Daniel Pennac je t’aime d’amour

Daniel PennacJ’ai dévoré “Chagrin d’école” de Daniel Pennac ce week-end. Excellent bouquin, comme la majorité des Pennac.

Un livre qui parle non pas de l’école, mais des cancres. De la difficulté d’en être un. Des causes et des conséquences. Avec bonheur, humour et intelligence, au travers de la propre expérience de l’auteur. Etant un sous-diplômé de coeur et de corps, je me suis pas mal reconnu dans une poignée de chapitres.

J’aime Daniel Pennac. Si je n’étais pas déjà marié à une polonaise notée 97 au Parker, je crois que je me serai pacsé avec lui pour pouvoir lire ses livres en premier.

A 15 ans j’ai lu “Au bonheur des ogres” et je ne l’ai plus lâché depuis.
Pennac, pas le livre. Encore que.

Adopté par les Malaussène que j’ai été. Tous les deux ou trois ans, je relis les aventures de la plus barrée des familles de Belleville.

Pennac me donne juste l’impression qu’écrire est aussi facile que respirer. C’est l’une de ses forces. A chaque fois que je repose l’un de ses bouquins, l’envie d’écrire m’étreint brièvement, puis repart aussitôt, chassée par ma profonde paresse et compensée fort heureusement par l’ouverture d’un autre bouquin.

J’ai croisé, et croise encore régulièrement, des auteurs fondamentalement plus brillants que Pennac, mais je garde une tendresse toute particulière pour cet écrivain professeur qui a su engendrer une génération entière de lecteurs passionnés. Pennac a la plume chatouilleuse et didactique. Il donne envie de lire, mais n’est jamais chiant. Dans ma bibliothèque, je le met près de Bukowski, Dick et Bobin. Pour pouvoir m’en saisir facilement, et à tout moment.

Ce qui me fait penser à signaler à ma poignée de lecteurs, pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, l’excellentissime blog de Balek.
“L’équateur de Balek”, ‘qui aurait pu s’appeler les chroniques d’un quadra en ce début de siècle’ dixit son auteur, c’est justement le mix parfait à mes yeux entre du Pennac de Belleville et du Bukowski de Los Angeles.

Un pur régal. J’en reparlerai plus tard, et sûrement plusieurs fois.

Leave A Comment