attachement avec le public d’origine, ou bien être protégé de son modèle par un réel écart générationnel. J’ai pu pleinement apprécier des remake dont je n’avais pas vu la version originale auparavant, comme Ocean’s 11, Scarface, 3:10 to Yuma et True Grit par exemple.

Je proposerai certainement une sélection de mes remake favoris dans un prochain post, et pourquoi pas quelques Fivers dédiés à de tels exercices.

Début de tournage pour Riddick

Malgré ses nombreux défauts, je suis assez fan de Pitch Black. Je crois me souvenir que c’est là que j’y avais vu Vin Diesel pour la première fois et j’avais été particulièrement impressionné par ce qu’il dégageait dans le film (je n’avais vu Boiler Room qu’un ou deux an après). L’ambiance m’avait plu et le script emmenait plein de bonnes idées.

Double aveu : j’avais même très apprécié la suite, pourtant généralement assez peu considérée (et très décevante en terme de recette). Je prend donc comme une bonne nouvelle le fait que les problèmes de budget qui empêchaient le lancement du tournage de Riddick, le troisième épisode, semblent être réglés. La première bobine devrait commencer à se remplir dès la fin du mois de décembre.

Vin Diesel et David Twohy reprennent tous les deux du service respectivement devant et derrière la caméra. L’histoire devrait voir Riddick être abandonné au milieu d’une planète désertique (tristesse), au milieu de prédateurs et de mercenaires divers et variés (double tristesse). En quête de vengeance, il ira vraisemblablement mettre des coups de tatanes à tout le monde. J’ai lu ici et là que le personnage est annoncé comme étant plus violent dans cette suite, surenchère habituelle des suites hollywoodiennes. Par ailleurs, un retour aux sources semble être la piste adoptée : budget plus modéré (comme si c’était volontaire), un script plus spartiate et une histoire qui fait plutôt le lien avec Pitch Black qu’avec sa suite.

Twohy n’a réalisé qu’un seul film depuis les Chroniques de Riddick. Intitulé A perfect gateway, il s’agissait d’un thriller bien troussé mais pas particulièrement excitant et dont le twist final n’a surpris personne. Il est par ailleurs le scénariste de ce Riddick, tout comme il était celui du précédent.

Espérons qu’il y fasse preuve d’un peu plus d’audace. Et de coups de tatanes.